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  • : Ce Blog est un travail collectif. Les articles n'engagent que la responsabilité des auteurs . Les commentaires sont libres dès qu'ils respectent la net-étiquette Le qualificatif îles de la lune est semble-t-il le nom que les navigateurs arabes donnaient à l'Archipel des Comores et qui lui est resté.
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  • : 12/12/2006

OU SONT LES LECTEURS

Crédit

La photo de la bannière est de Mustapha ABDOU RAOUF prise à l'occasion de la semaine anti-coloniale en Février 2007
Droits de l'homme
Nations Unies Droits de l'homme
English | Español

 

Déclaration sur le droit au développement

Adoptée par l'Assemblée générale dans sa résolution 41/128 du 4 décembre 1986


L'Assemblée générale,

Ayant à l'esprit les buts et principes de la Charte des Nations Unies relatifs à la réalisation de la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, culturel ou humanitaire et en développant et encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion,

Consciente que le développement est un processus global, économique, social, culturel et politique, qui vise à améliorer sans cesse le bien-être de l'ensemble de la population et de tous les individus, sur la base de leur participation active, libre et significative au développement et au partage équitable des bienfaits qui en découlent,

Considérant que, conformément aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme, toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans ladite Déclaration puissent y trouver plein effet,

Rappelant les dispositions du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques,

Rappelant en outre les accords, conventions, résolutions, recommandations et autres instruments pertinents de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées concernant le développement intégral de l'être humain et le progrès et le développement de tous les peuples dans les domaines économique et social, y compris les instruments concernant la décolonisation, la prévention de la discrimination, le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le maintien de la paix et la sécurité internationales et la promotion accrue des relations amicales et de la coopération entre les Etats conformément à la Charte,

Rappelant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, en vertu duquel ils ont le droit de déterminer librement leur statut politique et d'assurer librement leur développement économique, social et culturel,

Rappelant également le droit des peuples à exercer, sous réserve des dispositions pertinentes des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme, leur souveraineté pleine et entière sur leurs richesses et leurs ressources naturelles,

Consciente de l'obligation que la Charte impose aux Etats de promouvoir le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation,

Considérant que l'élimination des violations massives et flagrantes des droits fondamentaux des peuples et des individus qui se ressentent de situations telles que celles qui résultent du colonialisme et du néocolonialisme, de l'apartheid, du racisme et de la discrimination raciale sous toutes leurs formes, de la domination et de l'occupation étrangère, de l'agression et des menaces contre la souveraineté nationale, l'unité nationale et l'intégrité territoriale, ainsi que des menaces de guerre, contribuerait à créer des conditions propices au développement pour une grande partie de l'humanité,

Préoccupée par l'existence de graves obstacles au développement, ainsi qu'à l'épanouissement complet de l'être humain et des peuples, obstacles qui sont dus notamment au déni des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, et considérant que tous les droits de l'homme et libertés fondamentales sont indivisibles et interdépendants et que, pour promouvoir le développement, il faudrait accorder une attention égale et s'intéresser d'urgence à la mise en oeuvre, à la promotion et à la protection des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels et qu'en conséquence la promotion, le respect et la jouissance de certains droits de l'homme et libertés fondamentales ne sauraient justifier le déni d'autres droits de l'homme et libertés fondamentales,

Considérant que la paix et la sécurité internationales sont des éléments essentiels pour la réalisation du droit au développement,

Réaffirmant qu'il existe une relation étroite entre le désarmement et le développement, que des progrès dans le domaine du désarmement contribueraient dans une mesure considérable à des progrès dans le domaine du développement et que les ressources libérées grâce à des mesures de désarmement devraient être consacrées au développement économique et social et au bien-être de tous les peuples, en particulier ceux des pays en développement,

Considérant que l'être humain est le sujet central du processus de développement et qu'en conséquence il devrait être considéré comme le principal participant à ce processus et son principal bénéficiaire par toute politique de développement,

