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  • : Ce Blog est un travail collectif. Les articles n'engagent que la responsabilité des auteurs . Les commentaires sont libres dès qu'ils respectent la net-étiquette Le qualificatif îles de la lune est semble-t-il le nom que les navigateurs arabes donnaient à l'Archipel des Comores et qui lui est resté.
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  • : 12/12/2006

OU SONT LES LECTEURS

Crédit

La photo de la bannière est de Mustapha ABDOU RAOUF prise à l'occasion de la semaine anti-coloniale en Février 2007

Maudit pays ! ou pays maudit?


Par on ne sait quelle malédiction, voilà qu'on assiste à l'obligation pour les élus de la nation, nos députés de brandir banderoles et slogans, d'occuper les places publiques, parce que dans l'exercice de leur mission, ils ne disposent d'aucun dispositif de censure, de contrôle formel sur les actes du pouvoir aussi fondamentaux que celui de garantir l'intégrité de la nation !

Voilà que nos députés sont jetés à la rue, seul espace qui leur permet de rendre compte au pays de leurs résolutions et de leurs vœux !


Par on ne sait quelle malédiction, voilà qu'un chef d'état, élu démocratiquement pour garantir et appliquer la Constitution qui l'a fait roi la piétine allègrement et se conduit comme un monarque peu soucieux de ses contraintes, s'imaginant investi de tous les pouvoirs et détenteurs de toutes les vérités !


Par on ne sait quelle malédiction voilà que les élites de ce pays se lavent les mains du sort de la nation, de son devenir , incapables d'annoncer le premier projet , incapables de s'investir dans le moindre combat qui dépasserait celui de leur projet personnel et de leur ambition coutumière qui les conduit à vouloir d'abord être roi d'un clan, d'un village !


Par on ne sait quelle malédiction, voilà que les citoyens ordinaires se jettent dans les bras de faux prophètes, et pire encore ne savent pas qu'ils habitent un pays et que la société qu'ils croient flatter et protéger est de celles qui aliènent, qui mutilent, qu'ils fractionnent et divisent au prétexte de se laisser couvrir d'or et d'honneurs !


Par quelle malédiction , ce pays a-t-il été laissé à l'écart des lumières....celles qui dès le 18° Siècle bouleversaient l'Europe et prétendaient conduire à la raison , pour se laisser conduire par les fantasmes, des contraintes sociales impossibles à abolir , la résignation, l'abandon à des gourous impuissants et hypocrites?


Par quelle malédiction la passion des formes a-t-elle supplanté l'idée de progrès, car les concepts de démocratie, de développement ne sont que des habillages pour les ambitions? Comme dans cet habillage constitutionnel, objet de toutes les palabres, qu'on veut encore et toujours redessiner sans même le remplir de sens, à l'instar de ceux qui l'ont précédé, mais qui importe si peu au vu de l'analyse de notre vie politique.

On y adopte l'habillage sans en intégrer les valeurs. Il suffit de sauver les apparences, pour que chacun à  l'intérieur d'elles puisse conduire ses propres projets qui ne relèvent que du tape à l'œil. Et cependant, combien sont-ils ceux qui arguent de leur liberté sans percevoir qu'ils sont englués dans l'immense toile d'araignée de la coutume......


Pendant que ces vieux qui en appellent à la jeunesse, qui affirment placer l'espoir et le dynamisme dans sa volonté finissent par se rendre un à un aux contingences d'une société faite de particularisme et d'individualisme déguisés en solidarité, le pays continue de mourir et tous ces vivants ne sont que des fantômes. Les pauvres voix qui s'élèvent encore ressemblent à des cris de désespoir dans un fracas de mensonges, de fausses promesses et de revendications vécues comme des exutoires.


Par quelle malédiction, alors que le jeu de quilles des boucs émissaires, de ceux qui à un moment ou à un autre ont failli après avoir fait croire au miracle, personne ne semble percevoir qu'ils ont tous été le produit du modèle social orienté vers le paraître et de fausses valeurs.

Pays de palabres et de disputes incessantes, il ne connait pourtant pas de vie politique. Les ferments en sont encore enfermés dans les nécessités de la coutume et du chauvinisme quand ce n'est pas du clanisme!

 

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Lundi 2 juin 2008
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COMITE MAORE

Maison des Droits de l’Homme | BP 1497 Moroni | Union des Comores

 


Moroni le 14 mai 2008

 

 

Messieurs les Ministres,

 

Depuis la victoire militaire contre la rébellion séparatiste anjouanaise représentée par Mohamed Bacar, les contradictions qui minent les relations entre nos deux pays se sont avivées créant une situation détestable.

