Que de remous, que de dommages, que de dégoût! Alors que depuis des décennies, l'institution judiciaire Comorienne défraie la chronique, on est obligé de constater
qu'elle est devenue l'instrument des luttes de pouvoir dans l'exécutif.
Après notre indépendance, on recruta tout ce qui travaillait dans les services judiciaires pour en faire des magistrats, du greffier aux secrétaires;; et pendant des années, l'état se contenta de ces valets aux ordres et sans compétences.
Puis quelques techniciens furent intégrés dans le sérail et l'ont vit il y a une quinzaine d'années les luttes féroces entre les crocodiles judiciaires et les nouveaux venus, avec pour chaque clan, leurs lobbies et les revendications de privilèges. Un statut des magistrats fut élaboré, accordé et ni l'état, ni les intéressés ne se revelèrent aptes à le respecter et à se plier à la fois aux principes déontologiques et à ceux de la démocratie.
On se souvient avec émotions des premiers avocats Comoriens qui purent enfiler la robe, on se souvient avec émotion de la première avocate Comorienne, admise par ses tiers, alors même qu'elle ne possédait pas le fameux sésame alors exigé par la tradition, le certificat d'aptitude à la profession, tombé aux oubliettes depuis et qui relègue ceux qui le possèdent au rang d'antiquités!
Mais comme le symbole était beau, touchant à la fois à l'émancipation féminine et à l'emergence d'une élite nationale nouvelle.
Tout aurait été pour le mieux si chacun s'en était tenu à l'exercice de ces métiers nobles au lieu de se jeter sur les lieux de pouvoirs comme des abeilles attirés par le pollen!
Lobbyings et manoeuvres pour devenir les conseillers des pouvoirs, pour se mêler de la rédaction de nos constitutions, pour rejoindre des putchistes, pour se substituer aux gardes des sceaux et manipuler l'institution, voire pour imposer des jurisprudences imaginaires, course aux contrats juteux avec l'état.sont devenus les attributs de tous ces gens de robe
Et, pendant ce temps, là, les exemples de procès truqués, dans une institution judiciaire inachevée et qui attend encore les organes qui lui font défaut fleurissent. Le pouvoir dispose à son gré des magistrats, exprimant ainsi le mépris dans lequel il les tient. Il laisse pour des raisons politiques juger les prévenus par des magistrats qui sont leurs amis, leurs voisins, ou leurs alliés, tellement il a conscience qu'ils sont de la pâte des êtres sans convictions et sans principes, mais justes bons à obéir ou se rallier à l'odeur de l'argent.
Et procureurs, juges d'instruction ne savent plus quelle est leur mission, mais attendent les instructions. Il les accuse et les balance sans même les soumettre aux règles du droit et aux justes sanctions, jetant du même coup la suspicion sur ses intentions et sa capacité à prendre la mesure du problème
Dans l'affaire Samson, dans l'affaire des escroqueries à la sécurité sociale française des cours de justice étrangères mettent à jour les compromissions, et pourtant ni la honte, ni la gêne n'affectent personne; des gens sont emprisonnés sans procès et relâchés aussi cavalièrement sans avoir eu à répondre à autre chose qu'au bon vouloir du prince , et de décisions de magistrats, qui comme des chiens obéissent au coup de sifflet; des étrangers innocents et intégrés sont tout à coup expulsés pour satisfaire des intérêts privés, des plaintes disparaissent tous les jours du bureau du procureur ou des juges d'instruction.
Pire, un président a même été élu en faisant du nettoyage de la justice un de ses leitmotivs de campagne, preuve s'il en est que tous ces errements se font au grand jour et sont tolérés. Aujourd'hui, l'institution est devenu l'enjeu des luttes de pouvoir. Le mélange des genres entre serviteurs de l'état et défenseurs des justiciables provoque une guerre au plus haut sommet de l'état, les règlements de compte entre personnels judiciaires expriment les ambitions refoulés......
