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  • : ILES DE LA LUNE-ACTUALITES DES COMORES
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  • : Ce Blog est un travail collectif. Les articles n'engagent que la responsabilité des auteurs . Les commentaires sont libres dès qu'ils respectent la net-étiquette Le qualificatif îles de la lune est semble-t-il le nom que les navigateurs arabes donnaient à l'Archipel des Comores et qui lui est resté.
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La fuite organisée ou pas de Mohamed Bacar est à mettre au compte des dommages collatéraux du débarquement!
Il y a quelques jours, nous interprétions comme des "derniers sursauts de la Françafrique" le ralliement tardif de la France à l'opération de débarquement! Nous n'avions pas tort.   Car, il convient de réaffirmer que plus que le problème de l'élection truquée, c'est la question du séparatisme rampant qui doit être posée, c'est ce procès là qui doit être mené contre Bacar!
BACAR, libre de mouvements et remis à ses réseaux restera un danger pour l'unité nationale. La France plus soucieuse de ses intérêts que des droits de l'homme, comme elle vient de le prouver dans les déclarations du "pseudo tiers-mondiste" KOUCHNER  au sujet du TIBET a ainsi reconnu qu'elle disposait d'un pion dans sa stratégie comorienne en la personne de Bacar et qu'elle entend bien le conserver.

Souvenons nous que Bacar n'a jamais mis en question l'occupation de Mayotte, qu'il l'a même reconnue et validée et qu'il en fait en sorte de l'utiliser à son profit à maintes reprises.

A n'en pas douter, sa fuite satisfait toutes les organisations et les pays qui ont été parties prenantes de la solution! Car, tous ces pays n'ont eu à traiter que la solution d'un problème institutionnel et celui d'une élection contestable. le problème global de l'unité du pays avec ses 4 îles a été occulté, et il suffit de se souvenir comment l'Union Africaine est allé négocier  avec l'administration française à MAYOTTE l'application de mesures restrictives décidées, et comment celles-ci ont été allègrement ignorées.

Bien évidemment, si le problème global de l'unité avait été mis sur la table à l'Union Africaine, à l'ONu, jamais la France n'aurait pu s'introduire dans le processus, jamais la comédie de la fuite vers Mayotte n'aurait ainsi pu laisser indifférente la communauté internationale. On a bien noté qu'aucune protestation, ni pression n'a été faite sur le gouvernement français pour s'opposer au sort reservé à BACAR;

L'occasion est unique de réaffirmer l'ensemble de nos revendications, de dénoncer la pseudo amitié de la France, car en acceuillant le dictateur, en lui laissant l'occasion de faire valoir sa défense, c'est une insulte  aux droits légitimes de la nation comorienne à exercer ses prérogatives. Quand au peuple comorien, on connait grâce au traitement qui lui est fait à MAYOTTE l'estime dans lequel elle le tient

Le Gouvernement comorien s'honorerait dans ses démarches pour obtenir le retour de Bacar, qui ne doivent pas se cantonner à un dialogue franco-comorien de .poser le problème mahorais......autrement que par des discours et une promesse à son peuple comme vient de le faire le Président. certes, il est maintenant roi dans son village, il serait mieux qu'il soit roi dans un pays retrouvé et unifié.

 

Samedi 29 mars 2008
par nasal commentaires (0)    créer un trackback
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Ainsi, les jeux sont faits et il est indéniable qu'il faille se réjouir du peu de dommages. Certes, 8 civils bléssés, c'est 8 victimes innocentes de trop, mais dans sa folie, BACAR a refusé le combat, et les armées déployées n'ont pratiquement pas eu à combattre. il faut s'en réjouir, car personne n'est capable de dire ce qu'un carnage aurait pu signifier dans les inconscients..........

Mais tout n'est pas fini pour autant!

L'URGENT est maintenant de revenir à des formes constitutionnelles normales. A  cet effet, il faut donc au plus tôt que les compétences de l'administrateur (horrible mot colonial) nommé soient clairement définies et approuvées, par l'assemblée Nationale ou tout autre institution légitime, car Anjouan n'a pas vocation à être administrée , mais gouvernée dans le respect de la Constitution actuelle et de ses institutions insulaires. La nécessité invoquée pour l'action doit se traduire dans la volonté de rétablir le plus rapidement possible un fonctionnement démocratique et non pas imposé par l'Union via un exécuteur qui ne ferait qu'"administrer"
L'urgent est maintenant de revenir à une véritable gouvernance d'actes et non plus du verbe, sur les trois îles et dans l'Union. car, les problèmes économiques sont toujours aussi criants aggravés par les sacrifices financiers imposés par ce débarquement.
Le Bilan financier, politique et humain des évènements doit être tiré dans la transparence. Ainsi, il ne serait pas choquant qu'une commission spéciale de nos élus fasse l'inventaire du coût, des engagements pris ici ou là, et de l'origine des ressources mobilisées. Il ne faudrait pas que l'on découvre dans quelques mois que des accords ont été signés ici où là qui engagent la nation, ou que des fonds affectés soient manquants , alors que le besoin s'en fait sentir.
l'urgent est ainsi que les élections ayant servi de prétexte à l'intervention, et qui obtenaient consensus à l'UA ou ailleurs soient organisées au plus tôt dans la transparence des moyens , de la campagne et sous surveillance internationale.