Considérant que l'être humain est le sujet central du processus de développement et qu'en conséquence il devrait être considéré comme le principal participant à ce processus et son principal bénéficiaire par toute politique de développement,

Considérant que c'est aux Etats qu'il incombe au premier chef de créer les conditions favorables au développement des peuples et des individus,

Consciente que les efforts déployés au niveau international pour promouvoir et protéger les droits de l'homme devraient s'accompagner d'efforts tendant à instaurer un nouvel ordre économique international,

Réaffirmant que le droit au développement est un droit inaliénable de l'homme et que l'égalité des chances en matière de développement est une prérogative aussi bien des nations que des individus qui les composent,

Proclame la Déclaration sur le droit au développement ci-après:

Article premier

1. Le droit au développement est un droit inaliénable de l'homme en vertu duquel toute personne humaine et tous les peuples ont le droit de participer et de contribuer à un développement économique, social, culturel et politique dans lequel tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales puissent être pleinement réalisés, et de bénéficier de ce développement.

2. Le droit de l'homme au développement suppose aussi la pleine réalisation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, qui comprend, sous réserve des dispositions pertinentes des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme, l'exercice de leur droit inaliénable à la pleine souveraineté sur toutes leurs richesses et leurs ressources naturelles.

Article 2

1. L'être humain est le sujet central du développement et doit donc être le participant actif et le bénéficiaire du droit au développement.

2. Tous les êtres humains ont la responsabilité du développement individuellement et collectivement, compte tenu des exigences du plein respect de leurs droits de l'homme et de leurs libertés fondamentales et eu égard à leurs devoirs envers la communauté, qui seule peut assurer l'entier et libre épanouissement de l'être humain et qui doit donc promouvoir et protéger un ordre politique, social et économique propre à favoriser le développement.

3. Les Etats ont le droit et le devoir de formuler des politiques de développement national appropriées ayant pour but l'amélioration constante du bien-être de l'ensemble de la population et de tous les individus, fondée sur leur participation active, libre et utile au développement et à la répartition équitable des avantages qui en résultent.

Article 3

1. Les Etats ont la responsabilité première de la création des conditions nationales et internationales favorables à la réalisation du droit au développement.

2. La réalisation du droit au développement suppose le plein respect des principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les Etats conformément à la Charte des Nations Unies.

3. Les Etats ont le devoir de coopérer les uns avec les autres pour assurer le développement et éliminer les obstacles au développement. Les Etats doivent exercer leurs droits et s'acquitter de leurs devoirs de façon à promouvoir un nouvel ordre économique international fondé sur l'égalité souveraine, l'interdépendance, l'intérêt commun et la coopération entre tous les Etats et à encourager le respect et la jouissance des droits de l'homme.

Article 4

1. Les Etats ont le devoir de prendre, séparément et conjointement, des mesures pour formuler des politiques internationales de développement en vue de faciliter la pleine réalisation du droit au développement.

2. Une action soutenue est indispensable pour assurer un développement plus rapide des pays en développement. En complément des efforts que les pays en développement accomplissent, une assistance internationale efficace est essentielle pour donner à ces pays les moyens de soutenir un développement global.

Article 5

Les Etats prennent des mesures décisives pour éliminer les violations massives et flagrantes des droits fondamentaux des peuples et des êtres humains qui se ressentent de situations telles que celles qui résultent de l'apartheid, de toutes les formes de racisme et de discrimination raciale, du colonialisme, de la domination et de l'occupation étrangères, de l'agression, de l'intervention étrangère et de menaces contre la souveraineté nationale, l'unité nationale et l'intégrité territoriale, de la menace de guerre ainsi que du refus de reconnaître le droit fondamental des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Article 6

1. Tous les Etats doivent coopérer afin de promouvoir, d'encourager et de renforcer le respect universel et effectif de tous les droits de l'homme et des libertés fondamentales au profit de tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.

2. Tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales sont indivisibles et interdépendantes; la réalisation, la promotion et la protection des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels doivent bénéficier d'une attention égale et être envisagées avec une égale urgence.

