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  • : ILES DE LA LUNE-ACTUALITES DES COMORES
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  • : Mayotte anjouan ngazidja comores moheli actualite
  • : Ce Blog est un travail collectif. Les articles n'engagent que la responsabilité des auteurs . Les commentaires sont libres dès qu'ils respectent la net-étiquette Le qualificatif îles de la lune est semble-t-il le nom que les navigateurs arabes donnaient à l'Archipel des Comores et qui lui est resté.
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Les dés semblent jetés, et il ne reste plus  qu'à souhaiter le succès de l'AND, et le "rétablissement de l'ordre" à Anjouan.
Les plus vieux se souviennent que cet euphémisme  était celui qu'utilisaient  les  autorités françaises pour  désigner la guerre d'Algérie, et il ne reste à esperer que  cette guerre  annoncée ne finisse pas en "accords d'EVIAN" .
Et, donc : quel ordre à Anjouan?
Tout le monde espère qu'enfin des élections libres pourront être organisées sous l'égide ou non de la Communauité Internationale, tant il est certain que les moyens financiers manqueront ! On ose croire que le Président Sambi s'est dores et déjà assuré de les obtenir , au risque de voir s'installer une interminable période de transition.

La transition ? Par qui sera-t-elle assurée? Par l'équipe mise en place par Bacar, agréée par la Cour Constitutionnelle et qui fut celle qui organisa l'election mascarade de Bacar, ou par celle qu'avait tenté de mettre en place Sambi, qui semble-t-il constitue désormais son fameux "Comité de Liberation d'aNjouan". ? Question épineuse, car c'est elle qui conditionne la faisabilité du rétablissement des institutions! A moins que Sambi, arguant de sa "citoyenneté" anjouanaise ne décide de placer directement l'île sous le chapeau du gouvernement de l'Union, dénaturant ainsi la Constitution . On aurait aimé que cette volonté de debarquement s'accompagne aussi de quelques propositions.
Que va-t-on faire des rebelles? Les tuer, les contraindre à l'exil, les emrisonner et les juger, les rendre inéligibles?
Autant d'hypothèses posées et non résolues!

Les divergences ayant conduit à la crise sont elles résolues? Rien n'est moins sur?  IL est certain que les forces de sécurité de l'île devront un jour être installées, et que l'on voit mal une occupation militaire se prolonger à Anjouan, et il faudra bien tenir compte des frustrations de la FGA et de ses eventuels renegats

Quelle sera la longévité du futur président d'Anjouan ? Devra-t-il seulement assurer la transition jusqu'à de prochaines elections ou disposera-t-il d'un mandat plein?


Reconstruire l'île ? Avec quels fonds ? Reconstruire l'unité nationale? Pas seulement avec des discours, mais aussi avec une solidarité sans faille des autres îles qu'elles devront accepter.
IL ne faudrait pas non plus que les prochaines elections législatives passent à la trappe, et il ne faudrait pas non plus qu'à l'occasion de réformes constitutionnelles l'île de Mohéli voit son tour passer.

Tous les silences de Sambi au sujet des lendemains anjouanais interpellent? POur gagner l'adhésion de la population , encore partagée, il aurait du avancer avec un plan transparent et des propositions concrètes, approuvées par les élus. Il serait douteux que son rêve de defiler dans Mutsamudu en libérateur suffise à lui assurer un consensus durable.

S'il échoue, malheur à lui, car les conséquences en seraient incalculables, et surtout malheur à notre pays.
Enfin, on ne saurait oublier que le sentiment national et unitaire ne pourra s'installer définitivement qu'à condition que la question mahoraise soit réactivée de la façon la plus éclatante  , soit au moment d'eventuelles négociations post-crises , car les errements de tout ordre de l'île d'Anjouan n'auraient pu se manifester si on n'avait pas laissé cette question en sommeil!

ET, comme le dit il y a des siècles un empereur: "alea jacta est!"undefined
















Mercredi 30 janvier 2008
par nasal commentaires (0)    créer un trackback
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afrique-depardon_5-copie-1.jpg Je m'appelle Saandia, j'ai 10 ans.  Chaque matin, lorsque je m'eveille,  j'ai peur d'entendre les cris de joie  de ceux qui m'entourent parce que la guerre a commencé. Mon oncle dit que notre président est devenu sourd et que sa façon d'aimer ses frères est bizarre. Mais Chabane notre voisin dit que tant que personne n'a été tué, on aura des regrets;

MOn grand frère essaie de m'expliquer la guerre. Mais moi, je pense à ma cousine, je pense à son village;  est ce que tous ces gens qui crient ont aussi des cousins et un village?

Papa et maman discutent fort,  ils parlent d'écolage et du sac de riz. En plus, j'ai cassé mon crayon!  Mais eux, ils ne parlent pas de la guerre! Peut-être que si demain, il y a la guerre, ils ne discuteront plus, peut-être que l'écolage n'existera plus et que le riz ne sera pas cher. Mon grand père m'a raconté qu'une fois, il y a eu une petite guerre, et que tout le monde chantait, mais qu'après tout le monde se plaignait encore.  J'espère que cette fois, cela ne sera pas pareil et que je reverrais ma cousine, et que mon oncle reverra sa femme. Maintenant, je comprends pourquoi il y a tant de soldats et à quoi ils servent!

