Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

quelques photos

Présentation

  • : ILES DE LA LUNE-ACTUALITES DES COMORES
  • ilesdelalune
  • : Mayotte anjouan ngazidja comores moheli actualite
  • : Ce Blog est un travail collectif. Les articles n'engagent que la responsabilité des auteurs . Les commentaires sont libres dès qu'ils respectent la net-étiquette Le qualificatif îles de la lune est semble-t-il le nom que les navigateurs arabes donnaient à l'Archipel des Comores et qui lui est resté.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Les exécutifs comoriens ont ils succombé à l’épreuve des institutions ?

 

Au sujet des élections insulaires ?

Le président de l’Union, garant des institutions et aussi de la continuité de l’état a-t-il volontairement sous estimé , en convoquant le corps électoral pour le mois de Juin les conséquences prévisibles ou a t-il voulu jouer un jeu perso devant les difficultés rencontrées pour établir son pourvoir sur l’île anjouanaise ??

 

Il est pour le moins surprenant qu’il n’ait pas soumis à la Cour Constitutionnelle ou à la Chambre des députés de l’Union une décision visant à assurer la Continuité de l’état à ANJOUAN pendant la période électorale, dès lors et aussitôt qu’on avait constaté la discontinuité constitutionnelle qui allait survenir à Anjouan. ;

 C’était simple et possible en suscitant le consensus politique nécessaire pour l’efficacité et le réalisme, à moins que l’on ait totalement oublié de constater cette difficulté, ce qui serait la pire marque d’incompétence.

 

Pire ! Il convient de se demander si après avoir déstabilisé la Cour Constitutionnelle , ce que ne lui autorisent pas ses pouvoirs, il n’a pas suscité lui même les lobbyings de l’opposition anjouanaise réclamant la démission de Bacar à quelques semaines de l’élection. Une cour constitutionnelle à sa botte vient en effet de décider de plonger l’île dans le vide exécutif en arguant d’un formalisme juridique insensé, alors même que depuis des années, notre pays connaît des arrangements avec les institutions, tels qu’élections législatives jamais organisées, gouvernements de consensus décidés après la mort d’un Président ou dans une ambassade étrangère. Il est pour le mois surprenant qu’on ait fait du juridisme pur, alors que dans tant d’autres domaines on occulte le droit :comme dans l’utilisation des aides étrangères par le seul Président selon son bon vouloir et sans contrôle, comme dans la privation de libertés individuelles par simple diffusion de « blacklists » sans que les institutions judiciaires soient saisies.

 

Bref !On a détourné les institutions au profit d’intérêts politicards de tous horizons . il eut été plus judicieux de chercher à garantir l’honnêteté des élections à ANJOUAN , que de bouleverser la donne institutionnelle de l’île d’autant plus que la collaboration de l’Union Africaine et que la présence d’une force militaire était déjà acquise.

Enfin, il convient de se demander pourquoi ni AZALI , ni SAMBI n’ont voulu profiter de la présence de l’AMISEC pour désarmer les milices de Bacar, après les élections et  avant son départ.

 

Enfin, plus grave, la tournante a été conçue pour favoriser l’Unité du Pays et impliquer toute la classe politique de toutes les îles dans le gestion du pays, à tour de rôle. Or, il apparaît que celle ci aujourd’hui, est un facteur de division de l’île d’ANJOUAN , en suscitant la partition de la population en pro Bacar et pro Sambi, ce qui va à l’inverse du but recherché. Sans aucun doute, c’est la personnalité du Président qui est en cause, car après avoir promis le dialogue, et la coopération, il gouverne comme investi d’un droit divin, sans respect de l’adversaire, même si on doit reconnaître qu’il se heurte à un opposant pugnace.

 

 

Faut il condamner l’usage de la tournante, ou la manière dont elle est appliquée ??? Si par malheur, ANJOUAN achevait son plongeon dans l’isolationnisme ou le séparatisme, comment pourra-t-on justifier auprès des autres insulaires la présence d’un Président Anjouanais à la tête de l’Etat ? Outre le précieux symbole de l’identité du pays, l’échec cuisant qui serait le sien ne pourrait il pas définitivement le discréditer et le déstabiliser, tant les réactions de populations pauvres et frustrées sont imprévisibles?

 

LE président SAMBI a amorcé sa présidence en se présentant comme un « assistant social » en chef, faisant peu de cas de sa fonction de Représentant d’une Nation, vendant à la France la question mahoraise, se posant en mendiant perpétuel auprès de tous les états tiers, et ne faisant de la question anjouanaise qu’un argument de renforcement de son pouvoir et non pas un enjeu national. Il n’est même plus le garant de l’identité comorienne, facilitant l’implantation d’influences chiites et prenant le risque de dissoudre notre culture et nos traditions .

 

Aujourd’hui, il est un fait admis par tous, c’est que les COMORES vont devoir faire encore appel à des éléments extérieurs pour retrouver un semblant d’Unité ; c’est que des comoriens commencent à mourir , tués par d’autres comoriens . La tâche prioritaire qui aurait du incomber au Président, à cause justement de son accession au pouvoir par le simple fait de la tournante aurait dû être de consolider les institutions, de réconcilier les îles, et d’instaurer le dialogue . Il s’est contenté de symboles, de mesures démagogiques. Il s’est contenté de se construire une image fantasmagorique, alors qu’aucune mesure d’amélioration du sort des comoriens n’est de son fait, mais plutôt de pays et d’institutions étrangères.

iL est de bon ton, de condamner le Colonel Bacar, car certes celui ci s’est posé en adversaire irréductible, mais il ne faut pas oublier qu’il est dans le DEVOIR du Président de l’Union d’affermir les Institutions, et non pas de jouer avec elles dans un but politicard. Il est également nécessaire de condamner l’attitude des autres exécutifs des îles, comme EL bak, qui en exigeant de pouvoir s’aligner sur l’attitude de Bacar, en réclamant des armées, l’ont conforté dans sa position.

 

En mettant en sommeil l’Assemblée Fédérale, en manipulant la Cour Constitutionnelle , en appuyant les forces politicardes anjouanaises pour faire prendre un texte inutile à celle ci, en oubliant en temps voulu de se poser la question de la validité du mandat de Bacar au delà de la date limite, le Président SAMBI a joué un jeu dangereux et politicard ! Quand quelque chose dérape dans un pays, quoi qu’on en dise, c’est le pouvoir central qui est responsable, et chez nous, en plus, le pouvoir est multiple, ils sont tous coupables.

Leur seul devoir était de nous réunifier, d’améliorer notre sort, et ils n’ont su que se bagarrer pour acquérir plus de pouvoirs, plus de compétences, plus de durée. Pire, fiers d’eux, ils sont tous candidats à leur réelection !

 

Samedi 5 mai 2007
par nasal commentaires (0)    créer un trackback
recommander

Calendrier

Mai 2007
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Blog : Occulte sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus