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  • : ILES DE LA LUNE-ACTUALITES DES COMORES
  • ilesdelalune
  • : Mayotte anjouan ngazidja comores moheli actualite
  • : Ce Blog est un travail collectif. Les articles n'engagent que la responsabilité des auteurs . Les commentaires sont libres dès qu'ils respectent la net-étiquette Le qualificatif îles de la lune est semble-t-il le nom que les navigateurs arabes donnaient à l'Archipel des Comores et qui lui est resté.
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Dans nombre de pays au monde, les élections sont le plus souvent le mode d'expression d'un système démocratique. Il s'agit pour les citoyens de choisir entre des projets de sociétés, de définir des priorités et quand l'information circule normalement c'est aussi l'occasion de faire un état des lieux de leur pays. Certes, il existe encore quelques part des endroits où l'élection ne sert qu'à légitimer quelque dictateur .

Aux Comores les élections n'ont le plus souvent servi qu'à affirmer ou redéfinir les ruptures sociologiques, et souvent aussi, hélas, à donner une facette honorable à des régimes illégitimes.
Nous avons eu droit au ballet des aristocrates, héritiers directs du lobby colonial, aux notables prête-noms des mercenaires, aux aventuriers prédateurs issus d'un refus de l'héritage sociologique , mais jamais l'expression d'une conscience politique ne s'est réellement exprimée. Aucun régime révolutionnaire n'est d'ailleurs parvenu au pouvoir par les urnes, mais bien plutôt en détournant une légitimité apparente par la coercition.

Pire, la dernière élection ayant eu lieu a donné lieu à l'érection d'un chef d'état élu pour des motivations irréalistes, voire fantasmagoriques

L'occasion qui sera donné aux  citoyens de désigner  les exécutifs des îles en ce mois de juin devrait être l'occasion de faire enfin  parler la politique, de lui rendre enfin son vrai sens, celui non plus de la simple palabre mais de l'émergence de vrais projets et d'un vrai patriotisme /

Revenons d'abord sur le terme : Exécutifs des îles, ce sont ceux que la Constitution de l'Union  renferme.
Les influences nationalistes ont cru bon de substituer à ce terme dans les constitutions insulaires celui de Président!

Rappelons qu'un Président Préside et donc que le plus souvent, il impose une autorité à des institutions qui fonctionnent en roue libre . Un exécutif exécute, donc il met en oeuvre des propositions et des actions. Là, est souvent la différence.

IL ne faut pas croire non plus que les élections insulaires sont sans  effet sur  la conduite de la Nation et voici comment :
Les îles sont les entités administratives d'un même peuple, . Elles ont l'autonomie de leur développement, elles n'ont pas le choix de leur destin, ni constitutionnellement, ni diplomatiquement. Elles doivent toutes concourir à la grandeur du même pays, l'Union des Comores.
Ainsi, les candidats doivent affirmer dans leurs propositions le nécessaire patriotisme comorien et la comorianité de l'île de Mayotte et le nécessaire retour de cette île dans le giron de l'Union .
Combien de candidats l'affirment publiquement ? A NGAZIDJA, IDRISS Mohamed le fait !

Ainsi, doit on également mesurer l'inspiration de chacun dans son projet, en matière de relation avec le pouvoir central. Aller vers toujours plus de confrontations et de conflits ou choisir la coopération,  la synergie avec l'Union pour mettre en oeuvre de vraies réformes,  de vrais projets et un fonctionnement optimisé des diverses structures ou institutions nécessaires.
Pour cela, il faut renoncer aux structures admonistratives hypertrophiées et redondantes, jouer la rigueur et la technicité plutôt que le nombre, et à cause de cela, il faut renoncer au clientélisme et au népotisme .

A NGAZIDJA IDRISS MOHAMED s'inscrit dans cette ligne !


Au déla des affirmations incantatoires, il faut se fixer des objectifs, des priorités.!
La Transparence, la réduction du nombre de fonctionnaires inopérants ou incompétents est la première des conditions pour instaurer la rigueur et une vraie prévention contre la corruption, car en cette matière, il est aussi , voire plus important de prévenir que de sanctionner . Moins d'exécutifs, moins de structures sont autant moins d'occasion de laisser celle ci s'instaurer, surtout si on allie au système étatique la rationalisation, des procédures éprouvées.