Les événements survenus depuis mars 2008 ont confirmé aux yeux des Comoriens que la France, puissance mondiale, pratique la loi du plus fort envers les Comores, petit Etat insulaire.

Il s’agit en premier lieu de la fuite de Mohamed Bacar d’Anjouan et de l’accueil spécial qui lui a été réservé.

Comment comprendre et accepter qu’il n’ait pas été arrêté dès son arrivée à Mayotte et renvoyé à Moroni ? La France s’était pourtant engagée à appliquer les sanctions décrétées par l’Union Africaine contre une liste de personnes dont Mohamed Bacar ! Un tel manquement à la parole donnée illustre l’absence de sincérité de la France envers les Comores. Il devient dès lors évident aux yeux des Comoriens que les arguments français sur l’absence d’accords d’extradition entre les Comores et la France, sur la peine de mort aux Comores, ne sont que des simples justificatifs que l’on ne peut servir qu’à plus faible que soi ; que ces arguments confirment les thèses de ceux qui considèrent que la France protège un de ses serviteurs zélés, en somme le soutien français au séparatisme anjouanais

Il s’agit en second lieu du visa Balladur et des pressions françaises pour contraindre le Gouvernement comorien à lever son interdiction d’expulser de Mayotte ceux que la France considère comme étranger.

L’humiliation comorienne a atteint son paroxysme, lorsqu’un Ministre français exigeait des « mesures diplomatiques fermes » contre les Comores qui refuseraient d’accueillir leurs ressortissants expulsés de France. La loi du plus fort apparaît ici toute nue. Car enfin, aux yeux du Monde, c’est la France, qui maintient sous son administration un territoire comorien ; c’est la France qui piétine les nombreuses résolutions de l’ONU sur la question de l’Ile Comorienne Mayotte. Quand la France souligne que les mahorais veulent rester français, la réalité du constat n’enlève en rien le fait qu’il s’agit d’un tour de passe-passe. On n’a jamais vu de consultation fondamentale sur une partie d’un pays. Que nous sachions, malgré plusieurs dizaines d’années de lutte armée des indépendantistes et autonomistes, les Corses n’ont jamais été consultés sur la question de savoir s’ils veulent rester français ou non.

Parce qu’elle est face à plus faible qu’elle, la France renverse les rôles, elle accuse alors que c’est elle qui devrait être sur le banc des accusés avec son accueil d’un rebelle armé, avec son visa imposé dans un pays et qui génère tant de morts, avec sa consultation illégale programmée en 2009.

Il est vrai que le chantage sur l’aide et sur le torpillage des négociations Comores / FMI pour la suppression de la dette ont jusqu’ici donné des résultats. Il est vrai que les menaces l’ont emporté à chaque fois.

La question est de savoir jusqu’à quand le déni de justice et la politique du fait accompli tiendront

Messieurs les Ministres,

Quoique déplaisantes à vos yeux, ces vérités devaient être dites parce qu’elles traduisent les sentiments profonds de tout un peuple, qui même petit et faible en nombre et en ressources, n’en reste pas moins, un peuple comme tous les autres, un peuple digne qui ne renoncera jamais à ses droits, qui ne renoncera jamais, quelles que soient les circonstances, rapport de force, statuts, etc, quel que soit le prix à payer, à défendre sa dignité, son unité, son intégrité territoriale. L’Histoire de tous les peuples du Monde a connu des vicissitudes, nombre d’entre eux ont été opprimés par plus forts mais inexorablement, ils ont fini, avec le soutien d’autres peuples, par faire triompher le droit et la justice. Il en a été ainsi de la France, il en sera ainsi des Comores.

Messieurs les Ministres,

Même si tout indique que votre mission de haut niveau aux Comores est destinée à imposer le fait accompli à Mayotte, nous formulons le vœu de voir vos échanges avec le Gouvernement comorien évoluer et donner de la place aux droits, à la prise en compte des aspirations de tous, au respect mutuel afin d’ouvrir la voie à une solution judicieuse à la question de l’Ile comorienne Mayotte. Nous sommes convaincus, qu’avec un peu de bonne volonté, le génie de nos deux peuples permettrait de trouver une issue qui satisfasse les Comoriens qui réclament un droit inaliénable reconnu à chaque peuple du monde d’exercer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, qui prenne en compte les aspirations de nos compatriotes mahorais ainsi que les intérêts stratégiques de la France en tant que puissance présente dans la zone de l’océan indien. Il convient donc de trouver un compromis intelligent qui permettrait dans le respect du droit international, de satisfaire les différentes parties du conflit qui oppose la France et les Comores depuis 1975.C’est dans cet optique que notre Comité a formulé le paradigme « UN PAYS DEUX ADMINISTRATIONS » et milite pour que le statut singulier de Mayotte soit le reflet fidèle des liens particuliers que les Comoriens ont tissé avec la France.