Recueilli par SOIFIA


Jeudi 24 janvier 2008
par SOIFIA commentaires (0)    créer un trackback
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Tous ceux qui  pour une raison ou une autre  veulent  s'en prendre  aux systèmes démocratiques savent  que la manière la plus rapide d'y parvenir  est la guerre! Ainsi, Poutine avec la guerre en Tchetchénie abattit la jeune démocratie russe, ainsi Bush avec le patriot Act enterra les fondements de la Constitution américaine, ainsi Blair éluda l'habeas Corpus et tant d'autres exemples. 

Les COMORES  n'ont pas l'excuse du terrorisme, mais elles ont celui du séparatisme.

A  Anjouan et à la Grande Comore, les libertés sont  chaque jours bafouées.

Certes, à Anjouan, ce n'est pas une nouveauté. Le pouvoir de l'île est dans  la continuité  exercée depuis 1997.  On peut remarquer que le prédicateur Sambi  ne s'est jamais elevé contre des pratiques qu'il a pu observer de très près pendant près de 10 ans, jusqu'à ce qu'elles lui servent aujourd'hui d'alibi. Il n'en a pas placé mot pendant sa campagne électorale , lui qui accédait au poste de gardien de la Constitution.


A la Grande Comore, le putsch de Azali fut l'expression suprême  de cette négation, et depuis que son suuccesseur  occupe le pouvoir,  les journalistes, les hommes politiques,  les  juges  ont pu experimenter une vision  particulière  de l'exercice démocratique.


Tout d'abord  caractérisé  par un défaut total  de transparence,  le régime a emprunté la voie des attaques contre les libertés de voyager, de s'exprimer, puis sombre desormais dans un exercice autocratique dont les textes, les institutions sont exclus. On aboutit à ce paradoxe que la volonté affirmée de rétablir un système démocratique à Anjouan se traduit par des brimades et des abus de droit à Ngazidja et dans une moindre mesure à Mohéli!!!


L'état de guerre, l'état d'urgence  valident ces procédures, pour autant qu'ils soient prononcés. Ils autorisent même sous certaines conditions les réquisitions des  biens publics et privés et un droit d'exception. 
Or, tout se fait et se décide sous l'autorité  du seul chef de l'état par le fait du prince, qui se refuse  à  saisir les organes compétents , se déclarant  investi d'un droit  absolu , sans même que les citoyens aient été informés des nouvelles règles.
Décaisser  des fonds des sociétés publiques, établir des listes de personnes frappées  du sceau du soupçon font partie des armes choisies.
Négocier des accords secrets avec des pays tiers nous plaçant ainsi en position de dépendances et  de débiteurs accuentuant notre vulnérabilité, pendant que notre assemblée, nos ministres et autres exécutifs assistent à tout cela sans pouvoir dire mot.  La lacheté du monde politique est -elle la conséquence de cet autoritarisme ? On peut le supposer!

N'ayant que faire de l'Assemblée,  du Conseil des  Ministres, ayant depuis longtemps  refusé  l'idée même du dialogue il mène la barque de l'état, en donnant hélas, l'impression de naviguer à vue.L'aveuglement sociétal est savamment entretenu par un discours démagogique, facilité, il faut le dire par la médiocrité du camp adverse.

Ce Président a déclaré: "j'ai subi toutes les humiliations...".  Qui donc, les a subies?  Le commerçant prédicateur anjouanais ou le chef de l'état. Car, sans aucun doute , il y a une grande différence entre ces deux  perceptions.


Si c'est le notable anjouanais, c'est un problème d'hommes, au nom duquel il n'y a pas lieu de  soulever toute la nation et de l'engager dans  une aventure dangereuse.
Si c'est le chef de l'état, ce n'est pas lui qui est humilié, mais c'est toute la nation, et la façon dans le discours de s'identifier à l'état revèle une mégalomanie inquiétante.  L'état ce serait lui!  et cela semble d'autant plus vrai qu'il nie à toute autre institution le droit de s'ingérer dans ses choix.

L'histoire nous apprend aussi que bien souvent après les crises , le droit d'exception reste le droit commun, et cela d'autant plus souvent qu'il n'est pas formalisé, et qu'il est imposé par l'exemple.

IL ne s'agit pas dans cette reflexion de nier au chef de l'état le droit de choisir  son mode de réaction. Il s'agit simplement de mettre en exergue que les institutions sont niées, qu'il se refuse à formaliser et encadrer son choix, et donc que c'est à tort qu'il implique la nation dans sa décision, celle ci étant privée du droit de s'exprimer à travers ses representants, et ses organes légitimes;  le discours s'est substitué aux règles, les mots et la démagogie à la forme. 

C'est d'autant plus choquant que jusqu'à ce jour, il ne s'est nullement exprimé sur les conditions à mettre en place pendant la période de transition, et laisse croire qu'en cas de succès de son débarquement, il compte mettre en place une période d'occupation ou s'exerceraient seules les prérogatives de l'Union.
Il oublie que constitutionnellement, c'est encore la population anjouanaise qui devra finaliser son destin, et il est évident que l'occupation de l'île par des forces de l'Union exacerberait le sentiment séparatiste , même chez les citoyens de bonne volonté, surtout si les dégats étaient conséquents.


Il est temps que SAMBI comprenne qu'il a été élu pour exercer une fonction clairement délimitée par notre Constitution et nos lois, qu'il en est le garant et qu'il ne peut agir comme investi d'un droit divin ou absolu. S'l finit par débarquer, si cela est un succès, à cause de tout cela, le goût en sera tout de même amer!
Lundi 21 janvier 2008
par nasal commentaires (1)    créer un trackback
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