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  • : ILES DE LA LUNE-ACTUALITES DES COMORES
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  • : Ce Blog est un travail collectif. Les articles n'engagent que la responsabilité des auteurs . Les commentaires sont libres dès qu'ils respectent la net-étiquette Le qualificatif îles de la lune est semble-t-il le nom que les navigateurs arabes donnaient à l'Archipel des Comores et qui lui est resté.
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  • : 12/12/2006

OU SONT LES LECTEURS

Crédit

La photo de la bannière est de Mustapha ABDOU RAOUF prise à l'occasion de la semaine anti-coloniale en Février 2007
Tous ceux qui  pour une raison ou une autre  veulent  s'en prendre  aux systèmes démocratiques savent  que la manière la plus rapide d'y parvenir  est la guerre! Ainsi, Poutine avec la guerre en Tchetchénie abattit la jeune démocratie russe, ainsi Bush avec le patriot Act enterra les fondements de la Constitution américaine, ainsi Blair éluda l'habeas Corpus et tant d'autres exemples. 

Les COMORES  n'ont pas l'excuse du terrorisme, mais elles ont celui du séparatisme.

A  Anjouan et à la Grande Comore, les libertés sont  chaque jours bafouées.

Certes, à Anjouan, ce n'est pas une nouveauté. Le pouvoir de l'île est dans  la continuité  exercée depuis 1997.  On peut remarquer que le prédicateur Sambi  ne s'est jamais elevé contre des pratiques qu'il a pu observer de très près pendant près de 10 ans, jusqu'à ce qu'elles lui servent aujourd'hui d'alibi. Il n'en a pas placé mot pendant sa campagne électorale , lui qui accédait au poste de gardien de la Constitution.


A la Grande Comore, le putsch de Azali fut l'expression suprême  de cette négation, et depuis que son suuccesseur  occupe le pouvoir,  les journalistes, les hommes politiques,  les  juges  ont pu experimenter une vision  particulière  de l'exercice démocratique.


Tout d'abord  caractérisé  par un défaut total  de transparence,  le régime a emprunté la voie des attaques contre les libertés de voyager, de s'exprimer, puis sombre desormais dans un exercice autocratique dont les textes, les institutions sont exclus. On aboutit à ce paradoxe que la volonté affirmée de rétablir un système démocratique à Anjouan se traduit par des brimades et des abus de droit à Ngazidja et dans une moindre mesure à Mohéli!!!


L'état de guerre, l'état d'urgence  valident ces procédures, pour autant qu'ils soient prononcés. Ils autorisent même sous certaines conditions les réquisitions des  biens publics et privés et un droit d'exception. 
Or, tout se fait et se décide sous l'autorité  du seul chef de l'état par le fait du prince, qui se refuse  à  saisir les organes compétents , se déclarant  investi d'un droit  absolu , sans même que les citoyens aient été informés des nouvelles règles.
Décaisser  des fonds des sociétés publiques, établir des listes de personnes frappées  du sceau du soupçon font partie des armes choisies.
Négocier des accords secrets avec des pays tiers nous plaçant ainsi en position de dépendances et  de débiteurs accuentuant notre vulnérabilité, pendant que notre assemblée, nos ministres et autres exécutifs assistent à tout cela sans pouvoir dire mot.  La lacheté du monde politique est -elle la conséquence de cet autoritarisme ? On peut le supposer!

N'ayant que faire de l'Assemblée,  du Conseil des  Ministres, ayant depuis longtemps  refusé  l'idée même du dialogue il mène la barque de l'état, en donnant hélas, l'impression de naviguer à vue.L'aveuglement sociétal est savamment entretenu par un discours démagogique, facilité, il faut le dire par la médiocrité du camp adverse.

Ce Président a déclaré: "j'ai subi toutes les humiliations...".  Qui donc, les a subies?  Le commerçant prédicateur anjouanais ou le chef de l'état. Car, sans aucun doute , il y a une grande différence entre ces deux  perceptions.


