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Le  document, datant de 1978  dont le titre "une histoire d'amour et de haine" est des auteurs du blog(incomplet, car non libre de droits ) peut être acquis dans le catalogue de l'INA sous la réfrence : Mayotte la Française
déjà, on entendait des mots comme "ces gens là..."
"Le commencement est un extrait du JT du 1/04/1976

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Samedi 14 novembre 2009
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12 NOVEMBRE COMORIEN : NON AU RENONCEMENT ET AUX COMPROMISSIONS SUR NOTRE SOUVERAINETE NATIONALE

1/Tous les murs ne sont pas tombés

Cette année est particulière, pour la commémoration comorienne du 12 novembre, jour de l’admission des Comores aux Nations Unies, comme pays indépendant «composé des îles d’Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli». Partant, la France en organisant son référendum de départementalisation de l’île comorienne de Mayotte, continue bel et bien à défier impunément la Communauté internationale..

Comment comprendre qu’à l’heure où l’Europe célèbre la chute du mur de Berlin et la réunification de la grande Allemagne, la France impose et entretient un mur maritime entre Mayotte et les 3 autres îles soeurs comoriennes ? Comment comprendre cet abandon, par la diplomatie comorienne, de la souveraineté comorienne sur Mayotte?

2/ Une revendication qui ne peut être détournée

Pour leur part, les associations signataires de ce document, ne transigeront à aucun prix sur la souveraineté et l'intégrité comoriennes qui ne peuvent, ô grand jamais, être ni cessibles ni négociables. Nous continuerons donc  à dénoncer la collusion des autorités comoriennes avec les intérêts français, sur le traitement de la question du retour de Mayotte  dans son ensemble naturel. En effet, en dépit du constat de faillite induite par le marché de dupes imposé par la partie française depuis plus de trois décennies, le Président Sambi n'a de cesse de s'enferrer dans un huis-clos stérile et nuisible aux intérêts des Comores et des Comoriens. Sa dernière sortie lors de la 64 ème session des Nations Unies, est l'annonce impromptue en guise d'offrande expiatoire, de la fameuse proposition  « un état, deux administrations », en échange d'hypothétiques accords de coopération incongrus, qui n'ont de coopération que le nom. Autant de gages accordés aux autorités françaises et qui éloignent d'autant l'arbitrage du contentieux franco-comorien sur Mayotte par les instances et la Communauté internationales

Les associations signataires de ce document s'inscrivent en faux :

            - contre la thèse selon laquelle, "Il faut revoir notre façon d'appréhender le contentieux franco-comorien sur Mayotte, puisque rien ne bouge depuis plus de 30 ans" Soit ! Mais le hic, c'est qu'il s'avère,  que ce sont, en l'occurrence les Comores ou plus exactement, les autorités comoriennes, qui ont du mal à bouger, sinon pour servir de force supplétive à l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte. Et ce, en dépit des multiples atouts qui militent en leur faveur (résolutions internationales, contexte mondial vers la réunification et la suppression des frontières, mise en cause de la politique coloniale d'exploitation d'assimilation et d'acculturation dans les départements et territoires d'Outre-mer , les dénonciations récurrentes des associations des droits de l'Homme sur les fréquentes  violations par la France des droits humains à Mayotte et puis surtout, l'application stricto sensu de la Constitution comorienne…),

            - contre la thèse fréquemment rebattue ces derniers jours, selon laquelle," il faut dorénavant composer et ouvrir une nouvelle page après la départementalisation de Mayotte". Les associations signataires de ce document, estiment que la départementalisation ne peut en aucun cas être une fin en soi, si on en juge par l'exemple algérien. D'un autre côté, Il n'y a pas lieu aujourd'hui, d'ouvrir une nouvelle page, dans la mesure où la première n'a jamais été écrite. Tout reste donc à faire : une politique volontariste et une diplomatie offensive sont requises pour cela !

            - contre un prétendu rapport de force en faveur de la France. N'en déplaise à certains, en dépit de la politique de déstabilisation, du fait accompli et de la loi du plus fort de la puissance occupante, les associations signataires de ce document réfutent et dénoncent en passant, cette campagne de désinformation qui n'a aucun fondement. Confiantes qu'elles sont, sur la justesse de leur cause, garantie et étayée par des arguments imparables et par les différentes résolutions des instances internationales, souvent torpillées paradoxalement par les autorités comoriennes elles-mêmes, ces associations déplorent profondément cette défection récurrente des autorités comoriennes. Et ce, d'autant plus qu'en face, les autorités françaises n'ont à opposer que la force et l'arrogance comme arguments. Et le grand paradoxe comorien réside dans le fait que les Comores depuis plus de trois décennies persistent et se complaisent à raser les murs, face à une puissance française paternaliste et à court d'arguments, mais néanmoins vulnérable et maladivement jalouse de son statut maintes fois usurpé de "berceau des droits de l'Homme". La France aura beau être, selon certains, "une puissance mondiale (membre du Conseil de sécurité) et régionale, département de la Réunion, liens particuliers avec les Comores"…, son entreprise d'occupation de l'île comorienne de Mayotte, est tôt ou tard vouée à l'échec. Car le peuple comorien a l'avantage d'avoir pour lui, la force du droit, la force de la loi et puis surtout, il a foi à son noble engagement, avec abnégation, esprit de sacrifice et don de soi