3. Les Etats doivent prendre des mesures pour éliminer les obstacles au développement résultant du non-respect des droits civils et politiques, ainsi que des droits économiques, sociaux et culturels.

Article 7

Tous les Etats doivent promouvoir l'instauration, le maintien et le renforcement de la paix et de la sécurité internationales et doivent, à cette fin, faire tout leur possible pour réaliser le désarmement général et complet sous un contrôle international effectif et pour assurer que les ressources libérées à la suite de mesures effectives de désarmement soient employées aux fins du développement global, en particulier celui des pays en développement.

Article 8

1. Les Etats doivent prendre, sur le plan national, toutes les mesures nécessaires pour la réalisation du droit au développement et ils assurent notamment l'égalité des chances de tous dans l'accès aux ressources de base, à l'éducation, aux services de santé, à l'alimentation, au logement, à l'emploi et à une répartition équitable du revenu. Des mesures efficaces doivent être prises pour assurer une participation active des femmes au processus de développement. Il faut procéder à des réformes économiques et sociales appropriées en vue d'éliminer toutes les injustices sociales.

2. Les Etats doivent encourager dans tous les domaines la participation populaire, qui est un facteur important du développement et de la pleine réalisation de tous les droits de l'homme.

Article 9

1. Tous les aspects du droit au développement énoncés dans la présente Déclaration sont indivisibles et interdépendants et chacun d'eux doit être considéré compte tenu de l'ensemble.

2. Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée d'une manière qui serait contraire aux buts et aux principes des Nations Unies ou qui impliquerait qu'un Etat, un groupement ou un individu a le droit de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte ayant pour but la violation des droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et dans les Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme.

Article 10

Des mesures doivent être prises pour assurer l'exercice intégral et un renforcement progressif du droit au développement, y compris la formulation, l'adoption et la mise en oeuvre de mesures politiques, législatives et autres sur les plans national et international.


P.© Copyright 1996 - 2000
Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme
Genève, Suisse

 

 

Mais qu'est ce qu'un peuple? qu'est ce que le droit des peuples à disposer d'eux mêmes?


Les mahorais ne constituent pas un peuple, ils sont une simple composante du peuple comorien, culturellement, ethniquement, géographiquement identique dans les quatre îles. EN 1975, les électeurs de Mayotte ayant choisi le maintien de la colonisation ne representaient qu'une minorité du peuple comorien, comme les auvergants, les bretons ne sont qu'une minorité du peuple français.


 

il est clair que ce droit à disposer de soi même, implique que les peuples et dans le cas présent cette petite portion d'un peuple a vocation à disposer librement de ses ressources, loin de toute sujetion, à affirmer ses traditions et sa culture et à ne pas les voir aliénés. Il serait paradoxal que ce "droit des peuples" serve de justification à l'asservissement et à la négation culturelle.


 

Halte à la lâcheté de nos dirigeants, halte à la lacheté de la classe politique comorienne, halte à la lacheté de la communauté internationale!

HALTE aux accords de coopération honteux qui lient la FRANCE et les COMORES et qui n'aboutissent qu'à des échanges de territoires et de prérogatives!

MAYOTTE ne sera pas le Kosovo de l'ocean INDIEN!


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Mardi 6 mai 2008
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Apparemment le nombre de défis qui attend le pouvoir comorien est tel que l'on semble vouloir s'en tenir à la célébration quotidienne d'une victoire en trompe l'oeil, aux incantations et à l'auto-promotion, égrenant les déclarations d'intention en même temps que tous les doutes sur l'avenir.
mais où sont donc les urgences, où sont donc les voies et moyens de réforme?????

LA GOUVERNANCE?

