D'abord les pays européens après avoir exterminé les populations indiennes d'Amérique entreprirent de piller les forces vives de leurs
colonies pour s'assurer la main d'oeuvre nécessaire au développement du Nouveau Monde et créèrent de formidables entreprises d'exportation d'esclaves, puis ils mirent en place des
organisations aptes à exploiter les richesses géologiques et agricoles de l'Afrique dont ils s'emparèrent.
Plus tard, ils surent recruter la chair à canon nécessaire pour avancer en première ligne dans les combats qui les opposaient les uns aux
autres.
Enfin, ils inventèrent les formes de coopération avec la cohorte d'ONG dont beaucoup n'ont d'autres objectifs que leur propre survie en
inventant les principes qui ne servent qu'à justifier leur existence, et qui en même temps sont souvent une forme rampante d'importation soit d'une idéologie, soit de savoirs-faire venus
d'ailleurs.
Dernier avatar de cette culture des nantis et de la suffisance, mettant à profit les soubresauts politiques qui agitent le continent, ils
ont fini par imaginer les conflits comme générateur d'un réservoir d'enfants dans lequel il serait normal d'aller puiser les éléments censés pallier aux frustrations et aux désirs des biens
pensants.
Arracher des enfants à leur famille, à leur culture, méconnaissant avec mépris les traditions africaines, décidant ainsi d'arracher à des
peuples qui ne possèdent plus rien, la seule richesse qui leur reste...leur jeunesse et leur avenir; le prétexte étant que l'éducation occidentale auxquels on les destine est la seule qui
soit moralement acceptable !
Un pays africain dont ils ne connaissaient ni la culture, ni les traditions était ainsi désigné comme un réservoir d'enfants à l'usage des familles en manque, comme autrefois on osa le désigner comme un réservoir de matières premières. Sans doute seuls les africains peuvent ainsi ressentir l'ignominie de cette nouvelle conception de l' Afrique , de leurs droits
, de leur survie
Ils sont donc libres!!
Au delà des commentaires sur les motivations induites ou exprimées par l'équipe de l'ARCHE DE ZOE, il convient de se demander quel est le
prix de cette libération.
Un dictateur de la Françafrique dont la défense du régime est concédée à la FRANCE depuis des décennies a échangé leur liberté contre le
sang de ses compatriotes.
Nous nous garderons de faire l'expertise du conflit qui oppose le président tchadien à ses rebelles ou ses opposants.
Nous constatons simplement qu'il a fallu que le sang tchadien coule, que des opposants disparaissent ou soient assassinés pour que IDRISS
DEBY renie les déclarations péremptoires qu'il faisait au lendemain de la découverte de l'affaire , qu'il abandonne les droits légitimes des victimes au profit de sa survie.
Oui, dans l'euphorie de cette libération, comme si ces aventuriers étaient les nouveaux héros d'une France rabougrie, dépressive et en
quête d'idéal, qui osera s'interroger sur le prix de cette liberté, le sang des tchadiens, après l'expression la plus criante du mépris dans lequel on les tenait.
Sans aucun doute, ceux là vont jouir d'une liberté, sans même que le poids de ce sang, le profit que complices et supporters comptaient
tirer de l'exploitation de la misère ne les interpellent!
Qui croyait que la Françafrique était en train de s'éteindre??
Dans le même registre, si MOHAMED BACAR finit par couler des jours tranquilles en France, qui se souviendra du sang des anjouanais?
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