Si c'est le notable anjouanais, c'est un problème d'hommes, au nom duquel il n'y a pas lieu de  soulever toute la nation et de l'engager dans  une aventure dangereuse.
Si c'est le chef de l'état, ce n'est pas lui qui est humilié, mais c'est toute la nation, et la façon dans le discours de s'identifier à l'état revèle une mégalomanie inquiétante.  L'état ce serait lui!  et cela semble d'autant plus vrai qu'il nie à toute autre institution le droit de s'ingérer dans ses choix.

L'histoire nous apprend aussi que bien souvent après les crises , le droit d'exception reste le droit commun, et cela d'autant plus souvent qu'il n'est pas formalisé, et qu'il est imposé par l'exemple.

IL ne s'agit pas dans cette reflexion de nier au chef de l'état le droit de choisir  son mode de réaction. Il s'agit simplement de mettre en exergue que les institutions sont niées, qu'il se refuse à formaliser et encadrer son choix, et donc que c'est à tort qu'il implique la nation dans sa décision, celle ci étant privée du droit de s'exprimer à travers ses representants, et ses organes légitimes;  le discours s'est substitué aux règles, les mots et la démagogie à la forme. 

C'est d'autant plus choquant que jusqu'à ce jour, il ne s'est nullement exprimé sur les conditions à mettre en place pendant la période de transition, et laisse croire qu'en cas de succès de son débarquement, il compte mettre en place une période d'occupation ou s'exerceraient seules les prérogatives de l'Union.
Il oublie que constitutionnellement, c'est encore la population anjouanaise qui devra finaliser son destin, et il est évident que l'occupation de l'île par des forces de l'Union exacerberait le sentiment séparatiste , même chez les citoyens de bonne volonté, surtout si les dégats étaient conséquents.


Il est temps que SAMBI comprenne qu'il a été élu pour exercer une fonction clairement délimitée par notre Constitution et nos lois, qu'il en est le garant et qu'il ne peut agir comme investi d'un droit divin ou absolu. S'l finit par débarquer, si cela est un succès, à cause de tout cela, le goût en sera tout de même amer!
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Lundi 21 janvier 2008
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Lorsqu'une nation prend les armes,  il est essentiel  qu'elle soit  rassemblée  derrière un objectif!  Si cette condition n'est pas  satisfaite,  l'échec et la capitulation  sont souvent  au bout de  l'aventure.
 

En ce qui concerne les Comores,  il  faudrait déja  parvenir à  donner un périmètre  au terme "nation".
 

La tradition,  le communautarisme,  les  choix politiques  ont souvent contribué, hélas, à retrécir  celui ci,  et il est indéniable que la notion d'interêt général est rarement  inscrite  dans  les choix et les actes.  Notre Constitution  sanctionne   l'achevement  de l'éffritement  du sentiment  national.
 

Les choix et les orientations constatées se répartissent non pas derrière un but, mais plutôt en fonction d'interêts à court terme .
 

Tout d'abord, un certain nombre de partisans du Président SAMBi, inconditionnels se rallient à ses décisions d'une façon qu'on pourrait qualifier de religieuse, dans un acte de foi, sans poser les termes et conséquences de ses plans.
 

De la même façon, ceux qui se positionnent comme opposants dénoncent ses choix, sans toujours délivrer un message alternatif et ce contrepied est perçu  par une majorité comme faisant partie d'une stratégie de reconquête , voire même de redéfinition institutionnelle.
 

Il y a cependant ceux qui ne veulent pas aggraver la rupture entre les populations et privilégient les risques de scission dans les coeurs et les esprits.
 

Il y a ceux qui ont adopté la thèse du bouc émissaire et qui veulent avec l'usage de l'arme tracer les nouveaux contours d'un developpement séparé, et ceux là survivent dans les deux camps.
 

Il y a ceux qui traitent des principes et en appellent à la restauration de la démocratie en face, sans toujours voir qu'elle est aussi très malmenée chez eux et s'y mèlent adversaires et partisans de l'usage des armes
 

Il y a ceux qui rêvent d'un archipel uni, pacifique ,regardant vers Mayotte et qui expriment leur foi dans les potentialités et l'espérance d'un futur porteur de dynamisme et d'initiatives. Parmi eux aussi, sont les humanistes , ceux qui envisagent les pertes humaines, les destructions comme une nouvelle page tragique à inscrire dans notre histoire.