3/ une proposition trompe-l’œil

Il est acquis pour les signataires de ce document, que la proposition  « un état, deux administrations » sortie du chapeau du Président comorien, lors de cette 64 ème session de l'ONU, a pour finalité de plomber les démarches entreprises par "le Comité des 7" selon une technique bien rodée du Président Sambi, qui consiste à faire semblant d'en faire le plus possible (du haut des tribunes des instances internationales, dans les médias etc.) tout en se livrant en douce à ses basses besognes, pour le grand malheur de son peuple ( application stricto sensu du "Visa Balladur mortifère" et silence assourdissant sur ses 8000 morts comoriens, complicité agissante lors d'actes qui peuvent être qualifiés de crimes contre l'humanité, dont les déplacements forcés [expulsions] de Comoriens originaires des 3 autres îles soeurs [soi-disant immigrés clandestins] sur un même territoire comorien [soi-disant Mayotte française]).

Par ailleurs le concept "un Etat, deux administrations" implique l'administration de Mayotte par la France en remettant gravement en cause et la souveraineté et l'intégrité des Comores, dans ses frontières nationalement et internationalement reconnues. Un concept et une souveraineté résolument antinomiques.

Au nom de quoi les Comoriens devraient-ils faire une telle concession ? De l’histoire ? Cela voudrait dire qu’un pays colonisateur dispose désormais d’un droit absolu de regard sur ses anciennes colonies !  De l’état de notre économie, de notre pauvreté ? Cela voudrait dire qu’un état disposerait du moyen de se débarrasser d’une partie de sa population pour la confier à un autre……en poussant à l’extrême le raisonnement…voilà qui bouleverserait les principes de coopération et d’aide économique !

L’importance de la part de l’état français dans le budget de Mayotte et le solde négatif pour la métropole française, démontrent à l’évidence que les intérêts de l’Etat français sont autre que financiers, contrairement à ceux des mahorais : zone maritime et de pêche, centre d’écoute, présence dans le Canal du Mozambique face à l’Afrique du Sud orientale, et qu’ils comptent faire perdurer au prix de la négation d’elle-même de toute une population, dont elle prétend cependant respecter son droit à disposer d’elle-même.

S'agissant du concept "un Etat, deux systèmes", nombreux sont ceux qui arguent de la nécessité de mettre sur la table des propositions, voire des concessions, et que la définition du processus conduisant à cet hypothétique terme, relève de la négociation et non du préalable. En ajoutant tout de suite : Mais au moment d’éventuelles négociations, quelle est donc la concession que nous n’aurions pas déjà faite ? Elle est simplement contenue dans la nature même de la proposition. Et dans le concept : « un état, deux administrations », c'est-à-dire dans la reconnaissance d’une légitimité de la France à administrer Mayotte. Ce que nous avons toujours rejeté, en invoquant le droit international et les droits régaliens que nous confèrent la Constitution comorienne, souvent violée par celui-là même qui en est le garant : le Président comorien. 

4/ au delà du droit international, les droits des mahorais

Il convient alors de mettre en parallèle cette proposition et l’éventualité de son application avec la situation actuelle et de s’interroger sur la forme induite par l’administration française. Etant entendu, qu'il n'échoit à personne, le droit de dénier  à qui que ce soit, le droit d'opter pour la nationalité de son choix à Mayotte. Et en l'occurrence, la nationalité française. Il existe bien des Comoriens de nationalité française à la Grande Comore, à Mohéli, à Anjouan et même en France. D'un autre côté, aucune autorité, aucune puissance ne peut étayer, preuve à l'appui, la non appartenance de la terre maoraise à son ensemble nature : l'archipel des Comores..  

La population comorienne maoraise, comme toutes les populations autochtones ou indigènes a des droits reconnus internationalement et que lui dénie la France.  D’autres que nous les ont soulignés en relevant le refus de la France de ratifier la Convention 169 des peuples indigènes ...Ainsi, toute administration par la France de Mayotte qui se conformerait au statut quo actuel devait  être proscrite à moins de la contraindre à ratifier la convention. (Voir les annexes)

 S'agissant des habitants de l'île comorienne de Mayotte, il convient de dénoncer ici l'entreprise d'épuration et de "décomorisation" tous azimuts, la destruction du tissu social, le phénomène d’acculturation systématique dans l'éducation, et les tentatives vaines de laminage des  traditions comoriennes. Tout cela dans un but précis d'entretenir et d'attiser les divisions et les différences, génératrices de haine, de xénophobie et de rejet de l'autre. 

Au-delà de la revendication territoriale, il faut exiger le respect de la spécificité maoraise, que nous voulons tous pérenne  et qui ne saurait trouver l’expression complète dans des mascarades de  consultations électorales non reconnues par les NATIONS UNIES  et partant illégales et de surcroît nulles et non avenues  .

