Depuis la rupture des négociations entre le Chef de l'Etat et les Chefs des Iles dimanche 17/12/2006, le pays est entré dans une période de turbulences.
Mohamed Bacar déploie son armée à Ndzuwani, invente un débarquement armé contre Ndzuwani et multiplie les provocations envers le Chef de l'Etat et l'Armée Nationale de Développement.
En visite à Ndzuwani, le Président de l'Union et sa garde se retrouvent nez à nez avec une armée agressive qui cache mal son hostilité.
La réconciliation nationale bat de l'aile. Force est de reconnaître qu'en réalité, la réconciliation nationale a été une suite de concessions voire de compromissions envers Mohamed Bacar, depuis l'appellation de la direction des îles (Président ou Gouverneur) au moment de la rédaction de la Constitution de l'Union jusqu'à ces derniers mois. La crise actuelle vient du fait que depuis le baccalauréat, Mohamed Bacar se trouve confronté à la fermeté du nouveau Président de l'Union. L'agitation de ces derniers jours à Ndzuwani traduit l'incapacité de Mohamed Bacar à avaliser sa vision des forces de sécurité intérieure (FSI).
On peut comprendre qu'il soit difficile voire peut être impossible pour Mohamed Bacar d'assister passivement à la réduction du pouvoir qu'il s'est octroyé au moment fort du séparatisme. Pour lui préserver son armée sous couvert de FSI est un combat ultime.
Le problème est que Mohamed Bacar parvienne à se rallier l'unioniste convaincu qu'est El Bak. Mohamed Bacar n'est pas un allié avec lequel on peut avoir des divergences, c'est l'obstacle principal à la réconciliation nationale. Les frustrations compréhensibles subies par la direction de Ngazidja ne devraient pas aveugler et faire perdre le Nord. Pour nombre d'observateurs avertis, les difficultés de la direction actuelle de Ngazidja sont fondamentalement les conséquences de cette alliance contre nature qui passait mal sous Azali et qui est absurde sous Sambi.
Il importe de rectifier le tir pour éviter au pays des lendemains calamiteux. Sambi et El Bak doivent s'élever à la hauteur de leurs responsabilités nationales et s'unir pour préserver et consolider la réconciliation nationale. Tel est le véritable enjeu. Il ne faut donc pas s'enliser dans le "conflit de compétences", il faut plutôt miser sur le "partage des responsabilités" et travailler à améliorer le sort de la population de chacune de nos îles.
J'appelle donc solennellement les présidents Sambi et El-Bak à renouer leurs dialogues, à éviter les confrontations inutiles et nuisibles, à relancer les discussions entre l'Etat et les Iles Autonomes dans une optique qui renforce la réconciliation nationale, neutralise les fauteurs de troubles et permet au pays de trouver de l'apaisement afin de pouvoir enfin retrousser les manches et travailler au développement.
Tels sont les v?ux de bonne et heureuse année 2007 que je formule au pays et à l'Ile de Ngazidja
IDRISS Mohamed
25/12/2006



ANJOUAN POUR LE PIRE ET LE MEILLEUR!
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