A Ngazidja, Idriss Mohamed le propose


Prendre conscience que les erreurs du passé sont justement du passé, et qu'il appartient désormais d'abord de s'intéresser à notre jeunesse, en favorisant le secteur éducatif, même au prix de gros sacrifices, en redonnant du gout aux enseignants, en  lui proposant des activités culturelles, sportives  pour l'enrichir sociologiquement, intellectuellement, physiquement.
A NGAZIDJA, IDRISS MOHAMED l'a inscrit dans son projet!


Faire travailler l'île . Susciter des structures, des procédures pour favoriser la création d'ateliers, de marchés, de débouchés qui intéresseront nécessairement tous les secteurs de l'économie, du paysan au pêcheur !
A NGAZIDJA, iDRISS Mohamed  en souligne la nécessité!

Réconcilier le pays avec lui même, créer nos propres modèles, donner aux acteurs et aux inspirateurs des initiatives de développement locales un vrai rôle apporteur et facilitateur pour rassembler les énergies disponibles, et ne plus systématiquement importer des modèles venus d'ailleurs et ainsi vivifier notre identité nationale :

A NGAZIDJA, iDRISS MOHAMED le promet !


Ainsi, Idriss ne propose pas un projet idéologiquement marqué, mais d'abord un projet global qui veut s'appuyer sur toutes les forces de la société ; Il propose d'enrichir le pays et non pas les individus, par la fin d'une certaine forme de gaspillage, et par l'appel à la mobilisation de tous, par l'initiative et non plus par la mendicité, érigée ailleurs en propagande électorale . IL réaffirme les valeurs patriotiques et identitaires d'une nation inachevée!


Enfin, il faut aussi prendre conscience que l'élection à Ngazidja revêt plus d'enjeu que dans les autres îles, pourquoi ?
D'abord en raison de la cohabitation des institutions fédérales avec celles de l'île, et donc que seule une volonté clairement affirmée de co-responsabilité provoquera le dynamisme nécessaire pour à la fois permettre à l'Union de remplir sa mission, et donner à l'île les moyens de mettre en oeuvre ses objectifs .

Ensuite, parce que c'est l'île qui brasse le plus de citoyens de toutes les îles, étant un pôle d'émigration important au départ d'Anjouan ou de Mohéli, et que de ce fait, sa réussite sera celle de tous ses habitants, d'où qu'ils viennent de l'Archipel, et que son échec risque d'être en même temps celui de l'union .

Ensuite, parce que la lutte contre le séparatisme passe par la réussite de Ngazida qui devra être le symbole du féderalisme appliqué dans une logique dynamique et non pas d'affrontement et de concurrence .

Parce que la réussite de Ngazidja sera le moteur de celle de ses soeurs et en fera une île ouverte dans un pays ouvert! Ouverts sur le monde grâce à sa diaspora, grâce aux principes de fraternité et de solidarité qui sont au coeur de la candidature d'Idriss


Soutenons le  Soutenons un candidat qui plutôt que des slogans nous propose des solutions et nous apporte des convictions!
www.idriss.info








Samedi 31 mars 2007
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article écrit par ANTOINE Christian LABEL Ngongo paru sur www.agoravox.fr
Les Africains sont-ils fatigués de la France ?

Pourquoi ai-je pris cette citation de Michel Roussin, proche de Jacques Chirac, comme titre de l’article? C’est étrange de voir le sentiment de rejet à l’égard de la France de la part des anciennes colonies. Au dernier sommet de ce second mandat de Jacques Chirac, la tendance de rejet ne s’était pas exprimée avec autant de précision et de solennité. Le sommet France Afrique, dont une autre session incongrue vient de se tenir dans le sud de la France: ancienne puissance colonisatrice, entre dans les livres d’Histoire contemporaine comme une institutionnalisation de l’infantilisation des Africains. Les aAfricains sont fatigués de la France comme le laissent entendre monsieur Roussin lors d’une interview sur un grand média international.