iL ne faudrait pas non plus que les leçons ne soient pas tirées de ces longues années d'errance, de désordre et de concessions soient passées par pertes et profits.
LE JUSTE est donc de rechercher toutes les responsabilités, de sanctionner tous les errements, d'inscrire dans la loi les mesures de prévention et de mettre celles ci en oeuvre pour le futur . LA cour de sûreté de l'Etat n'existe plus, mais la justice ne sera pas forcément impuissante, en tous cas, il faut que des procédures irréprochables soient mises en place, que ce ne soit pas les clameurs populaires , génératrices de haine, de désirs de vengeance qui parlent, mais qu'au contraire s'inscrivent , dans l'histoire des formes transparentes, des instants de vérité qui ouvriront une page d'honneur.
En ce qui concerne la fuite de Bacar et de ses acolytes , il est tout de même paradoxal que son sort n'ait pas été négocié au préalable avec la France, alors que celle-ci apportait un soutien officiel à l'opération de débarquement. Ainsi, même si beaucoup d'informations manquent, il est choquant de constater que celui ci est réclamé par la rue et non pas par le gouvernement comorien.
il se murmure que Bacar aurait aussi la nationalité française, et il convient de rappeler que la France n'extrade pas ses ressortissants, ni dans les pays qui appliquent la peine de mort.

LE JUSTE consiste non seulement à exercer des principes moraux , mais aussi dans le cadre de procédures inattaquables. L'habitude prise de faire sous-traiter notre justice par la France risque de se payer très cher!  Le simple risque de voir le droit d'asile accordé  à BACAR ferait de lui une victime et le rendrait inattaquable. I L serait donc JUSTE et URGENT que le gouvernement comorien utilise tous les moyens judiciaires ou diplomatiques à sa disposition pour s'opposer à cela.
De la même façon, s'il est juste que la population comorienne exprime ses craintes et sa rancoeur à l'égard des institutions françaises, il est anormal qu'elle s'en prenne à des citoyens français ordinaires comme ce fut le cas à MAYOTTE;

Enfin, il est INDISPENSABLE que des formes institutionnelles soient mises en place d'une façon pérenne pour que l'Unité de la Nation soit affirmée , affermie,  par un mode démocratique, que des contre-pouvoirs soient mis en place, que des moyens de contrôle et de sanction soient imaginés pour que le pouvoir central ne s'exerce pas dans les îles d'une manière verticale ou équivoque, mais qu'une décentralisation intelligente fasse respirer la démocratie, car le jacobinisme est le père du sécessionisme. Est-il utile de dire que la bonne gouvernance , qu'une politique équilibrée sont la meilleure prévention contre les dérives isolationnistes insulaires?

Enfin le succès du débarquement ne saurait suffire à assurer la réhabilitation de notre armée, qui rappelons le a du faire appel à des aides extérieures et a vaincu sans combattre! Nous ne pourrons pas faire l'économie de la redéfinition  de sa mission, car rappelons le: UNE ARMEE N'A PAS A COMBATTRE SON PROPRE PEUPLE; lorsqu'elle y est contrainte, c'est la rançon d'un échec cuisant. Nous ne devons pas oublier que la Constitution qui a conduit à la situation a été élaborée pendant un régime militaire, que celui ci a eu en charge la réconciliation nationale et la reformation nationale, mais qu'il a sacrifié tout cela à des intêrets personnels immédiats. Qu'enfin nous ne saurions permettre davantage l'irruption de personnel militaire dans le jeu politique, en raison des inévitables accointances de celui-ci avec ses frères d'armes. Il faut donc que l'occupation militaire de l'île d'ANJOUAN soit clairement délimitée et contrôlée.

