Tous ceux qui pour une raison ou une autre veulent s'en prendre aux systèmes démocratiques savent que la manière la plus rapide d'y
parvenir est la guerre! Ainsi, Poutine avec la guerre en Tchetchénie abattit la jeune démocratie russe, ainsi Bush avec le patriot Act enterra les fondements de la Constitution américaine,
ainsi Blair éluda l'habeas Corpus et tant d'autres exemples.
Les COMORES n'ont pas l'excuse du terrorisme, mais elles ont celui du séparatisme.
A Anjouan et à la Grande Comore, les libertés sont chaque jours bafouées.
Certes, à Anjouan, ce n'est pas une nouveauté. Le pouvoir de l'île est dans la continuité exercée depuis 1997. On peut remarquer que le prédicateur Sambi ne s'est jamais elevé contre des pratiques qu'il a pu observer de très près pendant près de 10 ans, jusqu'à ce qu'elles lui servent aujourd'hui d'alibi. Il n'en a pas placé mot pendant sa campagne électorale , lui qui accédait au poste de gardien de la Constitution.
A la Grande Comore, le putsch de Azali fut l'expression suprême de cette négation, et depuis que son suuccesseur occupe le pouvoir, les journalistes, les hommes politiques, les juges ont pu experimenter une vision particulière de l'exercice démocratique.
Tout d'abord caractérisé par un défaut total de transparence, le régime a emprunté la voie des attaques contre les libertés de voyager, de s'exprimer, puis sombre desormais dans un exercice autocratique dont les textes, les institutions sont exclus. On aboutit à ce paradoxe que la volonté affirmée de rétablir un système démocratique à Anjouan se traduit par des brimades et des abus de droit à Ngazidja et dans une moindre mesure à Mohéli!!!
L'état de guerre, l'état d'urgence valident ces procédures, pour autant qu'ils soient prononcés. Ils autorisent même sous certaines conditions les réquisitions des biens publics et privés et un droit d'exception.
Or, tout se fait et se décide sous l'autorité du seul chef de l'état par le fait du prince, qui se refuse à saisir les organes compétents , se déclarant investi d'un droit absolu , sans même que les citoyens aient été informés des nouvelles règles.
Décaisser des fonds des sociétés publiques, établir des listes de personnes frappées du sceau du soupçon font partie des armes choisies.
Négocier des accords secrets avec des pays tiers nous plaçant ainsi en position de dépendances et de débiteurs accuentuant notre vulnérabilité, pendant que notre assemblée, nos ministres et autres exécutifs assistent à tout cela sans pouvoir dire mot. La lacheté du monde politique est -elle la conséquence de cet autoritarisme ? On peut le supposer!
N'ayant que faire de l'Assemblée, du Conseil des Ministres, ayant depuis longtemps refusé l'idée même du dialogue il mène la barque de l'état, en donnant hélas, l'impression de naviguer à vue.L'aveuglement sociétal est savamment entretenu par un discours démagogique, facilité, il faut le dire par la médiocrité du camp adverse.
Ce Président a déclaré: "j'ai subi toutes les humiliations...". Qui donc, les a subies? Le commerçant prédicateur anjouanais ou le chef de l'état. Car, sans aucun doute , il y a une grande différence entre ces deux perceptions.
Si c'est le notable anjouanais, c'est un problème d'hommes, au nom duquel il n'y a pas lieu de soulever toute la nation et de l'engager dans une aventure dangereuse.
Si c'est le chef de l'état, ce n'est pas lui qui est humilié, mais c'est toute la nation, et la façon dans le discours de s'identifier à l'état revèle une mégalomanie inquiétante. L'état ce serait lui! et cela semble d'autant plus vrai qu'il nie à toute autre institution le droit de s'ingérer dans ses choix.
L'histoire nous apprend aussi que bien souvent après les crises , le droit d'exception reste le droit commun, et cela d'autant plus souvent qu'il n'est pas formalisé, et qu'il est imposé par l'exemple.
IL ne s'agit pas dans cette reflexion de nier au chef de l'état le droit de choisir son mode de réaction. Il s'agit simplement de mettre en exergue que les institutions sont niées, qu'il se refuse à formaliser et encadrer son choix, et donc que c'est à tort qu'il implique la nation dans sa décision, celle ci étant privée du droit de s'exprimer à travers ses representants, et ses organes légitimes; le discours s'est substitué aux règles, les mots et la démagogie à la forme.
C'est d'autant plus choquant que jusqu'à ce jour, il ne s'est nullement exprimé sur les conditions à mettre en place pendant la période de transition, et laisse croire qu'en cas de succès de son débarquement, il compte mettre en place une période d'occupation ou s'exerceraient seules les prérogatives de l'Union.
Il oublie que constitutionnellement, c'est encore la population anjouanaise qui devra finaliser son destin, et il est évident que l'occupation de l'île par des forces de l'Union exacerberait le sentiment séparatiste , même chez les citoyens de bonne volonté, surtout si les dégats étaient conséquents.