Les anciennes colonies ont montré une forme de rejet à l’égard de la France lors de ce dernier sommet France Afrique. Il est indéniable que ces chefs d’Etat se sont rendus dans la région du sud de la France par amitié pour le président français. Jamais nous n’aurons vu et constaté une telle attitude de rejet à l’égard de la France. Est-ce parce que Chirac est en fin de mandat ? Y a-t-il une raison liée à l’expansion de la Chine sur le continent noir ? Jamais nous n’avions eu autant l’impression d’une agression permanente des consciences et d’une volonté aussi explicite d’obscurité dans la relation franco-africaine. La rencontre appelée sommet France Afrique, dont la dernière session incongrue vient de se tenir au sud de l’ancienne puissance colonisatrice, entre dans les livres d’histoire contemporaine comme une institutionnalisation de l’infantilisation des Africains et l’exercice d’un paternalisme inacceptable.


Pour souligner cette entrée en matière et donner le ton, ce sont deux spécialistes de cette relation scabreuse franco-africaine qui, aux travers de deux interviews accordées sur les ondes internationales, prennent leurs distances : la première déclaration du chef d’Etat gabonais Omar Bongo est édifiante : en parlant de la coopération chinoise, il dit sans ambages que la Chine fait en Afrique ce que la France ne peut pas faire. La seconde déclaration est de Michel Roussin, proche de notre chef de l’Etat Jacques Chirac et maître à penser d’un des investisseurs français sur le continent africain (président du comité Afrique deu Medef et vice-président du groupe Bolloré) : il déclare en effet que “ les Africains sont fatigués de la France ”. Comment en arrive-t-il à cette conclusion ? Il nous faut entendre dans ces deux déclarations que ce que la France n’a jamais voulu faire, n’a jamais voulu entreprendre et ne fera jamais, ce sont les nouveaux investisseurs qui vont s’y atteler.


Qu’en est-il de la gravité de la situation ?

Les relations entre France et Afrique sont dégradées. La situation est autrement plus grave et plus préoccupante, tant la substance du dossier et les éléments constitutifs de l’accusation sont nombreux. La France : mère patrie, la fille aînée de l’Eglise catholique, pieuse à souhait lorsqu’il s’agit de parler de l’Afrique et de la justice internationale en faveur des pauvres, mais qui, à l’analyse, aurait planifié l’arriération de ses anciennes colonies qu’elle n’a jamais en réalité lâchées d’un seul pouce. La plupart des études démontrent la mainmise négative (ou éventuellement faiblement positive) de la France sur ses anciennes possessions coloniales et son peu d’empressement à favoriser leur évolution vers des modèles d’Etat effectivement indépendants, démocratiques et bien gérés.


Avec l’empressement de Sarkozy, ces derniers temps, à vouloir faire croire que les aAfricains étaient des fauteurs de troubles et ses propos déplacés (Kärcher, nettoyage, etc..), le sentiment selon lequel la France demeure la plus dangereuse et la plus nuisible des puissances pour l’Afrique s’est généralisé sur le continent. Cette tendance n’est plus une surprise, même si un grand nombre de jeunes, sachant qu’ils souffriront en Occident, s’obstinent à venir en France. La succession des ratés et des drames politiques dans la plupart des pays francophones du continent africain, laisse sceptique sur le rôle de la France.

La France et les Français seraient-ils devenus définitivement des méchants et des racistes qui ne conçoivent pas que les autres peuples évoluent ? Comment peut-on refuser
avec autant de résistance à des peuples qui ont épousé votre culture, adopté votre langue, et copié bêtement vos institutions, le droit de se moderniser ? Le dossier africain avec la France est trop lourd et souillé à chaque page de cadavres et de crimes célèbres. Comment oublier, au Cameroun, Ruben Um Nyobè, le génocide en pays Bamiléké et l’empoisonnement de Félix Roland Moumié, au Burkina (le pays des hommes intègres), l’ostracisme à l’égard de Sankara et le cautionnement de son assassinat ? Comment expliquer à un Camerounais que le ciment coûte cher parce que la France a tout mis en œuvre depuis un quart de siècle pour empêcher l’implantation d’autres cimenteries afin de garantir le monopole absolu du groupe Lafarge Cimencam ? En République centrafricaine, les coups d’Etat successifs, au Rwanda, les horreurs entre Tutsis et Hutus ? Comment oublier le couronnement de Bokassa, et sa chute lamentable ? Et bien d’autres. Les dirigeants de la France ont laissé faire, voire encouragé cette situation détériorée.


