Certes, il peut paraître un peu aventureux d'évoquer ce sujet, alors même que les opérations décisives à Anjouan n'ont pas
débuté! Néammoins, les déclarations dans sa dernière conférence de presse d'un chef d'état major décidemment bien bavard interpellent.
Citons le:
« L'AND fera donc ce qui est nécessaire, pour préserver la sécurité et la paix civile et faire respecter la Loi, en instaurant, au besoin et aussi longtemps qu'il le faudra, un couvre feu jusqu'à ce que la Justice soit en mesure de faire son travail ».
« Ceux qui pensent que le débarquement ne se justifie pas doivent bien admettre malheureusement que toutes les voies ont été épuisées et que Mohamed Bacar n'a même pas daigné saisir la dernière chance qui lui a été offerte » a poursuivi le Chef d'Etat-major.
Disons tout de suite qu'un chef militaire n'a pas à légitimer son emploi. La seule raison qui légitime son rôle, c'est qu'il est là pour obéir.....ses compétences se limitent à imaginer une stratégie et à la mettre en oeuvre. Ce n'est pas à lui de décider s'il reste le seul recours possible dans un conflit, surtout quand il s'agit de combattre son propre peuple. Sinon, on est en droit de lui demander jusqu'à quel point, l'armée qui est employée contre des civils et qui n'hesite pas quelquefois à tirer contre des manifestants est dans un rôle autre que celui de la simple obéissance aux ordres, étant entendu que le rôle d'une armée n'est pas de defendre un Régime, mais un pays, une nation.
Ainsi, payé pour obéir et faire ce qu'on lui demande, il n'a pas à porter d'appréciation !
Ceci dit, il sort de son rôle en se positionnant en partie prenante dans un conflit institutionnet, et donc il est légitime de se demander quel sera sa position dans l'après conflit.
Contenir les élements éventuels de la rebellion qui subsisteraient! Soit!
Quoi qu'il en soit, c'est notre législation qui devra determiner le sort des rebelles, et non pas le chef d'état major. C'est à la lecture de notre code pénal que les sanctions devront être décidées, et s'il faut les livrer à la justice, ce n'est pas au chef d'état major d'en décider, pas plus qu'il ne lui appartient de juger si notre justice est en mesure de faire son travail. Il y a là une arrogance qui bafoue la démocratie qu'il pretend vouloir restaurer. L'armée n'est qu'un instrument de defense et ne sera jamais un instrument démocratique.
De la même façon, le couvre-feu ne peut être décidé par un militaire, mais par le seul gouvernement, le militaire n'étant là que pour le faire respecter s'il en a reçu l'ordre.
Le rôle de notre armée, sujet à controverse depuis longtemps restera plus que jamais d'actualité. S'il est évident qu'une occupation militaire de l'île d'Anjouan sera instaurée, elle ne saurait s'accompagner d'une administration militaire qui disposerait des libertés !
Alors même qu'il est question que le commandement des forces alliées soit remis à la Tanzanie, il ne faudrait pas que notre chef d'état major prenne sa revanche en instaurant à Anjouan des debordements facheux, ni même que le Président Sambi se laisse déborder par lui, car quoi qu'on en dise, il y a bien à Anjouan, comme dans les autres îles, une opposition à ce dernier. Le sacrifice qui est demandé à la nation avec ce debarquement, les renoncements induits dans cette guerre fratricide ne sauraient faire le jeu de profiteurs, fussent-ils armés.
Evoquant les deux alternatives qui restaient à Bacar... le colonel Salimou a par ailleurs déclaré: " je préfère qu'il nous attende", montrant ainsi que le débarquement était devenu une fin en soi , plutôt que la résolution du conflit, ce qui laisse ouverte la question des éventuels profits que certains souhaiteraient en tirer, qu'il s'agisse de gloire ou de pouvoir.
L'objectif reste et doit rester celui du respect du droit, de la Constitution, de l'Unité du pays, et du droit des anjouanais à exercer librement leur droit de vote.
