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  • : Ce Blog est un travail collectif. Les articles n'engagent que la responsabilité des auteurs . Les commentaires sont libres dès qu'ils respectent la net-étiquette Le qualificatif îles de la lune est semble-t-il le nom que les navigateurs arabes donnaient à l'Archipel des Comores et qui lui est resté.
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  • : 12/12/2006

OU SONT LES LECTEURS

Crédit

La photo de la bannière est de Mustapha ABDOU RAOUF prise à l'occasion de la semaine anti-coloniale en Février 2007
POINTS DE VUE SUR LA QUESTION MAHORAISE


Voici, le texte d'un droit de réponse apporté par Idriss Mohamed, membre du comité maoré à la rédaction du journal Kashkazi

Droit de réponse à Kashkazi

 

 

Une remarque préliminaire : je considère que Kashkazi joue un rôle extrêmement utile dans le pays par les informations, en particulier sur l’île comorienne de Mayotte, les dossiers mais aussi par l’exemple de professionnalisme et de don de soi du jeune couple. Je suis donc un ami de Kashkazi et je lui souhaite plein de succès et longue vie en ce début d’année.

Cela ne m’empêche pas de constater que des éléments tangibles témoignent d’une convergence de fait entre Kashkazi et une certaine France, pas celle de Sarkozy mais une France « bien pensante ». Je les présente sous forme dépouillée pour plus de clarté :

 

 

Question

France

Kashkazi

Commentaire

Le combat pour le retour de Maore

De l’extrémisme infécond, il faut assumer les relations de bon voisinage

Deux dogmes s’opposent : « les intégristes maorais du rejet des Comores et ceux non moins bornés du retour de Maore dans l’ensemble comorien » « Nous (Kashkazi) revendiquons un dialogue entre Maore et ses îles sœurs »

Ainsi donc nous, les militants du retour de Maore sommes pour les deux acteurs, des extrémistes bornés. Pire pour Kashkazi nous sommes au même niveau que les départementalistes acharnés.

Les militants du retour de Maore

Quelques centaines, un chiffre est même avancé 300. Les comoriens veulent surtout se rendre à Maore pour améliorer leur sort

Un petit groupe qui n’arrive pas à mobiliser. « Le peuple comorien a d’autres chats à fouetter »

C’est très clair

La population de Mayotte

Elle s’est prononcée pour rester française. Nous respectons cette volonté

Les militants du retour de Maore font comme si « Maore n’est qu’un caillou vide… » l’île est pourtant « habitée par plus de 160 000 individus dont la grande majorité est pour l’heure opposée à un retour … »

Le maintien de Mayotte sous administration française est légitimée par l’adhésion des maorais

La France

Elle ne prend pas part à la question de Mayotte. Elle applique sa loi sur l’autodétermination des populations.

Kashkazi dénonce les pratiques des forces de police à Maore, critique les positions départementalistes et analyse non sans pertinence les rapports sociaux à Maore

Le rôle de la France dans le séparatisme maorais (comme dans les autres) est occulté

 

 

1.      Ravaler le combat pour la défense de l’unité des Comores au même niveau que celui des départementalistes maorais est profondément injuste, nie des valeurs universellement reconnues et affiche un mépris arrogant envers les lois internationales. Notre droit à défendre dans toutes les circonstances et par tous les moyens l’intégrité territoriale du pays est imprescriptible, c’est notre droit à l’existence. En la matière, nous sommes  profondément et irrémédiablement bornés.

2.      Le Comité Maore, un petit groupe isolé qui n’arrive pas à mobiliser ! Kashkazi insiste sur le demi échec de la chaîne humaine du 11 novembre pour ridiculiser la « journée nationale Maore », zappant la célébration du 12 novembre qui a vu la salle de fête du Palais du peuple se remplir de simples gens comme d’éminentes personnalités nationales et internationales. Si la presse comorienne a titré sur l’événement, soulignant l’adhésion massive des comoriens ce n’était pas par aveuglement «patriotique ». Si à Moroni on s’en foutait de la question maoraise, le Comité Maore n’aurait jamais réussi à faire autant parler de lui et encore moins à obtenir la résolution du Parlement et son soutien par le Gouvernement de l’Union.

3.      Les raisons de « l’attachement » de la plupart des maorais à la France sont connues, elles se nomment misère, mauvaise gouvernance, mal et sous développement, etc. L’assimilation forcée commence à montrer ses limites et conduira à des extrémités sociales dangereuses. La réponse à cette situation doit être recherché dans le développement des 4 îles, pour que ceux des 3 îles n’aillent pas à Maore, pour que ceux de Maore n’aillent pas à la Réunion et/ou en France.