5/ Une urgence ignorée

Du reste, les tenants comoriens de la politique de capitulation et de mendicité, au lieu de tirer les leçons de leur échec, n'ont de cesse de persister dans leurs erreurs, en évoquant, qui la fatalité, qui la crise, qui les conflits de compétences entre iles autonomes et l'Union… en s'interdisant toutefois, quoi que ce soit qui puisse toucher de près ou de loin, à l'occupation par la France de l'île comorienne de Mayotte. Et ce, en dépit des arguments et autres pièces à conviction redoutables en leur possession, de peur de s'attirer les foudres de leurs contempteurs français.

A toujours traiter la France avec déférence et à multiplier les actes d'allégeance pour s'attirer faveurs et bienveillances, les tenants du précepte "un Etat, deux administrations" en viennent à vider l'Etat de l'essentiel de ses attributs : la souveraineté, l'intégrité et la dignité. Sans pour autant étancher la soif de domination des autorités françaises, qui viennent pourtant, de leur signifier une cinglante fin de non recevoir. Ainsi, rien ne peut venir troubler la quiétude, la sérénité, la résignation et la capitulation sans condition des autorités comoriennes dans ce marché de dupes. Rien !  Ni les manœuvres de déstabilisation fomentées par les autorités françaises, ni les actes d'humiliations et de provocations, ni les atteintes graves à la souveraineté comorienne, ni les calvaires et autres souffrances endurés à Mayotte par les Comoriens des autres îles, abandonnés et livrés à eux-mêmes, dans un milieu hostile où règnent en maître, la haine, le mépris et les actes d'humiliation… s'ils ne sont pas morts noyés.

Les signataires de ce document ne peuvent comprendre ni accepter que les tenant du concept "un Etat, deux systèmes" aient préféré, tout en étant en position de force, brader  au préalable, la souveraineté et   l' intégrité de leur pays, sans jamais réfléchir sur les conséquences d'un acte qui ne peut que nuire aux intérêts des Comores et des Comoriens, tout en observant par ailleurs, un silence coupable

            - sur l'hécatombe en mer, illustrée par près de 8.000 morts provoqués par un "Visa Balladur criminogène et mortifère", puisque le pouvoir Sambi parle à l'instar de ses contempteurs français, de mesures pour mettre fin à l'émigration vers Mayotte des clandestins comoriens. Un simple accord sur la circulation des personnes, ne préjuge pourtant pas du sort futur des entités insulaires, même si le Ministre des affaires étrangères comorien a déclaré que celui-ci serait contraire aux intérêts comoriens.

            - sur la levée par le Président Sambi, de la mesure d'interdiction d'expulser des Comoriens de la terre comorienne de Mayotte, vers les autres îles. Une mesure signifiée jadis et à juste titre aux autorités françaises par leurs homologues comoriens. Le Gouvernement comorien a-t-il négocié le sort des candidats à l’émigration ?

6/ une célébration pour le peuple d’abord, loin des calculs politiques

Ce 12 Novembre, une fois de plus, les patriotes comoriens doivent rappeler au monde qu’il existe encore un mur plus mortel que celui de BERLIN, dans l’océan indien !  Les Comoriens doivent dénoncer l’instrumentalisation de leur malheur à des fins populistes et électoralistes. Les Comoriens doivent se révolter contre la complicité d’un groupe d’individus qui prétend disposer de leur avenir sans les entendre.

Ce 12 Novembre devrait en principe être un hommage aux "expulsés comoriens", aux opprimés comoriens et surtout "aux morts Balladur" sacrifiés sur l'autel de la coopération française. Il eût été opportun et méritoire pour l'occasion, qu’une épitaphe fût dédiée à ces derniers : « Morts à cause du mur des intérêts, de l’indifférence et de la barbarie ».

Ainsi, de plus de trois décennies d'échecs, en occasions manquées, le bon sens devrait aujourd'hui inciter les tenants de "un Etat, deux systèmes" à monter non "un gadget", mais une vraie machine de guerre au sein du Ministère des Affaires Extérieures, pour coordonner le travail de fourmis fait par des associations depuis plus de 30 ans, en y associant les partis et les classes politiques, avec la caution et le soutien actif et ô combien efficace, des institutions comoriennes. Quant aux autorités françaises, elles se grandiraient en promouvant des rapports harmonieux, dans le sens d'une vraie entente et d'une réelle réconciliation franche et sans ambigüité, entre Comoriens des 4 (quatre) îles et non, dans une logique d'exclusion, de division, d'ostracisme et de confrontation. Autrement, tout le tintamarre autour du concept "un Etat, deux systèmes", n'est que marché de dupes et manœuvres dérisoire de diversions, destinés plutôt à consolider l'occupation par la France de l'île comorienne de Mayotte..

Pour les associations signataires de ce document, le concept "un Etat, deux systèmes" équivaut pour le coup, à un cautère sur une jambe de bois :

            - Un Etat ? Il n'y en a point. Nous disposons en effet d'un ersatz d'Etat qui survit de la mendicité, sans parlement, avec une justice aux ordres, une constitution à l'image du chef, gangrené par une corruption tous azimuts…

            - Quant aux 2 systèmes préconisés à Mayotte, en dehors du fait qu'ils peuvent être attentatoires à la souveraineté, à l'intégrité, à l'indépendance et à la stabilité des Comores, force est de reconnaître, qu'ils ont toujours été d'actualité et effectivement de mise, sous le régime de Sambi, au point de n'en faire qu'un seul système. Le système Sambi ayant toujours fait allégeance à l'administration française à Mayotte.