.. et pendant ce
temps, le peuple Comorien se saigne pour satisfaire les exigences des uns et des autres en se berçant d'illusions sur le sort qui leur sera réservé.
Après notre indépendance, on recruta tout ce qui travaillait dans les services judiciaires pour en faire des magistrats, du greffier aux secrétaires;; et pendant des années, l'état se contenta de ces valets aux ordres et sans compétences.
Puis quelques techniciens furent intégrés dans le sérail et l'ont vit il y a une quinzaine d'années les luttes féroces entre les crocodiles judiciaires et les nouveaux venus, avec pour chaque clan, leurs lobbies et les revendications de privilèges. Un statut des magistrats fut élaboré, accordé et ni l'état, ni les intéressés ne se revelèrent aptes à le respecter et à se plier à la fois aux principes déontologiques et à ceux de la démocratie.
On se souvient avec émotions des premiers avocats Comoriens qui purent enfiler la robe, on se souvient avec émotion de la première avocate Comorienne, admise par ses tiers, alors même qu'elle ne possédait pas le fameux sésame alors exigé par la tradition, le certificat d'aptitude à la profession, tombé aux oubliettes depuis et qui relègue ceux qui le possèdent au rang d'antiquités!
Mais comme le symbole était beau, touchant à la fois à l'émancipation féminine et à l'emergence d'une élite nationale nouvelle.
Tout aurait été pour le mieux si chacun s'en était tenu à l'exercice de ces métiers nobles au lieu de se jeter sur les lieux de pouvoirs comme des abeilles attirés par le pollen!
Lobbyings et manoeuvres pour devenir les conseillers des pouvoirs, pour se mêler de la rédaction de nos constitutions, pour rejoindre des putchistes, pour se substituer aux gardes des sceaux et manipuler l'institution, voire pour imposer des jurisprudences imaginaires, course aux contrats juteux avec l'état.sont devenus les attributs de tous ces gens de robe
Et, pendant ce temps, là, les exemples de procès truqués, dans une institution judiciaire inachevée et qui attend encore les organes qui lui font défaut fleurissent. Le pouvoir dispose à son gré des magistrats, exprimant ainsi le mépris dans lequel il les tient. Il laisse pour des raisons politiques juger les prévenus par des magistrats qui sont leurs amis, leurs voisins, ou leurs alliés, tellement il a conscience qu'ils sont de la pâte des êtres sans convictions et sans principes, mais justes bons à obéir ou se rallier à l'odeur de l'argent.
Et procureurs, juges d'instruction ne savent plus quelle est leur mission, mais attendent les instructions. Il les accuse et les balance sans même les soumettre aux règles du droit et aux justes sanctions, jetant du même coup la suspicion sur ses intentions et sa capacité à prendre la mesure du problème
Dans l'affaire Samson, dans l'affaire des escroqueries à la sécurité sociale française des cours de justice étrangères mettent à jour les compromissions, et pourtant ni la honte, ni la gêne n'affectent personne; des gens sont emprisonnés sans procès et relâchés aussi cavalièrement sans avoir eu à répondre à autre chose qu'au bon vouloir du prince , et de décisions de magistrats, qui comme des chiens obéissent au coup de sifflet; des étrangers innocents et intégrés sont tout à coup expulsés pour satisfaire des intérêts privés, des plaintes disparaissent tous les jours du bureau du procureur ou des juges d'instruction.
Pire, un président a même été élu en faisant du nettoyage de la justice un de ses leitmotivs de campagne, preuve s'il en est que tous ces errements se font au grand jour et sont tolérés. Aujourd'hui, l'institution est devenu l'enjeu des luttes de pouvoir. Le mélange des genres entre serviteurs de l'état et défenseurs des justiciables provoque une guerre au plus haut sommet de l'état, les règlements de compte entre personnels judiciaires expriment les ambitions refoulés......
.. et pendant ce
temps, le peuple Comorien se saigne pour satisfaire les exigences des uns et des autres en se berçant d'illusions sur le sort qui leur sera réservé.



Qu'en est -il de notre souveraineté?
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