4.      Le dialogue des Iles prôné par la France vise à valider un état de fait, la « coupe de la concorde », la participation des maorais aux jeux des Iles, etc. sont de cette veine là. Le dialogue à la sauce française c’est du bon « voisinage » réglé par le visa Balladur, c’est le contrôle des « frontières », etc. Notre peuple entretient et développe, spontanément ses liens malgré Balladur, les autorités françaises. Les échanges d’artistes, de sportifs, les mariages, etc. n’ont jamais cessé même si ils ont reculé. Il y en a même qui font des affaires.

5.      Se positionner en forteresse assiégée par des extrémistes ne peut, à mon avis, que fausser le jugement et conduire à des argumentations générales sans rapport avec la situation.

Le combat pour le retour de Maore est de toute évidence complexe et sera long. Il commande de ne pas accepter la loi du plus fort même si l’on doit tenir compte du rapport de forces concret pour mieux s’orienter. Un élu maorais a parlé d’un pays deux systèmes, pourquoi pas ! l’essentiel est de reconnaître la réalité du pays, son existence et de trouver la meilleure voie pour surmonter les fractures, surtout séparatistes et les maux (corruption, népotisme, mal gouvernance, etc.) qui sont à la base de la déliquescence de l’Etat comorien.

Nous militons pour des rapports Comores / France fondés sur le respect de l’intégrité territoriale des 4 îles Comores car alors et alors seulement l’intimité entre nos deux peuples pourra donner toute sa mesure et contribuer à la paix dans notre région.

Idriss

10/01/2007

 

10/01/2007

 

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Mercredi 10 janvier 2007
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 COMMUNIQUE DE PRESSE 002
 

Depuis la rupture des négociations entre le Chef de l'Etat et les Chefs des Iles dimanche 17/12/2006, le pays est entré dans une période de turbulences.

Mohamed Bacar déploie son armée à Ndzuwani, invente un débarquement armé contre Ndzuwani et multiplie les provocations envers le Chef de l'Etat et l'Armée Nationale de Développement.

En visite à Ndzuwani, le Président de l'Union et sa garde se retrouvent nez à nez avec une armée agressive qui cache mal son hostilité.

La réconciliation nationale bat de l'aile. Force est de reconnaître qu'en réalité, la réconciliation nationale a été une suite de concessions voire de compromissions envers Mohamed Bacar, depuis l'appellation de la direction des îles (Président ou Gouverneur) au moment de la rédaction de la Constitution de l'Union jusqu'à ces derniers mois. La crise actuelle vient du fait que depuis le baccalauréat, Mohamed Bacar se trouve confronté à la fermeté du nouveau Président de l'Union. L'agitation de ces derniers jours à Ndzuwani traduit l'incapacité de Mohamed Bacar à avaliser sa vision des forces de sécurité intérieure (FSI).

On peut comprendre qu'il soit difficile voire peut être impossible pour Mohamed Bacar d'assister passivement à la réduction du pouvoir qu'il s'est octroyé au moment fort du séparatisme. Pour lui préserver son armée sous couvert de FSI est un combat ultime.

Le problème est que Mohamed Bacar parvienne à se rallier l'unioniste convaincu qu'est El Bak. Mohamed Bacar n'est pas un allié avec lequel on peut avoir des divergences, c'est l'obstacle principal à la réconciliation nationale. Les frustrations compréhensibles subies par la direction de Ngazidja ne devraient pas aveugler et faire perdre le Nord. Pour nombre d'observateurs avertis, les difficultés de la direction actuelle de Ngazidja sont fondamentalement les conséquences de cette alliance contre nature qui passait mal sous Azali et qui est absurde sous Sambi.

Il importe de rectifier le tir pour éviter au pays des lendemains calamiteux. Sambi et El Bak doivent s'élever à la hauteur de leurs responsabilités nationales et s'unir pour préserver et consolider la réconciliation nationale. Tel est le véritable enjeu. Il ne faut donc pas s'enliser dans le "conflit de compétences", il faut plutôt miser sur le "partage des responsabilités" et travailler à améliorer le sort de la population de chacune de nos îles.

J'appelle donc solennellement les présidents Sambi et El-Bak à renouer leurs dialogues, à éviter les confrontations inutiles et nuisibles, à relancer les discussions entre l'Etat et les Iles Autonomes dans une optique qui renforce la réconciliation nationale, neutralise les fauteurs de troubles et permet au pays de trouver de l'apaisement afin de pouvoir enfin retrousser les manches et travailler au développement.

Tels sont les v?ux de bonne et heureuse année 2007 que je formule au pays et à l'Ile de Ngazidja

IDRISS Mohamed
25/12/2006

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Mardi 26 décembre 2006
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CRISES DE COMPETENCES OU IRRESPONSABILITE

Les derniers évènements font craindre une grave crise dans l'Archipel!