Lorsque le 21 juillet 2005, autour de Youssouf Moussa, Idriss et El-BAK, les associations de la société civile, scellent à Paris (Belleville), le pacte qui fait du 12 novembre, une journée dédiée à la lutte contre le séparatisme et plus particulièrement, contre l'occupation illégale par la France, de l'île comorienne de Mayotte, il en allait de soi pour tout le monde, que le triptyque souveraineté, intégrité et unité, ne pouvait que tenir lieu de réceptacle.

 

Et c'est la raison pour laquelle, aux côtés des véritables amis des Comores,

- La GAC (Guilde des Artistes Comoriens)

         guilde_des_artistes_comoriens_gac@hotmail.com

- L'ACDH (Association Comorienne des Droits de l'Homme)

         acdh-France@wanadoo.fr

- Le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores)

         gritac_2000@yahoo.fr 

- SOS DEMOCRATIE COMORES :

         sosdemocratiecomores@wanadoo.fr

- Le CAAC (Collectif des Associations des Amis des Comores)

         comores_masiwamane@yahoo.fr

- DIASCOM (Coordination des Associations de la Diaspora Comorienne)

         diascom.diascom@gmail.com

- AFAC (Association Française des Amis des Comores)

         afaccomores@yahoo.fr

 

n'ont de cesse de se battre pour entretenir la flamme de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité des Comores, allumée un certain 12 novembre 1975, par la Communauté et les organisations internationales et nationales, dans la foulée de la proclamation unilatérale de l'indépendance des Comores, le 6 juillet 1975

 

                                                                                     Le 12 novembre 2009 

 

            - 

 

ANNEXES

           

Extrait d’un article paru dans «  le grand Soir » le 25 juin 2009

Il est également très intéressant de relever les « oublis ». La France qui s’honore donc de ratifier la majorité des Conventions de l’OIT s’est bien gardée de ratifier la Convention 169 concernant les peuples indigènes et tribaux entrée en vigueur le 5 Septembre 1991 dont suit ci-après le préambule comme si elle n’était pas concernée.

Convention (No 169) concernant les peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants

Adoptée par la Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail à sa soixante-seizième session, le 27 juin 1989

Entrée en vigueur : le 5 septembre 1991

La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail,

Convoquée à Genève par le Conseil d’administration du Bureau international du Travail, et s’y étant réunie le 7 juin 1989, en sa soixante-seizième session,

Notant les normes internationales énoncées dans la convention et la recommandation relatives aux populations aborigènes et tribales, 1957 ;

Rappelant les termes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et des nombreux instruments internationaux concernant la prévention de la discrimination ;

Considérant que, étant donné l’évolution du droit international depuis 1957 et l’évolution qui est intervenue dans la situation des peuples indigènes et tribaux dans toutes les régions du monde, il y a lieu d’adopter de nouvelles normes internationales sur la question en vue de supprimer l’orientation des normes antérieures, qui visaient à l’assimilation ;

Prenant acte de l’aspiration des peuples en question à avoir le contrôle de leurs institutions, de leurs modes de vie et de leur développement économique propres et à conserver et développer leur identité, leur langue et leur religion dans le cadre des Etats où ils vivent ; (souligné par Comaguer)

Notant que, dans de nombreuses parties du monde, ces peuples ne peuvent jouir des droits fondamentaux de l’homme au même degré que le reste de la population des Etats où ils vivent et que leurs lois, valeurs, coutumes et perspectives ont souvent subi une érosion ;

Appelant l’attention sur la contribution particulière des peuples indigènes et tribaux à la diversité culturelle et à l’harmonie sociale et écologique de l’humanité ainsi qu’à la coopération et à la compréhension internationales ;

Notant que les dispositions ci-après ont été établies avec la collaboration des Nations Unies, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et de l’Organisation mondiale de la santé ainsi que de l’Institut indigéniste interaméricain, aux niveaux appropriés et pour leurs domaines respectifs, et que l’on se propose de poursuivre cette coopération en vue de promouvoir et d’assurer leur application ;

Après avoir décidé d’adopter diverses propositions concernant la révision partielle de la convention (No 107) relative aux populations aborigènes et tribales, 1957, question qui constitue le quatrième point à l’ordre du jour de la session ;

Après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d’une convention internationale révisant la convention relative aux populations aborigènes et tribales, 1957,

Adopte, ce vingt-septième jour de juin mil neuf cent quatre-vingt-neuf, la convention ci-après, qui sera dénommée Convention relative aux peuples indigènes et tribaux,

La France coloniale n’a pas pu ratifier ce texte qui, à l’exception de l’ile de la Réunion inhabitée avant la colonisation, remet directement en cause le statut des départements et territoires d’Outre-mer, et aurait interdit la tenue récente du référendum organisé pour accorder le statut de DOM à Mayotte.

Et les divers textes relatifs aux droits des peuples autochtones ou indigènes

http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/fr/drip.html

http://www.ilo.org/ilolex/cgi-lex/convdf.pl?C169    non ratifié par la France

 

 

 

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Jeudi 12 novembre 2009
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April 3rd, 2009 ·.