Rien ne semble s'être passé, et à part la quête des trésors cachés, de l'inventaire des caisses censées exister dans les administrations et sociétés publiques  à ANJOUAN, l'installation progressive des administrations centrales s'amorce, pendant qu'un des présumés coupables , inscrit sur la liste des ennemis de l'état siège à leur mise en place. On ignore à peu près les lois organiques, on élude l'existence de la chambre anjouanaise, on change les drapeaux sans même tenter de gérer la misère ambiante.
Pendant ce temps, dans toutes les îles,les prix flambent, les salaires se font toujours attendre, on ignore à peu près ce qu'a coûté l'opération de réunification, mais tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque chaque jour on chante, on célèbre les vertus du nouveau père de la nation, sans même s'interroger sur le coût de ces cérémonies. Les députés reçoivent des véhicules tout terrains, quitte à solliciter les finances de caisses qui trouveraient une destination plus efficace dans des investissements productifs, et comme s'ils étaient élus à vie, que jamais leur siège ne serait remis en jeu, et que leurs indemnités se perpétueraient pour leur permettre de rembourser et tant pis si un jour battus aux élections ils laissent une ardoise irrécupérable.
Personne n'aura l'outrecuidence de souligner l'état misérable des établissements scolaires, de nombreuses administrations incapables de fonctionner faute d'ordinateurs, de moyens..... car les députés paraderont dans des véhicules haut de gamme.... munis de leurs bons d'essence ...

Le sujet du jour est de savoir si le chef de l"état parviendra à imposer le recrutement de magistrats étrangers, démontrant ainsi le mépris dans lequel il tient les cadres comoriens , la nation et les valeurs nationales. Il reste à savoir à quel état ils prêteront serment!   Après 33 ans d'indépendance, le chef de l'état vient de s'apercevoir que celle ci ne peut s'accommoder d'une simple justice comorienne, mais qu'il vaut mieux aller la chercher ailleurs!

LE SEPARATISME, ?
Disons le tout de suite: le séparatisme n'est pas défini en tant que tel dans notre code pénal!  on peut certes y trouver des atteintes à l'intégrité de l'état....de l'état..oui, mais pas de la nation !  L'opinion séparatiste n'est certes pas condamnable, si l'on s'en tient à la liberté d'opinion, seuls le seraient les actes délictueux commis au nom du séparatisme, ou commis par une administration et des agents illégitimes. Il faudra bien inventer le moyen de traiter juridiquement ce problème sans enfreindre les règles ordinaires de la démocratie.
Disons aussi que les premiers séparatistes sont ceux qui ont osé depuis plus de 30 ans négocier la sécession de MAYOTTE contre des accords plus ou moins secrets, et les régime SAMBI en fait partie!
Les cris de vengeance, les appels à la haine ont déjà produits leurs effets, Ils ont sauvé du renvoi aux COMORES quelques amis de Mohamed BACAR, susceptibles de persécution. La persécution se caractérisant par des atteintes aux personnes en raison de ce qu'ils sont, et non pas en raison de leurs faits et gestes! Ainsi l'OFPRA  a pu juger que ces personnes ne bénéficieraient pas du traitement judiciaire de leurs actes, mais d'une persécution liée à leur qualité, étendue à leur famille et amis.....
Beau résultat, conséquence directe de la démagogie ambiante!
Qu'on se rassure , l'extradition sera toujours possible pour ces personnes qui ne sont pas protégées par le droit d'asile....mais le chemin sera long et l'avis de l'OFPRA pèsera lourd puisque celui ci est basé sur des critères définis par l'EUROPE!

Pour compléter ces erreurs, on érige en héros national des gens qui n'ont fait que leur devoir, très facilement, alors même qu'ils n'ont pu l'accomplir qu'avec des aides extérieures, et parmi tous ces unionistes convaincus ceux qui crient le plus fort sont ceux qui étaient restés silencieux jusqu'à ce jour, et qui avaient assisté avec indifférence aux péripéties séparatistes de la dernière décennie, le Président SAMBI étant d'ailleurs de ceux-ci à l'époque où il n'était qu'un simple négociant anjouanais.

