mais où sont donc les urgences, où sont donc les voies et moyens de réforme?????
LA GOUVERNANCE?
Rien ne semble s'être passé, et à part la quête des trésors cachés, de l'inventaire des caisses censées exister dans les administrations et sociétés publiques à ANJOUAN, l'installation progressive des administrations centrales s'amorce, pendant qu'un des présumés coupables , inscrit sur la liste des ennemis de l'état siège à leur mise en place. On ignore à peu près les lois organiques, on élude l'existence de la chambre anjouanaise, on change les drapeaux sans même tenter de gérer la misère ambiante.
Pendant ce temps, dans toutes les îles,les prix flambent, les salaires se font toujours attendre, on ignore à peu près ce qu'a coûté l'opération de réunification, mais tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque chaque jour on chante, on célèbre les vertus du nouveau père de la nation, sans même s'interroger sur le coût de ces cérémonies. Les députés reçoivent des véhicules tout terrains, quitte à solliciter les finances de caisses qui trouveraient une destination plus efficace dans des investissements productifs, et comme s'ils étaient élus à vie, que jamais leur siège ne serait remis en jeu, et que leurs indemnités se perpétueraient pour leur permettre de rembourser et tant pis si un jour battus aux élections ils laissent une ardoise irrécupérable.
Personne n'aura l'outrecuidence de souligner l'état misérable des établissements scolaires, de nombreuses administrations incapables de fonctionner faute d'ordinateurs, de moyens..... car les députés paraderont dans des véhicules haut de gamme.... munis de leurs bons d'essence ...
Le sujet du jour est de savoir si le chef de l"état parviendra à imposer le recrutement de magistrats étrangers, démontrant ainsi le mépris dans lequel il tient les cadres comoriens , la nation et les valeurs nationales. Il reste à savoir à quel état ils prêteront serment! Après 33 ans d'indépendance, le chef de l'état vient de s'apercevoir que celle ci ne peut s'accommoder d'une simple justice comorienne, mais qu'il vaut mieux aller la chercher ailleurs!
LE SEPARATISME, ?
Disons le tout de suite: le séparatisme n'est pas défini en tant que tel dans notre code pénal! on peut certes y trouver des atteintes à l'intégrité de l'état....de l'état..oui, mais pas de la nation ! L'opinion séparatiste n'est certes pas condamnable, si l'on s'en tient à la liberté d'opinion, seuls le seraient les actes délictueux commis au nom du séparatisme, ou commis par une administration et des agents illégitimes. Il faudra bien inventer le moyen de traiter juridiquement ce problème sans enfreindre les règles ordinaires de la démocratie.
Disons aussi que les premiers séparatistes sont ceux qui ont osé depuis plus de 30 ans négocier la sécession de MAYOTTE contre des accords plus ou moins secrets, et les régime SAMBI en fait partie!
Les cris de vengeance, les appels à la haine ont déjà produits leurs effets, Ils ont sauvé du renvoi aux COMORES quelques amis de Mohamed BACAR, susceptibles de persécution. La persécution se caractérisant par des atteintes aux personnes en raison de ce qu'ils sont, et non pas en raison de leurs faits et gestes! Ainsi l'OFPRA a pu juger que ces personnes ne bénéficieraient pas du traitement judiciaire de leurs actes, mais d'une persécution liée à leur qualité, étendue à leur famille et amis.....
Beau résultat, conséquence directe de la démagogie ambiante!
Qu'on se rassure , l'extradition sera toujours possible pour ces personnes qui ne sont pas protégées par le droit d'asile....mais le chemin sera long et l'avis de l'OFPRA pèsera lourd puisque celui ci est basé sur des critères définis par l'EUROPE!
Pour compléter ces erreurs, on érige en héros national des gens qui n'ont fait que leur devoir, très facilement, alors même qu'ils n'ont pu l'accomplir qu'avec des aides extérieures, et parmi tous ces unionistes convaincus ceux qui crient le plus fort sont ceux qui étaient restés silencieux jusqu'à ce jour, et qui avaient assisté avec indifférence aux péripéties séparatistes de la dernière décennie, le Président SAMBI étant d'ailleurs de ceux-ci à l'époque où il n'était qu'un simple négociant anjouanais.
Et soudain, on commence à gesticuler à propos de MAYOTTE! Assumons donc ce terme de gesticulation, pusique hormis un texte interdisant l'accueil des expulsés de MAYOTTE, aucune autre mesure concrète n'a été faite au niveau international!
Réfléchissions bien ! D'un côté on exige que soient renvoyés les séparatistes et leurs alliés présumés, et de l'autre on se refuse à recevoir les expulsés....... même si parmi eux se trouvent certainement quelques ennemis de l'unité nationale! position difficile ....qui ferait rire si ce n'était pas si tragique !
Nous sommes nombreux, ceux qui tremblent de voir la FRANCE sortir un jour de son chapeau un accord secret signé à une époque donnée où notre pays s'engage à lutter contre l'émigration à MAYOTTE, ce qui explique le langage musclé du nouveau ministre des DOM TOM; Car notre seule chance est bien qu'aucun accord de ce genre n'existe.... mais il faut s'attendre à tout. MAYOTTE n'appartient pas à l'espace SCHENGEN et seuls des accords de gré à gré comme en ont déjà signé le MALI, le MAROC , le SENEGAL pourraient nous contraindre. Mais pendant que la France hausse la voix, pourquoi aucun pays tiers, aucune organisation internationale n'ont ils été saisis?
ET LES INSTITUTIONS ,
La menace est réelle et sérieuse de la manipuler au profit de l'exécutif actuel! L'arbitre des institutions qui n'est autre que la Cour CONSTITUTIONNELLE n'est qu'une institution honteuse qui s'est mise au service du chef de l'état au lieu de se mettre au service du pays. De même nos assemblées ont sans sourcillé voté des codes électoraux iniques érigés pour le seul bénéfice de l'exécutif...... et le moins que l'on puisse dire c'est qu'aucun organe de censure, aucune procédure ne permet de contraindre le pouvoir central, l'assemblée n'utilisant même pas les moyens de contrôle qui sont les siens. On a vu le Président soustraire au budget national des sommes considérables dont il s'est réservé l'usage sans que les représentants du peuple aient pu dire le moindre mot.
S'il ne fait aucun doute que notre constitution est le support architectural d'institutions lourdes, onéreuses et redondantes, elle a l'avantage de respecter l'indispensable forme fédérale du pays, et surtout de poser les limites à l'exercice d'un pouvoir personnel auquel on a déjà assisté et vers lequel hélas on semble se diriger . Quel que soit le sort de cette Constitution, il est essentiel qu'elle garantisse l'alternance démocratique, en limitant la réeligibilité des Présidents et en maintenant la tournante même s'il est évident que la forme de l'élection peut changer, et qu'une partie du suffrage peut être indirect. Il est certain qu'on ne peut substituer au formalisme électoral , un mode d'érection du pouvoir qui serait le fait de la rue , de la démagogie et du populisme.
Il serait temps que tous ces fêtards, tous ceux qui s'abrutissent dans l'euphorie en oubliant leur quotidien s'attelent enfin à construire le pays. Jusqu'à ce jour, on a constaté que tous les projets passent pas la mendicité et le bradage du pays à des sociétés étrangères. il serait temps que l'on suscite dans le pays même les volontés, les initiatives, que l'on crèe les conditions de les mettre en oeuvre par la sauvegarde de l'éducation, de notre système de santé, et qu'on mobilise les énergies à autre chose que des célébrations à n'en plus finir et la création de médailles qui ne sont que des caricatures




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