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olivier_carer11Par Olivier Carer

Dans l’actualité, un clou chasse l’autre. Les gesticulations du G20 ont fait déjà oublier le référendum de Mayotte dont l’improbable score de 95%, digne d’une république bananière, aurait dû susciter à lui seul le doute.

En écoutant distraitement le 20 heures, Mimile, dans le fond de son fauteuil, s’est bien sûr senti flatté de savoir qu’en 2009, 200 000 africains de culture musulmane de cet ilot perdu de l’Océan indien voulaient devenir Français comme lui. Personne ne peut lui en vouloir de ne pas avoir mesuré pour la France les conséquences démographiques, identitaires ou financières de cette incongruité institutionnelle ; pas davantage, il n’aura remarqué le paradoxe d’une départementalisation outre mer à l’heure de la suppression du département dans l’hexagone.

Côté politique, on aura attendu vainement, notamment des partis nationaux, un communiqué de dénonciation de cette pitrerie électorale et politique.

Comme contribuables, comme citoyens français, nous avons un intérêt à agir pour contester devant le Conseil Constitutionnel la légalité de cette pantomime électorale: Si des avocats spécialisés voulaient bien y travailler, les motifs d’annulation à faire valoir sont nombreux et, peut-être, décisifs:

- Illégalité de l’annexion

Le principe même du référendum est illégal s’agissant de l’annexion pure et simple d’un territoire faisant partie historiquement d’un pays devenu un état indépendant. Comme tous les nations décolonisées, les Comores ont droit à l’application du principe d’intangibilité des frontières qui interdit à une puissance coloniale de découper les régions en fonction de résultats partiels. En l’occurrence, le référendum de 1975 sur lequel s’appuie l’actuelle procédure référendaire a été jugé illégale au regard du droit international par l’ONU et l’Unité Africaine.

- Illégalité de la procédure

Le rattachement plein et entier à la France de 200 000 personnes -qui seront un million dans dix ans- exige à tout le moins l’accord des Français, c’est-à-dire un référendum en France. Sauf à admettre une conception au rabais de la nationalité française et ouvrir la voie à toutes les dérives ultérieures, la citoyenneté française ne peut s’acquérir par une manifestation unilatérale de volonté. Comme pour la Nouvelle Calédonie en son temps, la question de Mayotte exigeait un référendum concomitant sur le territoire français.

- Irrégularités des conditions du vote

En l’absence d’état civil fiable, le référendum a été organisé avec des listes électorales approximatives, non contrôlables, constituées sans même pouvoir déterminer la nationalité des votants.

- Irrégularités dans le déroulement de la campagne

Aucun partisan du non n’a été appelé à s’exprimer, pire, ils ont été réduits au silence par un matraquage étatique disproportionné. Selon des principes désormais bien fixés de notre droit électoral, l’implication de collectivités publiques dans une campagne est un motif d’invalidation immédiat du résultat.
Par ailleurs, il n’est pas abusif de dire que le vote a été acheté depuis des mois avec des subventions massives et des promesses d’avantages sociaux.

- Irrégularités dans les conditions de déroulement du vote

Les conditions même de surveillance des bureaux de vote n’ont pas été de nature à garantir un scrutin sans fraude; les bureaux de vote ont été entièrement contrôlés par les autorités françaises sans possibilités réelles pour les opposants au référendum de vérifier le bon déroulement du scrutin.

D’un point de vue de l’éthique, la France qui espère littéralement acheter un bout de territoire étranger, se discrédite moralement notamment aux yeux des pays pauvres. Personne n’est dupe sur les véritables motivations du vote « oui » qui ne reflètent pas une affection réelle pour la France mais le désir, compréhensible pour des miséreux, de bénéficier d’avantages matériels en échange du renoncement à leur culture. L’état de nécessité dans lequel a été obtenu ce consentement populaire le vicie totalement.

Quoiqu’en dise la propagande officielle, les Mahorais sont Comoriens et doivent le redevenir officiellement, quitte pour la France à apporter son aide à l’Etat des Comores. C’est là la seule la voie de l’honneur.

source: http://fr.altermedia.info

 

25 avril 1841
Mayotte, française par accident
 

L'île de Mayotte, dans le canal de Mozambique, est devenue française le 25 avril 1841 suite à une convention entre le sultan local et un officier de marine français.

Très pauvre, peuplée de plus de 200.000 habitants et encore régie par le droit coutumier coranique, l'île est en passe de devenir un département d'outre-mer après le référendum du 29 mars 2009.

Joseph Savès.
Mayotte, comorienne avant tout

Située dans l'archipel des Comores, Mayotte (374 km2) est en fait constituée de deux îles : Grande Terre et Petite Terre (ou Pamandzi), entourées d'un récif corallien et d'un lagon que l'on dit le plus beau du monde ! On la surnomme l'île au lagon ou encore l'île aux parfums, en raison de la présence en abondance de l'ylang-ylang, un arbre à fleurs jaunes utilisées en parfumerie.

Après plus d'un siècle de souveraineté française, rien n'a bougé sur l'île sinon que la population a crû très fortement, passant de 3.000 habitants en 1841 à plus de 200.000 au début du XXIe siècle, à quoi s'ajoute un grand nombre de Mahorais installés en métropole (le reste de l'archipel représente 2200 km2 et 700.000 habitants en 2005).