Et soudain, on commence à gesticuler à propos de MAYOTTE! Assumons donc ce terme de gesticulation, pusique hormis un texte interdisant l'accueil des expulsés de MAYOTTE, aucune autre mesure concrète n'a été faite au niveau international!
Réfléchissions bien ! D'un côté on exige que soient renvoyés les séparatistes et leurs alliés présumés, et de l'autre on se refuse à recevoir les expulsés....... même si parmi eux se trouvent certainement quelques ennemis de l'unité nationale! position difficile ....qui ferait rire si ce n'était pas si tragique !
Nous sommes nombreux, ceux qui tremblent de voir la FRANCE sortir un jour de son chapeau un accord secret signé à une époque donnée  où notre pays s'engage à lutter contre l'émigration à MAYOTTE, ce qui explique le langage musclé du nouveau ministre des DOM TOM;  Car notre seule chance est bien qu'aucun accord de ce genre n'existe.... mais il faut s'attendre à tout. MAYOTTE n'appartient pas à l'espace SCHENGEN et seuls des accords de gré à gré comme en ont déjà signé le MALI, le MAROC , le SENEGAL pourraient nous contraindre. Mais pendant que la France hausse la voix, pourquoi aucun pays tiers, aucune organisation internationale n'ont ils été saisis?

ET LES INSTITUTIONS ,


La menace est réelle et sérieuse de la manipuler au profit de l'exécutif actuel! L'arbitre des institutions qui n'est autre que la Cour CONSTITUTIONNELLE n'est qu'une institution honteuse qui s'est mise au service du chef de l'état au lieu de se mettre au service du pays. De même nos assemblées ont sans sourcillé voté des codes électoraux iniques érigés pour le seul bénéfice de l'exécutif...... et le moins que l'on puisse dire c'est qu'aucun organe de censure, aucune procédure ne permet de contraindre le pouvoir central, l'assemblée n'utilisant même pas les moyens de contrôle qui sont les siens. On a vu le Président soustraire au budget national des sommes considérables dont il s'est réservé l'usage sans que les représentants du peuple aient pu dire le moindre mot.
S'il ne fait aucun doute que notre constitution est le support architectural d'institutions lourdes, onéreuses et redondantes, elle a l'avantage de respecter l'indispensable forme fédérale du pays, et surtout de poser les limites à l'exercice d'un pouvoir personnel auquel on a déjà assisté et vers lequel hélas on semble se diriger . Quel que soit le sort de cette Constitution, il est essentiel qu'elle garantisse l'alternance démocratique, en limitant la réeligibilité des Présidents et en maintenant la tournante même s'il est évident que la forme de l'élection peut changer, et qu'une partie du suffrage peut être indirect.  Il est certain qu'on ne peut substituer au formalisme électoral , un mode d'érection du pouvoir qui serait le fait de la rue , de la démagogie et du populisme.


Il serait temps que tous ces fêtards, tous ceux qui s'abrutissent dans l'euphorie en oubliant leur quotidien s'attelent enfin à construire le pays. Jusqu'à ce jour, on a constaté que tous les projets passent pas la mendicité et le bradage du pays à des sociétés étrangères. il serait temps que l'on suscite dans le pays même les volontés, les initiatives, que l'on crèe les conditions de les mettre en oeuvre par la sauvegarde de l'éducation, de notre système de santé, et qu'on mobilise les énergies à autre chose que des célébrations à n'en plus finir et la création de médailles qui ne sont que des caricatures
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Mardi 29 avril 2008
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Moroni le 11 avril 2008,

INQUIETUDE SUR NOTRE ECONOMIE

Le gouvernement de l’Union, s’est adressé samedi 29 mars 2008 dernier à la presse pour décliner les grands axes de la feuille de route du Gouvernement dans le domaine économique, et particulièrement le volet investissements.

Notre inquiétude est que la feuille de route du gouvernement semble être celle du   groupe Comoro Gulf Holding (CGH).

La conférence s’est déroulée à l’hôtel Le Moroni, en présence de Bashar Kiwan, président du CGH. Le groupe « CGH nous dit avoir une plate-forme d’investissements planifiés sur le long terme avec un portefeuille de 300 millions de dollars ».