Une fois de plus, les dirigeants des iles s'affrontent avec la présidence de l'Union au sujet de leur domaine de responsabilité...
Il conviendrait plutôt de parler d'irresponsabilité.. car ces messieurs ont oublié que toute compétence, tout pouvoir s'accompagne aussi de devoirs ;

Pour revenir à l'origine , parlons de la fameuse Constitution!
ON remarque vite que celle ci, sans doute pour satisfaire tout le monde, est très eliptique, imprécise dans de nombreux domaines .
1/ Il n'apparait nulle part une disposition qui permettrait à l'Etat, d'éviter le chaos. La plus simple aurait été d'y introduire la possibilité pour le pouvoir central ou pour l' Assemblée d'instaurer en cas de besoin l'état d'urgence!

2/ Aucune disposition ne permet de recourir en cas de besoin à l'arbitrage du peuple, c'est à dire au référendum!


3/ lors des élections législatives  de l' Union, il est certain que les forces se sont présentées en fonction de l'allégeance au chef de l'état de l'époque, et qu'en dehors de toute raison et réflexion, on s'est positionné pour ou contre Azali et on a élaboré les lois sans réellement tenir compte des intérêts de la nation,  mais bien plutôt par esprit partisan ce qui est choquant s'agissant de lois organiques

Des lois ont été adoptées, sans par exemple que l'on définisse avec précision ou commençait la sécurité intérieure et ou finissait la défense extérieure, comme si on souhaitait un jour voir le pouvoir devenir l'ennemi du peuple!

En ce qui concerne l'institution judiciaire, on a volontairement oublié que nous n'avions qu'une source du droit , fédérale, et que le reste était affaire de simples reglements. Tout au plus aurait on pu prévoir la mise en place au niveau insulaire de simples juges de paix, du ressort de l'optimisation de l'organisation administrative. Sinon, il aurait été plus simple de faire procéder comme dans d'autres pays à l'élection des juges dans  les états ou les circonscriptions.

En ce qui concerne les sociétés d'état, c'est bien parce que ces messieurs ont également oublié que l'argent de ces sociétés et leurs éventuels profits devaient leur rester, servir à leurs futures investissements et ne devait en aucun cas servir d'argent de poche au pouvoir que le bat blesse aujourd'hui. On remarque d'ailleurs que le pouvoir est toujours volontaire pour récolter les bénéfices, mais jamais pour éponger les dettes.


Donc, ont été irresponsables, les concepteurs de la constitution, les députés qui ont fait les lois, et aujourd'hui, les exécutifs qui essaient de s'en prévaloir.

Il ne fait de doute à personne que c'est à des fins électoralistes que ces présidents s'arc- queboutent sur leurs positions, pour séduire des populations qui se moquent bien, de qui peut faire quoi et qui aspirent seulement à ce que leurs besoins élémentaires soient satisfaits , sinon ils énonceraient des projets pour illustrer leurs revendications

Nous avons déjà souligné l'absurdité et les traquenards cachés derrière le conflit au sujet des armes lourdes! Il faut aujourd'hui s'alarmer de plus de ce que les iles pour une fois s'unissent et publient communiqués et lettre ouverte pour dramatiser ce qui pourrait ressembler à des scènes de ménage!

La sagesse aurait été d'attendre les prochaines élections présidentielles des iles pour ne pas faire de ce conflit l'enjeu majeur., et tenter la révision ou la clarification de la loi  Car, l'enjeu, il n'est pas là; il est dans les moyens qu'ils comptent utiliser et les buts qu'ils se fixent pour faire au mieux ce qu'ils pourront faire!
De la même façon, l'attitude du pouvoir qui promettait une autre façon de gouverner et qui consiste à enrober de mépris ceux qui devraient être des partenaires plutôt que des opposants, relève d'une vision autocratique , tout comme son appel à la population, d'autant plus que ce dernier poursuit son chemin sans soumettre à l'assemblée ses choix budgétaires ou stratégiques, ce qui est également une façon de mépriser les élus.

Si demain, de graves tensions déstabilisaient à nouveau notre pays, il sera vain de vouloir jeter l'opprobre sur les uns ou les autres..... car tout le monde sera coupable !
On est obligé de constater que le pouvoir s'exerce sans que l'honneur et la grandeur de la tâche ne  soient perçus par ceux qui l'exercent. On peut bien sur montrer du doigt un ou des mauvais élèves, mais ce serait se placer dans un contexte de compétition et  la seule chose importante qui  reste, non pas la façon dont on accomplit quelque chose, mais ce qu'on accomplit.

En résumé, qu'attendent tous ces potentats, pour nous dire d'abord ce qu'ils veulent faire de ces compétences qu'ils réclament à grand cri!
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Lundi 18 décembre 2006
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UN ALLER SIMPLE ......

 
un aller simple pour maoré, le film d'Agnès Fouilleux

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Nous avons souvent affirmé que la question de Mayotte ne pouvait être échangée contre des accords de coopération.
Les exigences humanitaires imposent cependant l'abolition du visa BALLADUR, c'est d'abord et principalement pour cela que nous donnons place à cette pétition, et parce que ces drames illustrent  plus que tout le forfait accompli depuis 1976

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