Les habitants de Mayotte, que rien ne distingue de leurs voisins des autres îles, parlent en très grande majorité une langue bantoue (africaine), le shimaoré. Les autres parlent un dialecte malgache, le shibouski. Le français demeure une langue d'importation comme en Afrique noire. Tous les habitants ou presque sont musulmans. Ils suivent le droit islamique appliqué par 22 cadis (juges) officiels. La polygamie est tolérée par la loi française mais interdite aux nouvelles générations nées après 1985. La production se réduit à quelques productions vivrières et les exportations, insignifiantes, à des clous de girofle et du parfum dérivé de l'ylang-ylang.

Une possession délaissée

Entre Madagascar et l'Afrique, les Comores, un archipel hors du temps, sont, au XIXe siècle, l'objet de luttes incessantes entre les chefs locaux, les «sultans batailleurs». Leur principale activité est dans le trafic d'esclaves à destination du Moyen-Orient.

Le sultan d'origine malgache Andriantsouli qui règne sur Mayotte, en bisbille avec son voisin de l'île d'Anjouan, appelle au secours un Français, le commandant Pierre Passot. Par le traité du 25 avril 1841, il cède son île à la France en contrepartie d'une indemnité de 1000 piastres !

C'est ainsi que Mayotte, alors peuplée de 3.000 habitants à peine entre dans le giron de la France. Jusqu'à la fin de l'époque coloniale, la présence française à Mayotte et aux Comores se ramène à très peu de chose, l'archipel n'ayant guère d'intérêt pour la métropole.

L'esclavage est néanmoins aboli à Mayotte dès le 9 décembre 1846, soit sous le règne de Louis-Philippe et avant le décret de Schoelcher. Il est vrai que l'abolition n'affecte ici les intérêts d'aucun planteur européen...

De proche en proche, les sultans voisins demandent à bénéficier du protectorat de la France et en 1887, l'ensemble de l'archipel (Mayotte, Anjouan, Grande Comore et Mohéli) devient colonie française.

Au XXe siècle, les Comores seront de fait gouvernées à partir de la colonie voisine de Madagascar. Surpeuplées, pauvres et sans ressources, elles n'intéressent guère l'administration coloniale. Isolées loin du golfe Persique et des grandes routes maritimes, elles n'ont d'autre part aucun intérêt géostratégique...

Maladresses parisiennes

Après la Seconde Guerre mondiale, Paris dissipe les espoirs des élites qui, aux Comores comme à Madagascar et même en Afrique noire, caressent l'espoir d'une intégration pleine et entière dans la République. Par une loi du 3 janvier 1968, quelques années après l'indépendance de ses colonies africaines, la France concède à l'archipel des Comores une large autonomie interne, prélude à l'indépendance. Mais dès lors, Paris accumule les maladresses en réveillant la rivalité entre les îles (*).

Ainsi la capitale administrative est-elle transférée de Dzaoudzi (Mayotte) à Moroni (Grande Comore). L'arrogance des nouveaux fonctionnaires ne tarde pas à indisposer les Mahorais. Pour ne rien arranger, le gouvernement français, conseillé par Jacques Foccart, parie sur un riche commerçant d'Anjouan, Ahmed Abdallah, pour diriger le pays après l'indépendance. On espère qu'il saura se montrer accommodant avec l'ancienne métropole. Mais l'homme, irascible et sans assise politique, fait peur aux Mahorais qui, pour s'en protéger, proclament leur «attachement indéfectible» à la France.

Le référendum décisif a lieu le 22 décembre 1974. Les Mahorais se prononcent à 63% contre l'indépendance et les autres Comoriens à 95% pour ! Le Parlement, embarrassé, décide de faire fi de la légalité internationale et exige que la future Constitution des Comores soit approuvée île par île. Le président Valéry Giscard d'Estaing ne s'y oppose pas.

Le 3 août 1975, Ahmed Abdallah est renversé. Trop tard pour changer le cours des choses. Le 8 février 1976, les habitants de Mayotte affirment par référendum à 99% leur volonté de rester dans le giron de la France.

Depuis lors, l'île est administrée par des fonctionnaires venus pour l'essentiel de métropole. Elle est toujours revendiquée par le gouvernement comorien qui a l'appui de la communauté internationale. Cela dit, les dissensions au sein des Comores et la quasi-sécession de l'île d'Anjouan rendent caduc le risque d'une mainmise des Comoriens sur Mayotte.

Les Mahorais n'ont pas pour autant retrouvé l'envie de quitter le cocon tricolore pour l'indépendance. Après s'être détachés du reste des Comores sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, ils ont enfin obtenu de se prononcer le 29 mars 2009 sur la transformation de leur collectivité en département d'outre-mer, à l'image des vieilles colonies de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et la Réunion.