Tous cependant ont du mal à définir les moyens pour concrétiser leurs objectifs.

Comme tout serait simple, si les potentats qui nous dirigent lachaient un instant la barre des ambitions à laquelle ils s'agrippent pour nous parler d'avenir, pour nous projeter dans un système futur où ce qui seraient mis en oeuvre d'appelerait progrès .
 

Que le président Sambi nous explique enfin le rôle qu'il veut jouer dans son île,  veut-il laisser à un exécutif élu démocratiquement la latitude nécessaire ou veut-il impulser lui même les actions de son choix, y compris en facilitant l'élection d'un homme de paille?
Est-il prêt à redéfinir le rôle de l'armée avant de l'imposer face à une force de maintien de l'ordre anjouanaise? 
Est il prêt, dans toutes les décisions impliquant les îles à privilégier la concertation et la corresponsabilité plutôt que d'imposer unilatéralement codes legislatifs ou autres lois?

A toutes ces réponses et à bien d'autres il devrait répondre.
Son entourage n'a pas caché qu'un des objectifs était de modifier la constitution!
Dans quel sens? et pour faire quoi? 
En fin de compte, l'adhésion à sa politique de réconciliation apparait comme un choix post-election supplémentaire auquel il devrait se soumettre, car il est certain qu'un projet si lourd de conséquence ne peut se faire sans que les populations recoivent un minimum d'explications et de motivations.  Car, il ne s'agit pas seulement de savoir comment il va faire, mais bien plutôt ce qu'il veut faire à Anjouan.
 

Cependant, beaucoup d'observateurs pensent que ce débarquement annoncé n'aura pas lieu dans la forme affichée. Les coincidences avec la fin du délai fixé par l'Union Africaine font penser que sa posture vise simplement à forcer la main de l'organisation africaine et à lui prêter main forte. D'autres évènements africains, comme les révoltes au Kenya sont venus perturber ses plans.
Une seule chose est certaine, c'est que malgré sa propension aux discours, il n'a pas dévoilé ses intentions profondes, se réfugioant dans les principes et pas dans les projets.
Il faudrait pourtant qu'il parvienne à rassembler derrière un but précis, un projet tangible. Notre constitution n'a jamais été appliquée dans sa plénitude, bien des institutions ne sont pas en place, et les zones juridiques  sujettes à 'interprétation sont encore nombreuses.
Il doit se construire une crédibilité sur l'application qu'il en fera, c'est la condition nécessaire pour définir le but à atteindre, le seul qui vaille sacrifices . Tant qu'il restera dans le flou et les a- priori,  il ne rassemblera pas.
Comment concevoir qu'un projet de réunification puisse se construire avec des populations divisées sur le but et les moyens à atteindre?  N'est il pas urgent de consolider sa légitimité en enoncant un plan concret pour l'après-conflit.

Il semble que tout le monde oublie l'essentiel; c'est que le consenus ne doit pas être obtenu sur le passé, l'eventuelle reconnaissance d'erreurs ici ou là, sur un présent cahotique, mais pour une construction d'avenir.
 

 

 

 

 

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Vendredi 18 janvier 2008
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ADDIS  ABEBA  DECEMBRE 1997


"..les institutions mises en place ne sont que de pure forme. Les lois et les reglements posés ne sont pas
applicables aux Gouvernements. L'arbitraire est érigé en système de Gouvernement. ""
ALI MOUMINE


"Force est de constater que les Constitutions sont faites sur mesures et ne durent que le temps où les hommes qui les font adopter sont au pouvoir."
MOHAMED FAZUL

"Nous aurions aimé savoir si les évènements d'Anjouan où il a été si fortement question de la France n'ont pas donné à celle-ci l'occasion de réexaminer sa position sur l'île COMORIENNE DE Mayotte qui est considérée par tous les apprentis sorciers comme le modèle et la vitrine de la sécession."
ALI ABDOU ELANIOU
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Mardi 15 janvier 2008
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UN ALLER SIMPLE ......

 
un aller simple pour maoré, le film d'Agnès Fouilleux

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