Mais pour ce faire, les discussions avec vos pendants comoriens devraient porter sur les questions de fond et non sur une aide illusoire ni sur une réglementation absurde de la circulation des biens et des personnes dans un même pays. Les intérêts bien compris de nos deux pays en dépendent. Agir autrement c’est préparer à nos deux pays des lendemains désastreux. Aller à l’essentiel dans vos échanges, c’est notre vœu, notre espoir et notre sollicitation.

Messieurs les Ministres,

Si les relations internationales sont dominées par la loi du plus fort, que deviendra le Monde ? Si les grands pays, membres permanents du Conseil de Sécurité, considèrent que les résolutions de l’ONU ne s’appliquent pas à eux mais uniquement aux petits pays quelles peuvent être les perspectives d’avenir ? Est-il raisonnable de croire que les pays faibles courberont éternellement l’échine ? Quel peut être dans ce contexte l’apport de la France ? Ne gagnerait-elle pas en crédibilité avec une solution courageuse et audacieuse de la question de l’Ile comorienne Mayotte.

L’Histoire de France, prouve s’il en était besoin que face aux grands défis, la France finit toujours par se doter de dirigeants hardis et clairvoyants qui osent aller à contre courant et qui parviennent à maintenir la France aux avant-postes de la démocratie et de la défense du droit. Puissiez-vous en être et contribuer à ouvrir une nouvelle page dans les relations entre nos deux pays.

Veuillez agréer, Messieurs les Ministres, nos salutations distinguées.

 

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Mercredi 14 mai 2008
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Ali ABDOU ELANIOU

Lauréat de la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Bordeaux       

Ancien avocat au barreau de Paris

Avocat à la Cour

 

 

2008-04-29

 

SOMMATONS 1

 

A la requête de la loi démocratique

 

Cela pourrait commencer comme une sommation d’huissier :

« A la requête de la loi démocratique, silencieuse, mais vigilante représentée par n’importe quel citoyen comorien, demeurant n’importe où sur la Terre, nous sommons la classe politique comorienne d’ouvrir le débat sur l’île comorienne de Mayotte…etc… »

La procédure devrait exister et elle devrait être constitutionnelle.

Sommation devrait être adressée à chacune des trois composantes de la nation : la classe politique, la société civile et …la presse. 

Je commence par la classe politique

Car comment comprendre ce silence assourdissant de nos leaders politiques à un moment aussi crucial de notre histoire ?

Quoi donc ? Une décision historique est prise par le gouvernement de l’Union, elle intéresse tous les Comoriens, elle replace le problème mahorais dans son cadre naturel, intangible et véritable et la classe politique s’emmure dans la prudence et attend la suite des événements ?

Libérer ne serait-ce qu’une petite portion de territoire, est au dessus de la force d’un seul homme, quel qu’il soit. Il n’y a aucun exemple dans l’histoire de l’humanité d’un pays libéré par un seul individu. Mayotte sera libéré par nous tous ou elle ne le sera pas.

A Anjouan, nous avons envoyé l’Armée. A Mayotte nous devons envoyer les idées, les propositions, les débats. C’est tout le peuple sans exception, qui doit participer à la grande tâche.

Sur cette question de Mayotte, nous devons réapprendre à être ensemble. Comme nous l’avons été en 1975

Mais je vais trop vite, peut-être ? Dans les années 70 nous avions des partis politiques qui disaient timidement qu’il ne fallait pas accéder à l’indépendance tout de suite. Y en a-t-il aujourd’hui qui pensent qu’il faut attendre demain pour négocier le retour de Mayotte ?

Qui propose d’attendre le referendum annoncé par le Conseil Général maorais ? ?