Le défi mahorais

La départementalisation de Mayotte va nécessiter de la part des Français, dans les décennies à venir, des efforts humains et financiers considérables :

- administration de type colonial : fonctionnaires métropolitains avec primes et avantages matériels conséquents, méconnaissance de la langue française,
- principaux commerces aux mains de marchands indo-pakistanais,
- incompatibilité du droit coutumier coranique et de la loi française,
- niveau de vie très bas et absence de toute activité économique significative ; le déversement d'argent public sous forme de primes aux fonctionnaires et d'aides sociales rend illusoire toute activité de production et condamne Mayotte à l'assistanat permanent,
- forte pression migratoire en provenance des Comores, de Madagascar et de plus en plus de l'Afrique des Grands Lacs ; cette immigration est attisée par la prochaine introduction du RSA, revenu social d'insertion (on compte déjà, en 2009, à Mayotte plusieurs milliers d'enfants clandestins à la charge de la collectivité et dont la mère a péri dans un naufrage).

Il n'est pas interdit de penser que le cadeau empoisonné de Mayotte, 101e département français, apparaisse dans les prochaines décennies comme le legs le plus lourd de conséquences de la présidence Sarkozy...

Notons, à la veille du référendum, un aveu stupéfiant d'Yves Jégo concernant l'immigration clandestine : le secrétaire d'État à l'outre-mer espère «créer une union entre les Comores et Mayotte pour que ces questions de circulation des personnes soient régulées». Une façon de considérer que la réunification de l'archipel est à terme inéluctable, soit que Mayotte rejoigne l'Union des Comores, soit que celle-ci entre de facto dans la République française !

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Par olivier carer - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 novembre 2009
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Les années se succèdent et ce qu'on à l'habitude de qualifier de "célébration" de la Journée Maoré prend désormais l'allure d'un deuil!

"Célébration; selon les dictionnaires usuels : "action de célebrer une cérémonie, une fête"!
Certes, il convient plus que jamais d'affirmer que Mayotte est une terre comorienne, que ses habitants sont nos frères, nos parents, nos alter-ego!

Nous devons célébrer la mémoire de nos morts, des milliers d'enfants, de frères, de parents, d'époux et d'épouses que l'océan Indien a capturé ! Il serait juste qu'une stèle , quelque part sur notre terre affirme que nombreux des nôtres n'aient pas renoncé et reposent pour toujours sous cette terre mahoraise, et dans l'océan car la France si prompte à renvoyer les vivants n'a jamais osé renvoyer les morts qui ont abordé! Ainsi serait célébrés au delà des discours, notre patriotisme!

Nous devons célebrer l'âme comorienne qui se joue de cet océan et qui résonne au délà du lagon assassin!

Nous devons hélas aussi exprimer la peur qui soudain nous tenaille à la perception du renoncement qui a envahi notre classe politique et patriote!

"Un état, deux administrations "! Voilà que partout en Europe, on célèbre aussi la victoire d'une Nation qui a réussi à se reformer et abattre un mur impitoyable et aussi meurtrier que le sont notre océan, les vedettes et les radars français qui colonisent nos côtes mahoraises.

Depuis 33 ans, l'expérience allemande est reproduite dans notre territoire! oh certes, point de stasi, ni de parti policier qui écrasent les cerveaux, les rêves et les aspirations d'une nation inachevée. Tout aussi grave cependant est  l'inculpation de la haine, de la ségrégation, de l'ostracisme qui laissent à travers les générations des traces plus profondes. Alors que de chaque côté du mur allemand on "célébrait" la fierté de son identité , voilà qu'à Mayotte, on érige la négation de ses origines, de son appartenance, de sa spécificité , de ce qui fait l'identité comorienne, et qu'on veut créer de toute pièce une identité française qu'il est désormais de bon ton de définir.

L'identité française: "Liberté, Egalité, Fraternité".....celle qui à Mayotte oblige à renier ses parents, à renier sa langue, sa culture, à créer des sous hommes........Sans doute objectera-t-on que ce n'est pas notre débat!

Deux administrations! ou commence l'administration ? doit-elle s'attacher aussi à tordre les coeurs, à acculturer? il semble que les apprentis sorciers de la "location" ou"mise à disposition de l'île" n'aient pu à ce jour définir les contours de celle-ci ! S'agit-il simplement d'administrer une population, de lui garantir ses droits et ses devoirs, ou s'agit-il d'imposer un mode de société en rupture avec la culture, avec les racines, avec les traditions ?  S'agit-il de continuer à exploiter le mur naturel et les miradors politiques qui doivent garantir l'étanchéité entre les îles, ou de préparer le rassemblement d'un même peuple?

S'agit-il d'ériger un espace de prospérité relative pour destabiliser les aspirations nationales qui se feraient jour en face, de favoriser l'émergence d'aventuriers ambitieux et manipulés qui bacleraient l'avenir?

Les élites comoriennes ont menti, se sont joués de leur peuple, et parce que certains ont réussi à mettre dans leur bouche les slogans maladroits et inachevés patriotiques, il faudrait les croire: Il faudrait même en pleine période électorale leur donner un outil supplémentaire pour leur permettre de mentir d'avantage et déguiser leur renoncement en solution! Est ce que soudain, nos patriotes, encombrés d'un égo demesuré auraient décidé de confier les clés de la maison "Patrie" à ces menteurs, ces renégats?
Nos morts méritent-ils ainsi d'être passés à pertes et profits?