C’est la France qui, dans toutes les instances internationales, soutient, ou feint de soutenir, les plus grandes initiatives de justice et de nouvel ordre international. Mais elle est également celle qui a soutenu les pires dictateurs du continent. Cette France est celle qui n’a vu au Togo que la paix et qui n’a vu en Centrafrique et au Tchad, que des terroristes à la place des combattants de liberté. Les Africains se sentent réduits à presque rien, devant la trahison par la France des idéaux de justice, de fraternité et de liberté qui fondent ses propres emblèmes, et dont elle refuse l’extension et le bénéfice aux Africains. Pour qui travaille la France lorsqu’elle intervient au Tchad et en Centrafrique ? Qui protège la France avec ses bases militaires avancées au Gabon ? Le dépit des Africains est encore plus grand et le contentieux plus cruel, lorsqu’ils s’aperçoivent que rien dans les générations montantes de dirigeants français, n’autorise à croire à un changement brutal de politique demain.


Lorsque Michel Roussin déclare que les Africains sont fatigués de la France, il oublie d’ajouter qu’ils sont également fatigués de ses combines et magouilles diverses. La France assiste aujourd’hui muette à tous les montages dangereux qui sèmeront guerres civiles et désolation dans quelques années. Lorsque la France se définit comme le plus africain des Européens, elle doit aussi savoir s’entourer de précautions afin de ne pas soutenir des saletés répugnantes à l’instar des actes de quelques régimes du continent. Aucune condamnation ferme n’est déclarée par un représentant français sur la Guinée du dictateur Lansana Conté. Qu’en est-il des Déby, Bongo, Bozizé, Sassou Nguesso et autres de dictateurs ? Ce qualificatif ne vaut que pour le président de Biélorussie, pour Castro, pour Chavez. Ce sont des anges qui gouvernent les pays africains, selon Paris, et ces anges sont tellement bien reçus à l’Elysée que l’on se demanderait si en fait, ils ne sont pas simplement victimes de certains jaloux.

Dimanche 11 mars 2007
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Le séparatisme : une déviance

L'identité de chaque personne est une valeur inestimable pour tout un chacun. Cette identité pour nous autres wagazidja, se caractérise :

§ par l'appartenance à une race, un continent, un pays, une île, une région, un village, un quartier, une famille.

§ par notre culture commune fondée sur un islam sunnite, tolérant et pacifique.

Le racisme, le séparatisme et toutes les formes de discrimination utilise tout ou partie de ces caractéristiques pour opposer les gens les uns aux autres dans des buts inavoués.

Cette déviance prend souvent la forme du « bouc émissaire ». Si ça ne va pas chez moi c'est la faute à l'autre, de préférence un étranger, chez nous celui de l'autre île, et en période de crise l'on voit ainsi fleurir les extrémismes séparatistes chez nous mais aussi dans le monde.

Nous, wagazidja, qui avons beaucoup de frères et soeurs dans la diaspora, sommes mieux placés pour apprécier le discours sur « l'étranger qui mange le pain » des autres, qui «prive de liberté, piétine des droits » etc.

Le séparatisme : une voie dangereuse

Les épigones du séparatisme à Ngazidja masquent le fait que le séparatisme à Ndzuwani bénéficient à une petite poignée de dirigeants alors que la grande masse des habitants croupit dans la misère et se trouve contrainte d'aller chercher un meilleur sort à Ngazidja et/ou Maore.

Les épigones du séparatisme à Ngazidja « oublient » que le triomphe du séparatisme mène vers des drames souvent sanglants. L'Afrique nous offre des exemples qui devraient faire réfléchir. On se souvient aussi des affrontements inter villageois de Ndzuwani qui ont fait un mort et plusieurs blessés.

Les épigones du séparatisme à Ngazidja « cachent » le fait que si le séparatisme l'emporte à Ngazidja,

§ les Comores en tant que pays disparaîtront de la scène internationale et

§ si par malheur des affrontements sanglants éclatent, ils se dérouleront à Ngazidja et en pareil cas ce sont bien sûr les simples wagazidja qui en pâtissent le plus.

Comme on dit l'unité fait la force, comme on le voit partout se construisent des unités de plus en plus large alors "TOUS UNIS CONTRE LE SEPARATISME"

Meilleures salutations à tous

Idriss
Vendredi 9 mars 2007
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