Il est temps que SAMBI comprenne qu'il a été élu pour exercer une fonction clairement délimitée par notre Constitution et nos lois, qu'il en est le garant et qu'il ne peut agir comme investi d'un droit divin ou absolu. S'l finit par débarquer, si cela est un succès, à cause de tout cela, le goût en sera tout de même amer!
Les COMORES n'ont pas l'excuse du terrorisme, mais elles ont celui du séparatisme.
A Anjouan et à la Grande Comore, les libertés sont chaque jours bafouées.
Certes, à Anjouan, ce n'est pas une nouveauté. Le pouvoir de l'île est dans la continuité exercée depuis 1997. On peut remarquer que le prédicateur Sambi ne s'est jamais elevé contre des pratiques qu'il a pu observer de très près pendant près de 10 ans, jusqu'à ce qu'elles lui servent aujourd'hui d'alibi. Il n'en a pas placé mot pendant sa campagne électorale , lui qui accédait au poste de gardien de la Constitution.
A la Grande Comore, le putsch de Azali fut l'expression suprême de cette négation, et depuis que son suuccesseur occupe le pouvoir, les journalistes, les hommes politiques, les juges ont pu experimenter une vision particulière de l'exercice démocratique.
Tout d'abord caractérisé par un défaut total de transparence, le régime a emprunté la voie des attaques contre les libertés de voyager, de s'exprimer, puis sombre desormais dans un exercice autocratique dont les textes, les institutions sont exclus. On aboutit à ce paradoxe que la volonté affirmée de rétablir un système démocratique à Anjouan se traduit par des brimades et des abus de droit à Ngazidja et dans une moindre mesure à Mohéli!!!
L'état de guerre, l'état d'urgence valident ces procédures, pour autant qu'ils soient prononcés. Ils autorisent même sous certaines conditions les réquisitions des biens publics et privés et un droit d'exception.
Or, tout se fait et se décide sous l'autorité du seul chef de l'état par le fait du prince, qui se refuse à saisir les organes compétents , se déclarant investi d'un droit absolu , sans même que les citoyens aient été informés des nouvelles règles.
Décaisser des fonds des sociétés publiques, établir des listes de personnes frappées du sceau du soupçon font partie des armes choisies.
Négocier des accords secrets avec des pays tiers nous plaçant ainsi en position de dépendances et de débiteurs accuentuant notre vulnérabilité, pendant que notre assemblée, nos ministres et autres exécutifs assistent à tout cela sans pouvoir dire mot. La lacheté du monde politique est -elle la conséquence de cet autoritarisme ? On peut le supposer!
N'ayant que faire de l'Assemblée, du Conseil des Ministres, ayant depuis longtemps refusé l'idée même du dialogue il mène la barque de l'état, en donnant hélas, l'impression de naviguer à vue.L'aveuglement sociétal est savamment entretenu par un discours démagogique, facilité, il faut le dire par la médiocrité du camp adverse.
Ce Président a déclaré: "j'ai subi toutes les humiliations...". Qui donc, les a subies? Le commerçant prédicateur anjouanais ou le chef de l'état. Car, sans aucun doute , il y a une grande différence entre ces deux perceptions.
Si c'est le notable anjouanais, c'est un problème d'hommes, au nom duquel il n'y a pas lieu de soulever toute la nation et de l'engager dans une aventure dangereuse.
Si c'est le chef de l'état, ce n'est pas lui qui est humilié, mais c'est toute la nation, et la façon dans le discours de s'identifier à l'état revèle une mégalomanie inquiétante. L'état ce serait lui! et cela semble d'autant plus vrai qu'il nie à toute autre institution le droit de s'ingérer dans ses choix.
L'histoire nous apprend aussi que bien souvent après les crises , le droit d'exception reste le droit commun, et cela d'autant plus souvent qu'il n'est pas formalisé, et qu'il est imposé par l'exemple.
IL ne s'agit pas dans cette reflexion de nier au chef de l'état le droit de choisir son mode de réaction. Il s'agit simplement de mettre en exergue que les institutions sont niées, qu'il se refuse à formaliser et encadrer son choix, et donc que c'est à tort qu'il implique la nation dans sa décision, celle ci étant privée du droit de s'exprimer à travers ses representants, et ses organes légitimes; le discours s'est substitué aux règles, les mots et la démagogie à la forme.
C'est d'autant plus choquant que jusqu'à ce jour, il ne s'est nullement exprimé sur les conditions à mettre en place pendant la période de transition, et laisse croire qu'en cas de succès de son débarquement, il compte mettre en place une période d'occupation ou s'exerceraient seules les prérogatives de l'Union.
Il oublie que constitutionnellement, c'est encore la population anjouanaise qui devra finaliser son destin, et il est évident que l'occupation de l'île par des forces de l'Union exacerberait le sentiment séparatiste , même chez les citoyens de bonne volonté, surtout si les dégats étaient conséquents.
Il est temps que SAMBI comprenne qu'il a été élu pour exercer une fonction clairement délimitée par notre Constitution et nos lois, qu'il en est le garant et qu'il ne peut agir comme investi d'un droit divin ou absolu. S'l finit par débarquer, si cela est un succès, à cause de tout cela, le goût en sera tout de même amer!
par nasal
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Lundi 21 janvier 2008
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