Les COMORES sont un état, et la France en est un ! au délà de la notion d'état, personne n'evoque celui de Nation! L'état comorien n'est qu'un aléa au service de quelques apprentis potentats, ce qu'il faut créer c'est la NATION comorienne, avec ce que cela implique:
  • Ensemble des êtres humains vivant dans un même territoire, ayant une communauté d'origine, d'histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et constituant une communauté politique.
  • Entité abstraite, collective et indivisible, distincte des individus qui la composent et titulaire de la souveraineté.

Le patriotisme, c'est ce qui fait la grandeur des citoyens, l'identité d'un peuple, c'est ce qui fait l'adhésion à un destin commun et la reconnaissance de ceux qui le partagent! Croit-on que deux administrations puissent être les catalyseurs  vers ce futur?

Les comoriens ont déjà accepté de se constituer en un état et quatre administrations insulaires! Ils ont déjà donné la réponse....et elle se réduit à un seul postulat: s'administer eux mêmes localement, avec leurs règles insulaires.....pourquoi faudrait-il confier l'administration d'une seule île à un pays tiers, et lui laisser carte blanche pour instaurer notre propre négation?

Par collectif - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 9 novembre 2009
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Les tenants de la thèse de Sambi : un pays, deux administrations ont mal appris leur histoire.
Que s'est il passé exactement lors de la décolonisation de ces deux métropoles ou région. L'occupant s'est retiré et a restitué à leurs autorités légitimes ces deux territoires.

Ces deux territoires sont dès lors passé sous souveraineté de la Chine, mais constituent des régions administratives spéciales.  Elles ont gagné une très large autonomie qui leur permet de conserver leur initiative économique , le contrôle de l'administration de leur territoire, de l'immigration pour HONG KONG ainsi qu'une monnaie spécifique. Elles s'administrent librement tout en dépendant pour leur defense, et leurs relations exterieures du gouvernement central de Pekin. Ce système est connu sous la dénomination : Un état: deux systèmes;  sous entendu 2 systèmes politiques, ce qui est bien différent de ce que propose SAMBI et les tenants de la formule :deux administrations.Il faut noter que les puissances occupantes: Portugal et Grande Bretagne n'ont plus aucune autorité sur ces anciennes possessions.

 Un pays, deux systèmes », ainsi que de « l'Administration de Macao pour le peuple de Macao » et de « Haut grade d'autonomie », profitant ainsi d'un régime spécial, similaire a celui de Hong-Kong, et par conséquent possède un haut degré d'autonomie, ce qui signifie en République populaire de Chine qu'ils gèrent tout, sauf leurs relations extérieures et la défense. La RPC a garanti le maintien de son système économico-financier et de ses spécificités pour au moins 50 ans, c'est-à-dire au moins jusqu'en 2049.

Or que proposent nos apprentis-sorciers? Ils proposent simplement à la France de continuer d'administrer MAYOTTE, c'est à dire de ne même pas lui accorder l'autonomie que la Constitution Comorienne accorde aux îles..et c'est le statut quo, et de prendre en charge socialement la population de MAYOTTE. On voit qu'il y a loin de la coupe aux lèvres.


On imagine qu'avant de proposer à SAMBI cette solution qui lui permet simplement de se débarasser de la question, il eut été judicieux de dessiner des contours à ce concept, et surtout d'obtenir l'autonomie de MAYOTTE, qui hélas, vient d'être proprement annexée par la FRANCE.

Il est possible que Mayotte , désormais région -département obtienne un jour un degré d'autonomie qui lui permette de se prendre en main, comme l'ont fait la CATALOGNE en Espagne ou le PAYS BASQUE, et comme certains commencent à le préconiser pour les Antilles Françaises,avant que de rejoindre l'entité étatique de l'Archipel. Mais cela passe par la volonté des mahorais de suppléer l'assistance à la responsabilité , et des comoriens à cesser les gabégies et l'irresponsabilité politique qui les caractérisent pour qu'enfin des propositions réalistes soient faites.
Quoi qu'il en soit, il ne saurait être question de donner à la France une légitimité à poursuivre ses mauvaises oeuvres pour quelques décennies en feignant de s'inspirer de précédents détournés.


« Un pays, deux systèmes » est une formule qui a été énoncée par Deng Xiaoping à propos du retour de Hong Kong à la Chine. Elle signifie que Hong Kong peut faire partie de la Chine sans qu'on y applique les mêmes règles politiques et économiques. Après le retour de Hong Kong à la Chine, ce slogan a aussi été utilisé pour d'autres territoires, notamment Macao et les zones économiques spéciales, voire Taiwan.

« Notre politique consiste à appliquer le principe dit "un État, deux systèmes" ; pour parler plus précisément, cela signifie qu'au sein de la République populaire de Chine, le milliard de Chinois habitant la partie continentale vit sous un régime socialiste, tandis que Hong Kong et Taiwan sont régis par un système capitaliste. Ces dernières années, la Chine s'est attachée à redresser les erreurs "de gauche" et a élaboré, dans tous les domaines, une politique qui tienne compte des conditions réelles. Cinq ans et demi d'efforts ont porté des fruits. C'est précisément dans cette conjoncture que nous avons avancé la formule "un État, deux systèmes" pour régler le problème de Hong Kong et de Taiwan. »

— Deng Xiaoping







Par nasal - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 1 octobre 2009
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