Nous, OPACO, disons que « les investisseurs qui nous accordent la faveur de s’installer dans notre pays, ne peuvent nous imposer leur stratégie sans apport de notre part. La vision de développement, les priorités d’investissement devraient être les nôtres, ensuite et seulement après tout investisseur nous accompagne avec ses objectifs de rentabilité et de retour sur investissement. »

Les points suivants développés par Monsieur Bashar Kiwan président du CGH ont ravivé notre inquiétude et sont de nature à attirer notre attention. Nous vous demandons de vous associer au Président de l’OPACO pour mener les actions nécessaires.

Nous risquons ici de nous « trouver face à une sorte de néo-colonialisme financier particulièrement dangereux ……qui  pourraient conditionner pendant plusieurs années le … développement de notre pays…….face à … des opérations financières … loin d’être généreuses et transparentes. »

1.      La CGH se prépare à lancer une vaste campagne de promotion de la destination Comores, à travers une stratégie de communication multimédia, « afin de montrer ce beau pays sous un angle plus attractif, autre que celui des coup d’État de Bob Denard », explique son président qui estime que le principal atout des Comores est cette position géostratégique à l’entrée du canal de Mozambique, qui en fait « un carrefour privilégié » et lui donne son « cachet magique ».

Mr Baschar Kiwan n’a pas à diriger de stratégie de communication multimédia pour promouvoir les Comores. Ceci n’est pas le rôle de ce nouvel investisseur, aussi important qu’il soit. A moins qu’une mission spéciale lui soit affectée ! Que Mr Kiwan parle du « nouvel Itsandra comme une sorte de vitrine des Comores», cela est dans son rôle de promotion de son investissement et par là même des Comores.

2.      Mr Kiwan affirme « On peut désormais parler de l’indépendance et de l’unité nationale retrouvées pour les Comores qui méritent enfin de connaître la stabilité ». Cet homme d’affaires d’origine libanaise nous dit : « Nous venons investir dans le cœur, par l’amitié et la fraternité, et pas seulement commercialement », conclut le représentant de l’émir koweitien.

Nous voudrons attirer l’attention sur les pratiques simplistes et dangereuses qui risquent de pénaliser leurs propres auteurs et nous faire manquer les grandes opportunités que nous apportent ces mêmes investisseurs. Les propos précédents et la campagne d’affichage lancée par le groupe CGH en l’honneur du Président Sambi cultivant « un culte de la personnalité » sont très déplacés.

3.       CGH a décidé également, de financer entièrement le projet de prolongement de l’actuel port de Moroni, afin d’améliorer les performances des activités de déchargement. Trois autres ports secondaires seront construits, pour faciliter le trafic maritime inter-îles des hommes et des biens.

4.      Avec ce projet port à un stade bien avancé, CGH est lancé dans un projet ayant comme finalité l’aménagement de l’aéroport de Moroni-Iconi en zone portuaire et zone franche. Il semble que des accords seraient déjà signés entre CGH et des opérateurs locaux et étrangers en vue d’attribution de parcelles pour entrepots et autres destinations. Le Ministère de l’Economie semble ne pas être associé à ces projets.

Nous, OPACO, déplorons cette attitude.

Nous vivons effectivement une situation difficile pour ce qui concerne nos activités de par l’inadaptation du port de Moroni. Avoir une infrastructure portuaire est un besoin reconnu par tous les opérateurs.

Aussi  petit qu’est le port actuel à Moroni, la circulation en ville se trouve bloquée à chaque arrivée de bateau.

Aménager le territoire de l’aéroport de Moroni-Iconi en zone portuaire avec les ambitions affichées de multiplier par 10 ou 20 les activités portuaires à la Grande-Comore n’est pas la bonne solution.

Ce projet va accroître les problèmes de circulation et obstruer complètement la ville avec l’augmentation des activités qui va en découler.

Plusieurs arguments justifient notre opposition à ce projet :

Primo : 3 voies peuvent être utilisées par cette future zone.

1. Une sortie par le quartier de l’hôtel le Moroni : quartier résidentiel qui accueille les organismes internationaux. L’avenue qui descend vers le Moroni serait complètement dénaturée par le passage incessant des camions et autres porte-conteneurs.

