Le MInistère des Affaires étrangères français vient de publier un avertissement aux citoyens français les engageant à ne pas se rendre aux COMORES en utilisant les arguments suivants:
- risques sanitaires ( cholera)
- risques de violence ( sentiment antifrançais et conflit armé potentiel )
-radicalisme religieux. POur la première fois, cet argument est officiellement opposé à notre pays, et peut laisser supposer des intentions futures de dénonciation de notre pouvoir, susceptible selon la France d'être rangé parmi les nouveaux ennemis supposés de l'Occident, même si on n'observe pas réellement de dérives intégristes.C'est la première fois qu'elle exprime ainsi officiellement des soupçons d'intégrisme à l'égard du Président comorien.
Dans le même temps, le Président comorien affirme son intention de résoudre par les armes le conflit anjouanais , et soudain le Ministre français d'outre mer évoque la possibilité de promulguer pour Mayotte un texte d'exception relatif à la nationalité française et au droit du sol, se justifiant par le fait que des manoeuvres militaires comoriennes allaient provoquer un afflux de comoriens à Mayotte.
Ce n'est pas sans inquiétude non plus que les autorités françaises ont découvert la montée d'un sentiment anti français aux Comores, capable de les destabiliser dans le pays, surtout après les virages diplomatiques pris par la Présidence, et les manipulations de l'opinion publique exercées par un chef d'état aux talents d'orateur considérables.
On aurait tort de croire que la France est préoccupée par le sort de la population anjouanaise en butte aux agissements d'un potentat qui viole les droits de l'homme et des libertés individuelles et se livre à des exactions sur ses opposants supposés, alors qu'elle fait preuve de la plus grande inndifference au sujet des milliers de morts qui sombrent dans le bras de mer qui sépare Mayotte d'Anjouan,
Quatre pays africains ont émis l'intention d'aider les Comores dans leur projet: Tanzanie, Lybie, Soudan et Senegal. Hormis le Senegal, qui en fut souvent un bras logistique, le moins que l'on puisse dire est que ces pays n'appartiennent pas au pré carré français, ne sont pas soumis à sa zone d'influence. C'est la raison vraisemblable pour laquelle il devenait urgent pour la France de s'impliquer activement dans la résolution de la crise, en proposant de participer à une dernière médiation, puis en s'offrant pour transporter les troupes. La nouvelle configuration de l'Union Africaine ne joue pas en sa faveur .Ainsi, elle prend acte des insuffisances logistiques de l'AND et lui apporte solution sans réellement participer à la "solution finale", tout en se positionnant pour l'après!
Car, il ne saurait être question pour la France de voir ce résoudre cette crise comorienne sans qu'elle soit partie prenante. L'histoire nous apprend qu'elle a participé activement à tous les bouleversements politiques, aux constitutions de gouvernement de coalition, de transition, à la redaction de nos constitutions. Elle ne saurait tolerer que la résolution de la crsie se fasse sans elle. Elle entend ainsi se donner les moyens de faire pression sur le Président Sambi au sujet duquel pour la première fois, elle exprime des soupçons sur la nature réelle du régime qu'il veut instaurer et elle entend consolider sa position sur Mayotte.
Le simple bon sens veut qu'on n'associe pas ses ennemis à ses combats. Sambi en a t-il conscience? Sait il que le prix qu'il devra payer à la collaboration de la France sera immense? IL ne faudrait pas que se sentant acculé par ses propres engagements, il accepte n'importe quoi, ainsi qu'il le fit à Mayotte le 9 Novembre 2007.
Ne dit on pas qu'un homme averti en vaut deux!i




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