De même, il serait intolérable que cet épisode tragique puisse servir des intêrets politiques. il s'agissait de sauver l'Unité Nationale et non pas de renforcer un régime. Il est INDISPENSABLE que les mouvements citoyens ne se laissent pas leurrer par un triomphe populiste et démagogique, car aucune excuse ne sera plus disponible pour expliquer une gouvernance hasardeuse ou un changement dans les règles démocratiques d'accession au pouvoir


Voici une occasion unique pour le peuple comorien de reconquérir une sagesse perdue, de s'exercer à un patriotisme éclairé loin des pasions, et dans la raison.

Jeudi 27 mars 2008
par nasal commentaires (0)    créer un trackback
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Certes, il  peut paraître un peu  aventureux  d'évoquer  ce sujet, alors même que les opérations décisives à Anjouan n'ont pas débuté!  Néammoins, les déclarations dans sa dernière conférence de presse d'un chef d'état major décidemment bien bavard  interpellent.
Citons le:
« L'AND fera donc ce qui est nécessaire, pour préserver la sécurité et la paix civile et faire respecter la Loi, en instaurant, au besoin et aussi longtemps qu'il le faudra, un couvre feu jusqu'à ce que la Justice soit en mesure de faire son travail ».
« Ceux qui pensent que le débarquement ne se justifie pas doivent bien admettre malheureusement que toutes les voies ont été épuisées et que Mohamed Bacar n'a même pas daigné saisir la dernière chance qui lui a été offerte » a poursuivi le Chef d'Etat-major.


Disons tout de suite qu'un chef militaire n'a pas à légitimer son emploi. La seule raison qui légitime son rôle, c'est qu'il est là pour obéir.....ses compétences se limitent à imaginer une stratégie et à la mettre en oeuvre. Ce n'est pas à lui de décider s'il reste le seul recours possible dans un conflit, surtout quand il s'agit de combattre son propre peuple.  Sinon, on est en droit de lui demander jusqu'à quel point, l'armée qui est employée contre des civils et qui n'hesite pas quelquefois à tirer contre des manifestants est dans un rôle autre que celui de la simple obéissance aux ordres, étant entendu que le rôle d'une armée n'est pas de defendre un Régime, mais un pays, une nation.
Ainsi, payé pour obéir et faire ce qu'on lui demande, il n'a pas à porter d'appréciation !


Ceci dit, il sort de son rôle en se positionnant en partie prenante dans un conflit institutionnet, et donc il est légitime de se demander quel sera sa position dans l'après conflit.

Contenir les élements éventuels de la rebellion qui subsisteraient! Soit!
Quoi qu'il en soit, c'est notre législation qui devra determiner le sort des rebelles, et non pas le chef d'état major. C'est à la lecture de notre code pénal que les sanctions devront être décidées, et s'il faut les livrer à la justice, ce n'est pas au chef d'état major d'en décider, pas plus qu'il ne lui appartient de juger si notre justice est en mesure de faire son travail. Il y a là une arrogance qui bafoue la démocratie qu'il pretend vouloir restaurer. L'armée n'est qu'un instrument de defense et ne sera jamais un instrument démocratique.

De la même façon, le couvre-feu ne peut être décidé par un militaire, mais par le seul gouvernement, le militaire n'étant là que pour le faire respecter s'il en a reçu l'ordre.

Le rôle de notre armée, sujet à controverse depuis longtemps restera plus que jamais d'actualité. S'il est évident qu'une occupation militaire de l'île d'Anjouan sera instaurée, elle ne saurait s'accompagner d'une administration militaire qui disposerait des libertés !
Alors même qu'il est question que le commandement des forces alliées soit remis à la Tanzanie, il ne faudrait pas que notre chef d'état major prenne sa revanche en instaurant à Anjouan des debordements facheux,  ni même que le Président Sambi  se laisse déborder par lui, car quoi qu'on en dise, il y a bien à Anjouan, comme dans les autres îles, une opposition à ce dernier. Le sacrifice qui est demandé à la nation avec ce debarquement, les renoncements induits dans cette guerre fratricide ne sauraient faire le jeu de profiteurs, fussent-ils armés.
Evoquant les deux alternatives qui restaient à Bacar... le colonel Salimou a par ailleurs déclaré: " je préfère qu'il nous attende", montrant ainsi que le débarquement était devenu une fin en soi , plutôt que la résolution du conflit, ce qui laisse ouverte la question des éventuels profits que certains souhaiteraient en tirer, qu'il s'agisse de gloire ou de pouvoir.
L'objectif reste et doit rester celui du respect du droit, de la Constitution, de l'Unité du pays, et du droit des anjouanais à exercer librement leur droit de vote.




Mardi 18 mars 2008
par nasal commentaires (0)    créer un trackback
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