2. La deuxième sortie possible serait à côté du stade Baumer et vers le quartier Caltex ou les écoles Abdoulhamid et française : conséquences inimaginables

3. l’autre option serait celle utilisée actuellement : vers la mosquée de Vendredi : la situation difficile actuelle

Ces artères seraient complètement obstruées par une zone portuaire à cet endroit.

La ville de Moroni est déjà suffisamment confinée. Nous ne voulons pas hypothéquer davantage le futur de notre capitale.

Secundo :

Des études ont été déjà réalisées pour l’installation d’un port en eaux profondes à la Grande-Comore. Ces études présentent les avantages de créer  un poumon économique dans une autre région que Moroni. Ce qui servirait à un développement rationnel et pérenne de l’île.

Tertio :

Un projet de cette envergure nécessite un débat national. La future destination de l’espace de l’aéroport de Moroni-Iconi est l’affaire de nous tous. Une étude d’impact est primordiale, des enquêtes d’intérêt public sont nécessaires. Le devenir de notre capitale à tous est l’affaire de tous.

En dernier point : CGH n’a pas à concevoir à notre place le devenir de notre ville

5.      Mr Bashar Kiwan affirme : « Après une quinzaine d’années d’absence d’une compagnie aérienne nationale, le pays devrait bientôt se doter d’une nouvelle société de transport à vocation régionale et internationale, dénommée Air Comores International (ACI), en joint venture avec l’Etat koweitien. ACI sera associée à une compagnie internationale qui opère actuellement dans 5 pays, et disposant d’une surface financière évaluée à 200 millions de dollars. Deux appareils de type CRJ 80 seront mis en service ainsi qu’un airbus. La structure du capital est ouverte à l’Etat (25%) et au privé secteur privé comorien. »

a.      Mr Kiwan a crée notre compagnie aérienne nationale !!!! bravo.

b.      Le parlement de l’Union a-t-il été associé ?

c.      Le secteur privé comorien à qui CGH a ouvert le capital est –il consulté ?

d.      Les autorités (entre autre notre aviation civile) sont-elles associées ?

6.      CGH aurait déjà obtenu la licence d’exploitation en tant que deuxième opérateur du cellulaire, après Comores Télécom, pour un montant de 40 millions de dollars. Cela devrait contribuer sensiblement à la diminution des coûts de la téléphonie et de l’Internet.

Connaissant l’incompétence aggravée des dirigeants de notre société nationale Comores Telecom, premier contributeur du budget comorien. Cette attribution non réglementaire et à laquelle le parlement de l’Union n’a pas été associé dans un contexte légal où il y a monopole d’état en la matière, cette attribution donc, va nous tuer notre « fleuron ». Les grands bénéfices de l’activité téléphonie mobile vont quitter l’économie nationale et allés vers un privé (CGH) sans contrepartie publique.

7.      Création d'une compagnie maritime avec l'envoi prochain de 3 bateaux pour les passagers et les transports de marchandises inter-îles.

8.      Quant à la Banque fédérale, elle devra ouvrir ses guichets dès le 1er juin prochain. La BFC est une banque dotée d’un capital de 10 millions de dollars, qui a vocation à aider le privé à financer des opérations économiques et à ouvrir le pays à l’extérieur, un outil selon Mr Bashar « indispensable à l’accompagnement de tout projet d’investissement ». Elle a recruté un personnel de 20 agents dont trois cadres internationaux qui seront en activité dès mai prochain.

Sur ces 2 derniers points, nous pouvons voir que CGH sait tout faire et faire tout à notre place et à la place des nos dirigeants. Tous les pans de l’Économie Nationale sont investis par le groupe CGH.

Notre grande inquiétude : où allons-nous ? Membres de l’OPACO réveillez-vous.

Mahamoudou Ali Mohamed

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Mercredi 16 avril 2008
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UN ALLER SIMPLE ......

 
un aller simple pour maoré, le film d'Agnès Fouilleux

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