Les dés semblent jetés, et il ne reste plus qu'à souhaiter le succès de l'AND, et le "rétablissement de l'ordre" à Anjouan.
Les plus vieux se souviennent que cet euphémisme était celui qu'utilisaient les autorités françaises pour désigner la guerre d'Algérie, et il ne reste à esperer que cette guerre annoncée ne finisse pas en "accords d'EVIAN" .
Et, donc : quel ordre à Anjouan?
Tout le monde espère qu'enfin des élections libres pourront être organisées sous l'égide ou non de la Communauité Internationale, tant il est certain que les moyens financiers manqueront ! On ose croire que le Président Sambi s'est dores et déjà assuré de les obtenir , au risque de voir s'installer une interminable période de transition.
La transition ? Par qui sera-t-elle assurée? Par l'équipe mise en place par Bacar, agréée par la Cour Constitutionnelle et qui fut celle qui organisa l'election mascarade de Bacar, ou par celle qu'avait tenté de mettre en place Sambi, qui semble-t-il constitue désormais son fameux "Comité de Liberation d'aNjouan". ? Question épineuse, car c'est elle qui conditionne la faisabilité du rétablissement des institutions! A moins que Sambi, arguant de sa "citoyenneté" anjouanaise ne décide de placer directement l'île sous le chapeau du gouvernement de l'Union, dénaturant ainsi la Constitution . On aurait aimé que cette volonté de debarquement s'accompagne aussi de quelques propositions.
Que va-t-on faire des rebelles? Les tuer, les contraindre à l'exil, les emrisonner et les juger, les rendre inéligibles?
Autant d'hypothèses posées et non résolues!
Les divergences ayant conduit à la crise sont elles résolues? Rien n'est moins sur? IL est certain que les forces de sécurité de l'île devront un jour être installées, et que l'on voit mal une occupation militaire se prolonger à Anjouan, et il faudra bien tenir compte des frustrations de la FGA et de ses eventuels renegats
Quelle sera la longévité du futur président d'Anjouan ? Devra-t-il seulement assurer la transition jusqu'à de prochaines elections ou disposera-t-il d'un mandat plein?
Reconstruire l'île ? Avec quels fonds ? Reconstruire l'unité nationale? Pas seulement avec des discours, mais aussi avec une solidarité sans faille des autres îles qu'elles devront accepter.
IL ne faudrait pas non plus que les prochaines elections législatives passent à la trappe, et il ne faudrait pas non plus qu'à l'occasion de réformes constitutionnelles l'île de Mohéli voit son tour passer.
Tous les silences de Sambi au sujet des lendemains anjouanais interpellent? POur gagner l'adhésion de la population , encore partagée, il aurait du avancer avec un plan transparent et des propositions concrètes, approuvées par les élus. Il serait douteux que son rêve de defiler dans Mutsamudu en libérateur suffise à lui assurer un consensus durable.
S'il échoue, malheur à lui, car les conséquences en seraient incalculables, et surtout malheur à notre pays.
Enfin, on ne saurait oublier que le sentiment national et unitaire ne pourra s'installer définitivement qu'à condition que la question mahoraise soit réactivée de la façon la plus éclatante , soit au moment d'eventuelles négociations post-crises , car les errements de tout ordre de l'île d'Anjouan n'auraient pu se manifester si on n'avait pas laissé cette question en sommeil!
ET, comme le dit il y a des siècles un empereur: "alea jacta est!"
Les plus vieux se souviennent que cet euphémisme était celui qu'utilisaient les autorités françaises pour désigner la guerre d'Algérie, et il ne reste à esperer que cette guerre annoncée ne finisse pas en "accords d'EVIAN" .
Et, donc : quel ordre à Anjouan?
Tout le monde espère qu'enfin des élections libres pourront être organisées sous l'égide ou non de la Communauité Internationale, tant il est certain que les moyens financiers manqueront ! On ose croire que le Président Sambi s'est dores et déjà assuré de les obtenir , au risque de voir s'installer une interminable période de transition.
La transition ? Par qui sera-t-elle assurée? Par l'équipe mise en place par Bacar, agréée par la Cour Constitutionnelle et qui fut celle qui organisa l'election mascarade de Bacar, ou par celle qu'avait tenté de mettre en place Sambi, qui semble-t-il constitue désormais son fameux "Comité de Liberation d'aNjouan". ? Question épineuse, car c'est elle qui conditionne la faisabilité du rétablissement des institutions! A moins que Sambi, arguant de sa "citoyenneté" anjouanaise ne décide de placer directement l'île sous le chapeau du gouvernement de l'Union, dénaturant ainsi la Constitution . On aurait aimé que cette volonté de debarquement s'accompagne aussi de quelques propositions.
Que va-t-on faire des rebelles? Les tuer, les contraindre à l'exil, les emrisonner et les juger, les rendre inéligibles?
Autant d'hypothèses posées et non résolues!
Les divergences ayant conduit à la crise sont elles résolues? Rien n'est moins sur? IL est certain que les forces de sécurité de l'île devront un jour être installées, et que l'on voit mal une occupation militaire se prolonger à Anjouan, et il faudra bien tenir compte des frustrations de la FGA et de ses eventuels renegats
Quelle sera la longévité du futur président d'Anjouan ? Devra-t-il seulement assurer la transition jusqu'à de prochaines elections ou disposera-t-il d'un mandat plein?
Reconstruire l'île ? Avec quels fonds ? Reconstruire l'unité nationale? Pas seulement avec des discours, mais aussi avec une solidarité sans faille des autres îles qu'elles devront accepter.
IL ne faudrait pas non plus que les prochaines elections législatives passent à la trappe, et il ne faudrait pas non plus qu'à l'occasion de réformes constitutionnelles l'île de Mohéli voit son tour passer.
Tous les silences de Sambi au sujet des lendemains anjouanais interpellent? POur gagner l'adhésion de la population , encore partagée, il aurait du avancer avec un plan transparent et des propositions concrètes, approuvées par les élus. Il serait douteux que son rêve de defiler dans Mutsamudu en libérateur suffise à lui assurer un consensus durable.
S'il échoue, malheur à lui, car les conséquences en seraient incalculables, et surtout malheur à notre pays.
Enfin, on ne saurait oublier que le sentiment national et unitaire ne pourra s'installer définitivement qu'à condition que la question mahoraise soit réactivée de la façon la plus éclatante , soit au moment d'eventuelles négociations post-crises , car les errements de tout ordre de l'île d'Anjouan n'auraient pu se manifester si on n'avait pas laissé cette question en sommeil!
ET, comme le dit il y a des siècles un empereur: "alea jacta est!"




Je m'appelle Saandia, j'ai 10 ans. Chaque matin, lorsque
je m'eveille, j'ai peur d'entendre les cris de joie de ceux qui m'entourent parce que la guerre a commencé. Mon oncle dit que notre président est devenu sourd et que sa façon d'aimer
ses frères est bizarre. Mais Chabane notre voisin dit que tant que personne n'a été tué, on aura des regrets;
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