Citons le:
« L'AND fera donc ce qui est nécessaire, pour préserver la sécurité et la paix civile et faire respecter la Loi, en instaurant, au besoin et aussi longtemps qu'il le faudra, un couvre feu jusqu'à ce que la Justice soit en mesure de faire son travail ».
« Ceux qui pensent que le débarquement ne se justifie pas doivent bien admettre malheureusement que toutes les voies ont été épuisées et que Mohamed Bacar n'a même pas daigné saisir la dernière chance qui lui a été offerte » a poursuivi le Chef d'Etat-major.
Disons tout de suite qu'un chef militaire n'a pas à légitimer son emploi. La seule raison qui légitime son rôle, c'est qu'il est là pour obéir.....ses compétences se limitent à imaginer une stratégie et à la mettre en oeuvre. Ce n'est pas à lui de décider s'il reste le seul recours possible dans un conflit, surtout quand il s'agit de combattre son propre peuple. Sinon, on est en droit de lui demander jusqu'à quel point, l'armée qui est employée contre des civils et qui n'hesite pas quelquefois à tirer contre des manifestants est dans un rôle autre que celui de la simple obéissance aux ordres, étant entendu que le rôle d'une armée n'est pas de defendre un Régime, mais un pays, une nation.
Ainsi, payé pour obéir et faire ce qu'on lui demande, il n'a pas à porter d'appréciation !
Ceci dit, il sort de son rôle en se positionnant en partie prenante dans un conflit institutionnet, et donc il est légitime de se demander quel sera sa position dans l'après conflit.
Contenir les élements éventuels de la rebellion qui subsisteraient! Soit!
Quoi qu'il en soit, c'est notre législation qui devra determiner le sort des rebelles, et non pas le chef d'état major. C'est à la lecture de notre code pénal que les sanctions devront être décidées, et s'il faut les livrer à la justice, ce n'est pas au chef d'état major d'en décider, pas plus qu'il ne lui appartient de juger si notre justice est en mesure de faire son travail. Il y a là une arrogance qui bafoue la démocratie qu'il pretend vouloir restaurer. L'armée n'est qu'un instrument de defense et ne sera jamais un instrument démocratique.
De la même façon, le couvre-feu ne peut être décidé par un militaire, mais par le seul gouvernement, le militaire n'étant là que pour le faire respecter s'il en a reçu l'ordre.
Le rôle de notre armée, sujet à controverse depuis longtemps restera plus que jamais d'actualité. S'il est évident qu'une occupation militaire de l'île d'Anjouan sera instaurée, elle ne saurait s'accompagner d'une administration militaire qui disposerait des libertés !
Alors même qu'il est question que le commandement des forces alliées soit remis à la Tanzanie, il ne faudrait pas que notre chef d'état major prenne sa revanche en instaurant à Anjouan des debordements facheux, ni même que le Président Sambi se laisse déborder par lui, car quoi qu'on en dise, il y a bien à Anjouan, comme dans les autres îles, une opposition à ce dernier. Le sacrifice qui est demandé à la nation avec ce debarquement, les renoncements induits dans cette guerre fratricide ne sauraient faire le jeu de profiteurs, fussent-ils armés.
Evoquant les deux alternatives qui restaient à Bacar... le colonel Salimou a par ailleurs déclaré: " je préfère qu'il nous attende", montrant ainsi que le débarquement était devenu une fin en soi , plutôt que la résolution du conflit, ce qui laisse ouverte la question des éventuels profits que certains souhaiteraient en tirer, qu'il s'agisse de gloire ou de pouvoir.
L'objectif reste et doit rester celui du respect du droit, de la Constitution, de l'Unité du pays, et du droit des anjouanais à exercer librement leur droit de vote.



Soudan, ni la Lybie, ni la Tanzanie, ni le Senegal qui étaient
en charge de notre réconciliation. Ces quatres pays n'ont pas mandat de l'union Africaine, de l'Union Européenne et de ceux qui nous ont parrainés et dont nous avions accepté le rôle.
Nous offrons ainsi au monde le spectacle de notre impuissance,. de notre amateurisme, de nos contradictions, après celui de notre pauvreté absolue;
Vous avez réagi!