Si comme je l’espère, personne ne le souhaite,quel est le meilleur moyen d’aboutir  à la réintégration de Mayotte ? Telle est bien la question à laquelle tous les partis politiques doivent apporter une réponse claire  Le débat doit porter sur les moyens, l’objectif ne pouvant décemment être contesté par personne. Cela dit, si d’aventure il se trouvait un parti comorien pour défendre le droit de Mayotte à la sécession, bien sûr, il aurait parfaitement le droit de s’expliquer…… 

 

Mais il ne faudrait à aucun prix laisser l’exécutif décider seul du sort de la nation sous prétexte qu’il est le premier responsable

L’Assemblée de l’Union qui est théoriquement le lieu géométrique de tout ce qui compte dans la vie politique du pays, doit se mobiliser sur la question 24 heures sur 24. ; Nous voulons y suivre un débat historique, y entendre des propositions diverses, voire contradictoires, le meilleur ou le pire, qu’importe ! Il faut que Mayotte revive dans nos cœurs, et que chacun s’exprime.

J’ai vu ces derniers jours à la télé et même dans une certaine presse écrite ce qui ressemble fort à une campagne de dénigrement contre les députés. On a même monté en épingle les 4X4 que les pauvres ont péniblement achetées en empruntant à la Meck des sommes que beaucoup n’ont pas encore fini de payer. Je veux résolument rester naïf et ignorer les raisons de cette démarche plutôt curieuse à un moment où l’intérêt national veut que les différentes composantes de la vie politique comorienne s’unissent. Mais je serais prêt à rejoindre les diffamateurs si tel ou tel député refusait le débat. Imaginez un boxeur qui se dégonflerait  juste avant de monter sur le ring.

J’entends bien, l’Assemblée n’a pas les prérogatives d’une vraie assemblée. Mais elle peut toujours débattre. C’est quand même elle qui légifère, c’est elle qui vote le budget, qui fait marcher l’administration même si elle ne dispose d’aucune sanction directe contre le gouvernement

 

En tout cas, si une rupture réelle survenait entre elle et l’exécutif, celui-ci serait si affaibli que

la France risquerait d’exiger l’inimaginable, pire, de l’obtenir : Par exemple, elle pourrait dire « je vous donne tout ce que vous voulez et vous me laissez tranquille avec vos histoires de Comoriens- qui -se trouvent -chez eux -et qui- ne- peuvent –pas- être expulsés. Faites comme ceux qui vous ont précédés. Ne soyez pas extraordinaires.»

Un discours qu’elle pourrait tenir parce qu’elle sentirait son adversaire abandonné par la représentation nationale. Hé quoi ! Dira-t-on peut-être, la France oserait-elle nous demander de  nous renier une seconde fois ?

Et pourquoi pas ? Nous l’avons bien fait une première fois, non ?

Et pendant que l’Assemblée discute, les chefs des partis politiques doivent investir les médias et nous exposer leur point de vue, ce qu’ils nous proposent, chaque formation doit présenter son manifeste sur Mayotte.

D’ailleurs, je suis certain que si chacun faisait l’effort, tous se rendraient compte bien vite qu’au fond, sur la question, il y a très peu de divergences, et  on tomberait les pieds joints sur la belle unanimité de 1975 et peut-être qui sait ? sur un « Manifeste Commun des partis politiques comoriens sur l’île comorienne de Mayotte »…..

Par contre, si les vieilles querelles devaient continuer à nous miner, les catastrophes seraient pires que celles que nous avons connues.

Ainsi, par exemple, la résurrection du 27 mars ne serait plus qu’un souvenir. Privée de repères, cette jeunesse magnifique qui nous a redonné l’espoir serait si désorientée qu’elle dévierait vite et se tournerait probablement vers les extrémismes si tentants pour toutes les jeunesses du monde.

J’ai à dessein parlé de la classe politique en général sans distinguer entre la majorité et l’opposition, une distinction qui chez nous est assez spécieuse et ne renvoie presque jamais à une réalité palpable. Il n’y a souvent, pour les séparer qu’un mot infirme, frontière mouvante et incertaine, la « mouvance !!»Il y a ceux qui sont de la mouvance et ceux qui ne le sont pas.

Qu’y a-t-il derrière la mouvance ? Difficile à dire, n’est-ce pas ?

Alors ne croyez-vous pas qu’un bon débat nous aiderait à y voir plus clair ? 


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par elaniou commentaires (2)    recommander
Dimanche 11 mai 2008
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UN ALLER SIMPLE ......

 
un aller simple pour maoré, le film d'Agnès Fouilleux

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Nous avons souvent affirmé que la question de Mayotte ne pouvait être échangée contre des accords de coopération.
Les exigences humanitaires imposent cependant l'abolition du visa BALLADUR, c'est d'abord et principalement pour cela que nous donnons place à cette pétition, et parce que ces drames illustrent  plus que tout le forfait accompli depuis 1976

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